Lundi 1 mars 2010 1 01 /03 /2010 16:17

Mgr Centène est interrogé dans Ouest-France :

"Monseigneur Raymond Centène, combien de prêtres africains sont, actuellement, en paroisse dans le Morbihan ?

Ils sont neuf : les recteurs de Cléguérec, Saint-Avé, Plescop, Saint-Jean-Brévelay et Crach. Et puis des vicaires à Ploërmel, Malestroit, Quiberon et Lorient. Leur nombre a augmenté par rapport aux années précédentes. C'est lié à la tradition missionnaire du Morbihan, à la diminution du nombre de prêtres en France et à la dimension universelle de l'Église. Ces prêtres africains sont des fidei donum. Ces deux mots latins figurent en tête de l'encyclique du 21 avril 1957 de Pie XII. Ils signifient partage des prêtres entre les régions où il y en a beaucoup et celles où il y en a moins.

Quelle est la durée de leur mission en France ?


Ils sont là pour trois années renouvelables. Ce sont des prêtres jeunes. L'Afrique est un continent jeune. Ils dynamisent notre liturgie qui a, il faut bien l'avouer, un petit côté formaliste. Ils rendent l'Eucharistie festive.


[...]

En dehors des Africains, le diocèse de Vannes accueille-t-il d'autres nationalités ?


Nous avons un prêtre polonais à Guémené-sur-Scorff. Et des séminaristes vietnamiens en formation à Rennes, en paroisse à Pontivy et Auray."

[via Le Salon Beige)

Par Maximilien Bernard
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Lundi 1 mars 2010 1 01 /03 /2010 07:12
Mgr Jean-Pierre Batut, évêque auxiliaire de Lyon, a été chargé par le cardinal Barbarin de superviser la maison Sainte-Blandine. Elle accueillera pour un an à partir de la rentrée de septembre 2010 des jeunes attachés à la forme extraordinaire du rite romain, et qui souhaitent discerner une vocation de prêtre diocésain. Mgr Batut a été interrogé par Famille chrétienne :
  • b.JPGPlus qu’une année de propédeutique - plutôt tournée vers l’enseignement -, il s’agira d’une année de fondation spirituelle. C’est un peu analogue à une année de noviciat, chez les religieux. Elle a pour but de s’assurer de l’appel de Dieu et des fondements spirituels pour y répondre. Elle comprendra donc trois « piliers » : la vie avec d’autres qui se posent les mêmes questions, sous la conduite d’un supérieur, une grande retraite d’un mois, selon les exercices de Saint-Ignace ou sous une autre forme, et une expérience forte au contact des plus pauvres.
  • Quelles en seront les particularités ?
  • Tout d’abord, ce sont ceux à qui elle s’adresse : il s’agit des candidats au sacerdoce qui ont grandi dans la liturgie tridentine, ou qui ont découvert la foi grâce à elle, et souhaitent qu’elle ait une place dans leur formation et dans leur futur ministère. Cette demande est légitime parce que la forme extraordinaire de l’unique rite romain a sa place dans la vie de l’Eglise, et donc dans la formation des futurs prêtres. Cela entraîne des spécificités dans leur formation : en plus des trois piliers évoqués, il faut que les besoins particuliers de leur futur ministère soit assurés. Par exemