Mercredi 10 mars 2010 3 10 /03 /2010 06:44
Mgr Henri Brincard, évêque du Puy-en-Velay, chargé de la pastorale des pèlerinages sur les chemins de Saint-Jacques, fera partie d'une délégation d'évêques français, les 19 et 20 juillet prochains.

  • Le 4 mai 2009, à Roncevaux, l'archevêque de Saint-Jacques de Compostelle nous a confirmé son intention d'inviter les évêques français dont les diocèses sont traversés par le Camino francès, les 19 et 20 juillet 2010, à l'occasion du jubilé compostellan. Une délégation d'une quinzaine d'évêques, présidée par le Cardinal Ricard, archevêque de Bordeaux, sera donc à ces dates à Compostelle. Des jeunes, des groupes paroissiaux et divers pèlerins nous accompagneront. C'est une grande première de très heureux augure.
  • Chaque année, les évêques dont le diocèse est traversé par le Chemin se réunissent au cours de l'Assemblée plénière à Lourdes pour réfléchir et échanger sur la pastorale à mettre en œuvre ou à développer. Grande nouveauté en mai 2009 : onze évêques tant français qu'espagnols se sont rencontrés pour réfléchir sur le contenu d'une pastorale commune. Plusieurs points ont retenu notre attention, par exemple : 
    • L'approfondissement et l'actualisation de la dimension chrétienne du pèlerinage.
    • La nécessité de promouvoir dans un esprit évangélique l'accueil tout au long de la route.
    • L'importance de conjuguer foi et culture ; c'est-à-dire d'une part de développer la pratique de la prière, des sacrements et, d'autre part, de promouvoir des valeurs humaines et spirituelles vécues depuis des siècles sur les chemins de Saint-Jacques. Par exemple, la solidarité, l'amitié, un regard contemplatif sur une nature qui chante la gloire de Dieu...
Par Maximilien Bernard
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Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /2010 12:26

Lorsque l'avortement a été légalisé en 1975, le silence de la CEF a scandalisé les chrétiens. Comme l'écrit Simone Veil elle-même dans Une Vie :

 "Avec l'Eglise catholique, les choses se sont mieux déroulées que j'aurais pu le craindre. (...) je me suis entretenue avec le prélat en charge de ces problèmes au sein de la hiérarchie catholique. Il n'a pas tenté de me dissuader. Il exprimait le voeu que la liberté de conscience soit assurée dans la loi et que nul ne puisse obliger un médecin ou un soignant à pratiquer une IVG. Il est vrai qu'à cette époque, l'Eglise de France était très ouverte". (page 191)

"Pour en revenir au débat avec la hiérarchie catholique, j'ai souvenir d'une rencontre, à l'époque, avec des représentants du clergé régulier destinée à examiner le problème de leur protection sociale. La réunion s'est fort bien déroulée, dans une ambiance courtoise et positive. J'en ai tiré le sentiment que les communautés religiseuses étaient peut-être plus concernées par leur régime de sécurité sociale que par l'IVG". (page 191-192)

Hier, Roselyne Bachelot a annoncé de nouvelles mesures pour l'avortement : augmentation de près de 50% des forfaits versés aux établissements qui pratiquent les avortements dès 2010. Le gouvernement compte aussi améliorer l'accès à la contraception des femmes et des jeunes filles. Il envisage notamment de rembourser, par le biais de l'Assurance maladie, certains modes de contraception, comme les patchs et les anneaux.

Et le site de la CEF est toujours muet. Cette complicité par le silence est vraiment scandaleuse.

 

Addendum 21h25 : Constatant le silence assourdissant de nos évêques, le service de communication de la CEF a tenté de pallier au vide en copiant le communiqué du VIS (Vatican Information Service) de ce jour, dans lequel Mgr Migliore, observateur permanent du Saint-Siège à l'ONU, a condamné "la violence contre la femme que constituent l'avortement, l'infanticide ou l'abandon d'enfant". C'est mieux que rien.

Par Maximilien Bernard
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Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /2010 07:29

Dans un éditorial du 27 février, Mgr Michel Mouïsse, évêque de Périgueux et Sarlat, écrit :

m-copie-1"A-t-il disparu ? Personne n’en parle… ou si peu. C’est du péché dont il s’agit. Il est sous-estimé parce qu’il n’a plus de sens pour la plupart des hommes d’aujourd’hui. Et pour nous, catholiques, garde-t-il sa signification ? Croyons-nous qu’il existe dans notre propre vie des actes qui portent atteinte à Dieu, qui vont à l’encontre de son plan d’amour sur nous ? Mesurons-nous assez comment offenser un Père tout Amour comporte de gravité ? Et, dans l’ordre du mal, reconnaissons-nous que le premier péché, le péché suprême, c’est de Le délaisser, Lui, notre Père, de mener notre vie sans Lui et de ne pas chercher à accomplir avec amour Sa volonté ? Dieu ne risque-t-il pas de devenir un être vague et lointain auquel nous serions indifférents, comme s’Il n’existait pas ? Quelle ingratitude face à tant d’amour. Mais l’offense de nos frères est aussi grave. Car depuis ce jour où le Verbe s’est fait chair, où Jésus est devenu présent à tout homme, blesser quelqu’un, l’insulter, le mépriser, le tromper c’est offenser Dieu Lui-même. Depuis que nous le savons présent en nos cœurs, ne pas nous respecter, ne pas nous aimer nous-même, nous avilir, c’est l’offenser en nous.

De grâce, ne nous laissons pas endormir spirituellement sous l’effet de multiples chloroformes modernes. En ce temps de Carême, nous reconnaître pécheurs n’est pas nous diminuer, c’est au contraire nous rappeler notre grandeur : nous sommes Fils de Dieu et malgré nos limites, nos défaillances et nos faiblesses, nous voulons que ce Dieu Amour occupe la première place dans notre vie."

C'est assez rare pour être souligné. Le péché fait en effet partie des notions dont bon nombre d'épiscopes ne parlent plus.

Par Maximilien Bernard
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Lundi 8 mars 2010 1 08 /03 /2010 21:01
Interrogé à propos du "kiss in" organisé par les groupes de pression homosexuels devant la cathédrale Notre-Dame de Paris le dimanche 14 février, le cardinal André Vingt-Trois a déclaré au micro de Radio Notre-Dame qu'il condamnait la réaction des catholiques.

Plutôt que de se montrer indigné par l'action des militants homosexuels, qui venaient effectuer une provocation dans le but de faire passer leurs revendications (le mariage et l'adoption), il a préféré dénigrer les courageux catholiques (devenus "des groupes armés" et des "groupes de nervis" dans la bouche du cardinal !) qui ont refusé que les homosexuels viennent faire leur provocation devant la cathédrale.

Demain, quand les homosexuels viendront, comme ils viennent de le faire aux Pays-Bas, perturber la messe célébrée par le cardinal, que fera-t-il ?
Par Maximilien Bernard
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Lundi 8 mars 2010 1 08 /03 /2010 12:45

Lu dans Regnat, sous la plume de Jean-Jacques Leboeuf :

"Le 19 février, Mgr Michel Dubost s’est plaint sur le site de son diocèse de ce que l’Église de Morangis avait été profanée, et le Saint-Sacrement, Jésus, piétiné. Nous nous étonnons de ce que l’évêque se scandalise qu’on ne respecte ni les églises ni la Présence réelle qui en est le coeur, les rendant saintes et sacrées, puisque lui-même, comme tant d’autres, depuis des lunes (le Bon Dieu est bien patient ! Mais pour combien de temps encore ?), et pour ne parler que de cela, distribue la Communion dans la main, acceptant ainsi de voir le Corps du Christ, tout entier présent dans la moindre parcelle du pain consacré, tomber à terre et être foulé aux pieds

Allons, soyons sérieux ! Lorsque Mgr Dubost et ses confrères accepteront enfin de suivre l’exemple de notre Saint Père donnant la Communion à des gens qui la reçoivent à genoux et sur la langue, ils auront le droit de se scandaliser de voir le Saint-Sacrement profané ! En attendant, ils continueront à récolter ce qu’ils sèment : outrages, sacrilèges et indifférences commis contre Jésus-Eucharistie, à commencer par le fait que les prêtres ne savent plus venir L’y adorer publiquement et quotidiennement. «Lorsque le sel a perdu sa saveur, avec quoi le salera-t-on ? Il n’est plus bon à rien. On le jette dehors, et les gens le piétinent

Voilà ce que l’Église est devenue, elle qui est le Corps du Christ : elle est méprisée partout parce que, d’abord dans la personne de ses chefs, eux qui devraient être « le sel de la terre», elle est devenue « un cloaque d’impureté », comme le disait Marie à La Salette. Il est grand temps d’organiser des cérémonies de réparation et de pénitence publique pour demander pardon de nos péchés et la grâce d’être habités par l’amour vivant et brûlant de notre grand Dieu et Sauveur, trois fois saint, qui daigne, jour et nuit, habiter, si seul, au tabernacle de nos églises."

Par Maximilien Bernard
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Lundi 8 mars 2010 1 08 /03 /2010 06:55
Par Maximilien Bernard
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Dimanche 7 mars 2010 7 07 /03 /2010 08:29

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C’est un peu avant le milieu du IVème siècle qu’apparut pour la première fois dans l’histoire le nom d’un évêque de Langres, Saint Didier, présent au concile de Sardique en 343.


Le territoire du diocèse de Langres correspond à celui du département de la Haute-Marne. Très rural, il ne compte que deux villes entre 25 000 et 30 000 habitants, Chaumont et St-Dizier, puis Langres (9000 hab.). Les 500 communes et communes associées (souvent moins de 100 habitants) ont été regroupées depuis 1998 en 31 paroisses (contre 445). Chacune est animée par un curé et une équipe de coordination paroissiale, nommés par l'Evêque. Elles sont organisées en 10 doyennés et 3 zones correspondant à peu près aux trois arrondissements.

Le siège épiscopal demeure à Langres (photo : cathédrale St-Mammès à Langres © OTSI Pays de Langres - photo : Jean-François Feutriez), mais l'Evêque et ses services résident à Chaumont. Pour un certain nombre d'activités, le diocèse collabore de plus en plus avec le diocèse voisin de Troyes. A croire que, lors d'un prochain remaniement, le diocèse de Langres disparaitrait, aspiré par son voisin. Il faut avouer qu'il est plutôt sinistré. Pour 194 768 habitants, le diocèse compte 43 prêtres en activité. Seulement 14 ont moins de 60 ans. Il y avait encore 3 séminaristes en 2009.

Mgr Philippe Gueneley
, né le 9 novembre 1938, est depuis 2000, le 119ème évêque du diocèse de Langres. Il est membre de la commission épiscopale pour la liturgie et la pastorale sacramentelle. Il aurait tenu des propos scandaleux à l'égard de ses confrères, montrant qu'il y a une minorité manipulatrice au sein de la CEF.

Après le fameux discours du Pape aux évêques, lors de son voyage à Lourdes, Mgr Gueneley avait déclaré :

"J'ai apprécié les encouragements de mon frère dans l'épiscopat, évêque de Rome, premier parmi ses pairs, à ce que nous poursuivions notre mission surtout spirituelle pour aider les fidèles à faire de leur vie une offrande à Dieu. "

"Nous n'avons pas eu de reproche mais nous avons eu un encouragement à poursuivre notre travail".

Pourtant, dans le diocèse de Langres, aucune messe selon la forme extraordinaire n'est autorisée par Mgr Gueneley.  Seule une messe est célébrée par un prêtre  de la FSSPX dans l'ancien Couvent des Annonciades Célestes de Joinville.

Par Maximilien Bernard
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Samedi 6 mars 2010 6 06 /03 /2010 14:19

Lu sur le site du diocèse d'Orléans (via le FC):

"Elections régionales, comprendre pour choisir
Une rencontre-débat est organisée par plusieurs associations en vue des élections de mars 2010, où les citoyens français seront appelés à élire leurs représentants dans les conseils régionaux : le 7 mars 2010 de 14h30 à 17h Salle Roger Salengro à Châlette sur Loing
Une rencontre pour s'informer, débattre, échanger sur les "régions" !
Micheline Prahecq, conseillère régionale et conseillère générale du Loiret sera présente pour nous aider à comprendre les enjeux de cette élection."

Micheline Prahecq est membre du Parti socialiste. Sur son blog, elle soutient le Planning familial, connu pour son militantisme en faveur de l'avortement.

Qu'en pense Mgr Fort ?

Par Maximilien Bernard
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Samedi 6 mars 2010 6 06 /03 /2010 12:09
Par Maximilien Bernard
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Samedi 6 mars 2010 6 06 /03 /2010 06:43
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Par Maximilien Bernard
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Vendredi 5 mars 2010 5 05 /03 /2010 12:02

Extrait du communiqué de Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, suite à la tempête Xynthia :

"Je voudrais aussi redire à tous combien le Christ est la seule et véritable espérance malgré nos épreuves et nos doutes. Plus fort que la mort, Il nous rejoint dans nos tribulations et ouvre nos cœurs à la Lumière."

Par Maximilien Bernard
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Vendredi 5 mars 2010 5 05 /03 /2010 06:43
Le Père Pierre-Joseph Villette, vicaire général du Conseil épiscopal, déplore l'attaque de certains prêtres contre Mgr Cattenoz :
  • "Ces prêtres lui reprochent le manque de dialogue et d'écoute. Pourtant, depuis plusieurs mois, il a multiplié les invitations à les rencontrer ainsi que les réunions d'informations sur les différentes questions concernant le diocèse.
Concernant la "soif d'argent" évoquée par les prêtres frondeurs, il précise que
  • "le déficit financier du diocèse est dû à des placements financiers qui, en ce temps de crise, ont plombé les comptes du diocèse. En rendre responsable le soi disant train de vie de l'évêque est tout simplement de la calomnie. Beaucoup de catholiques et de non catholiques sont consternés. Ils sont blessés profondément. Nous en appelons à la raison et nous souhaitons qu'un dialogue en vérité permette de sortir de cette situation regrettable pour tous."
On peut lire l'entretien dans son intégralité. De toute évidence, Mgr Jean-Pierre Cattenoz a gagné la partie contre ces prêtres qui demandaient sa démission. C'est une leçon : un évêque qui veut réformer son diocèse dans le but de le recatholiciser peut réussir à renverser le blocage hérité des années post-conciliaires. Gouverner implique de faire preuve d'une certaine fermeté. Comme l'affirme le vicaire :

"Ecoutez, le père Cattenoz sait ce qu'il veut, il est vigoureux, un peu carré mais en ces temps où tout fout le camp, il n'y a qu'à voir dans l'Education nationale, c'est bien d'avoir un peu d'autorité."

Ajoutons que ces courageux prêtres anonymes ne sont que 3, un peu aigris par la reprise en main, peut-être un peu brutale, mais certainement nécessaire, de Mgr Cattenoz. Ils avaient appelé à une "grève du denier de l'Eglise". Résultat : la récolte de 2009 dépasse de 30 000 € celle de 2008 ! Mais le problème pour Mgr Cattenoz, c'est que ces 3 prêtres sont instrumentalisés.

Alex et Maud Lauriot-Prévost, qui exercent depuis six ans la mission de délégués épiscopaux à la pastorale conjugale et familiale du diocèse d’Avignon, expriment leur ras-le-bol des attaques proférées contre leur évêque :

"loin de se soumettre — enfin — à la décision de l’Église au travers de son ministre suprême, les opposants ne désarment pas et transforment la crise en scandale : ayant épuisé tout recours, ils reviennent aux basses œuvres médiatiques. C’est ainsi que pour marquer l’entrée en carême, paraît un article dans La Croix donnant la part belle aux citations d’un prêtre «sous couvert d’anonymat»".

Le fait que La Croix entre dans la danse anti-Cattenoz est significatif. Le quotidien officieux de la CEF a-t-il reçu des instructions pour contribuer à la déstabilisation de celui qui a osé remettre en cause le pseudo-dogme de l'école sous contrat ?

Un site internet a été ouvert pour soutenir l'archevêque.
Par Maximilien Bernard
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Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /2010 19:28
Cette après-midi, Mgr Alain Castet, évêque de Luçon, a célébré une messe d'obsèques de 3 victimes de la tempête (sur les 53), en présence de François Fillon, Premier ministre, Philippe de Villiers, président du Conseil général., et de plus de 2500 personnes. Lors de son homélie, il a notamment déclaré :
  • x.jpg"La communauté chrétienne ne vit pas à l’écart des autres hommes. Comme eux, dans le malheur, dans l’épreuve, atteinte par cette souffrance qui mine le fond de l’être, elle interroge son créateur, comme au jour du Vendredi Saint : «Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné» Le cri de Marie, la soeur de Lazare mêlant confiance et angoisse, devient le sien : «Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort ». La force du mystère d’iniquité, la puissance du mal qui survient et terrasse, ébranle jusqu’à faire naître ce cri de révolte qui est le signe d’une humanité blessée. «Si tu avais été là !» «Où est-il ce Dieu qui permet l’inacceptable ?»
  • Aujourd’hui, Jésus se rend chez des amis. Lazare, l’un de ses proches, vient de mourir. Par ses paroles, ses attitudes et ses actes, le Seigneur nous révèle le visage d’un Dieu humain, d’un Dieu qui sait compatir, d’un Dieu blessé par l’injustice de la mort de l’être aimé. Le Dieu des Chrétiens n’est pas un Dieu froid et lointain dont l’absence ou l’irritation permettrait les détresses. Il demeure à nos côtés, victime lui-même du mal jusqu’à subir l’injustice et le supplice de la croix. Devant le tombeau de Lazare, Jésus est «bouleversé d’une émotion profonde» qui s’exprime dans les larmes. Aujourd’hui, nous entrons dans son intimité, Il entre dans la nôtre, proche compagnon de nos détresses. Il est l’icône d’un Dieu qui écoute, s’émeut et comprend. Repris par l’émotion, à l’entrée du tombeau, Il révèle un Dieu qui aime jusqu’à ne pas laisser le dernier mot à la mort. Il n’accepte pas sa loi implacable. La mort n’est pas une fatalité. Tel est le sens de cette parole forte, proférée avec autorité : «Lazare, Viens dehors !» Cette parole est adressée à chacun et à chacune d’entre nous, avant de l’être à l’ami qui se relève. A chacun le Seigneur dit : «Viens dehors !», ne reste pas dans les ténèbres de la mort et de la crainte, « viens dehors ! », la vie est toujours victorieuse. Si nous acceptons cette parole, les liens de la peur qui nous retiennent se brisent et l’espérance nous illumine, révélant par delà l’épreuve, la justesse de ce verset du livre des Lamentations : «Les bontés du Seigneur ne sont pas épuisées, ses miséricordes ne sont pas finies.»
  • Ainsi, au coeur du carême se profile déjà le triomphe de Pâques, une nuit de Lumière qui vient transfigurer la nuit de ténèbres que nous avons vécue. Alors en ce jour, à la lumière des cierges résonnera le chant de l’Exultet: « ô nuit dont il est écrit : « La nuit comme le jour illumine, la ténèbre autour de moi devient lumière pour ma joie » (Ps 138,12)… Ô nuit bienheureuse, où se rejoignent le ciel et la terre, où s’unissent l’homme et Dieu. »
  • Frères et soeurs, chères familles éprouvées par le deuil et la séparation, après les bouleversements légitimes, un horizon nouveau s’ouvre à nous, laissant entrevoir la certitude d’une rencontre nouvelle par delà le seuil éprouvant de la mort. Telle est la foi des chrétiens, telle est l’espérance qu’ils proclament. Cette espérance est la force et la grandeur des saints."
Par Maximilien Bernard
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Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /2010 12:29

Le sujet fâche dans les évêchés : nos évêques, si prompts à cultiver le dialogue avec les musulmans, les juifs et les protestants, cultivent, pour la plupart, une ignorance à l'égard des prêtres de la Fraternité sacerdotale saint Pie X. Certes, certains acceptent néanmoins de les rencontrer, souvent de façon fort courtoise, mais il ne faut surtout pas que cela se sache (ni photo, ni communiqué). Certes, Rome s'occupe activement de leur cas. Mais Rome discute aussi avec les protestants et les orthodoxes. Alors pourquoi nos évêques refusent-ils un dialogue officiel avec les prêtres de la FSSPX installés dans leur diocèse ? Le pape leur avait pourtant dit à Lourdes : "nul n'est de trop dans l'Eglise".

c-copie-3 L'abbé de Cacqueray, supérieur du district de France de la FSSPX (qui a récemment déjeuné avec le cardinal Ricard, archevêque de Bordeaux), vient de jeter un pavé dans la mare pseudo-oecuménique :

"L’évêque, en grec Eπίσκοπος, est celui «qui surveille», celui qui veille à ce que la Foi soit défendue à travers son diocèse, que les erreurs objectives ne s’y diffusent pas au détriment de la vérité révélée par Jésus Christ, Notre Seigneur, le Fils de Dieu. L’évêque est donc gardien de la Foi. [...] Aujourd’hui, nos évêques se taisent quand le Christ est attaqué. À notre égard, ils maintiennent les églises fermées. Parallèlement, ils inaugurent des mosquées. Ils concélèbrent avec des pasteurs. Ils diplôment les imams et font prêcher les rabbins dans leurs cathédrales. En un mot, ils confortent les âmes dans leur éloignement au Christ et à l’Église qu’Il a fondée. [...]

Noyant le catholicisme dans une cohabitation avec les autres religions qui laissent les âmes dans l’ignorance de l’amour du Christ, ils se fondent eux-mêmes dans un syndicat de défense des cultes. Ils n’hésitent plus à voler au secours de la burqa et semblent plus soucieux de fêter « un bon Ramadan » aux dignitaires de l’Islam que de faire connaître et observer le Carême à leurs ouailles : [...]

- Le 25 janvier 2010, l’Institut catholique de Paris [...] a décerné le diplôme « interculturalité, laïcité et religions » à plusieurs imams [...]

- Le 8 février, Mgr Dominique Lebrun, évêque de Saint-Étienne, se rendait à la mosquée afin de s’excuser auprès des Musulmans pour ceux qui craignent l’avancée de l’Islam. À la suite de Mgr Hippolyte Simon, archevêque de Clermont-Ferrand, ou de Mgr Jean-Luc Bouilleret, évêque d’Amiens, qui avaient participé à la pose de la première pierre des grandes mosquées de leur ville [...] De son côté, Mgr Étienne Uberall, vicaire épiscopal du diocèse de Strasbourg, indiquait récemment à la télévision régionale qu’il était favorable à l’enseignement de l’Islam dans les établissements scolaires de sa région. [...]

- Le 14 mars prochain, le rabbin Rivon Krygier prononcera l’une des six conférences de carême sous la voûte de la cathédrale Notre-Dame, à l’invitation du cardinal archevêque de Paris, Mgr André Vingt-Trois. Ainsi ce temps de pénitence qui est sensé conduire les âmes à suivre le Christ dans sa Passion et à les préparer à sa glorieuse Résurrection verra-t-il prêcher dans un haut lieu sacré un responsable d’une religion qui nie précisément la divinité du Fils de Dieu et le miracle de Pâques. [...]

Il faut le reconnaître, sur le chemin de l’œcuménisme et du dialogue interreligieux, la situation de l’Église de France s’aggrave."

Par Maximilien Bernard
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Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /2010 06:29

n-copie-6Mgr Jacques Noyer est évêque émérite d'AmiensNous avons déjà eu l'occasion de l'évoquer. Récemment, il a même soutenu le groupuscule Comité de la jupe... Dans Témoignage chrétien, il vient de commettre un article sur ce que l'on peut appeler l'affaire Fisichella.

Mgr Schooyans
a récemment condamné dans un article la fausse compassion dont s'est rendu coupable le président de l'Académie pontificale pour la vie sur l'affaire de Recife, suite à laquelle il avait laissé croire que l'Eglise autorisait l'avortement thérapeutique. Informé de ce scandale, le Pape avait demandé une note rectificative à la Congrégation pour la doctrine de la foi. Ce qui fut fait. Mais Mgr Fisichella a toujours refusé de reconnaître son erreur. C'est pourquoi, une partie non négligeable de l'APV demande aujourd'hui sa démission. Signe du trouble : pour la première fois, la réunion plénière de l'APV s'est déroulée à huis-clos. Dans son discours prononcé pour l'occasion, le Pape a confirmé les propos de Mgr Schooyans en déclarant que "Il est donc nécessaire de répéter fermement qu'il n'existe pas de compréhension de la dignité humaine qui soit liée uniquement à des éléments extérieurs tels que les progrès de la science, la formation progressive de la vie humaine ou la pitié facile face à des situations extrêmes".

Contre le pape, Mgr Noyer prend donc le parti de Mgr Fisichella, car, il l'a bien compris, c'est l'occasion de légitimer l'avortement thérapeutique :

"Pour ma part, je n’hésite pas. La Compassion est la première mission de l’Église. [...] Sans doute y a-t-il une Vérité qu’il faut chercher, un Bien qu’il faut vouloir. Nous pouvons nous entraider pour nous en approcher ensemble. Mais l’appel et le choix de Jésus donnent-ils aux successeurs des Apôtres le pouvoir de définir la Vérité et de déterminer le Bien en s’appropriant la Raison et la Sagesse ?"

Par Maximilien Bernard
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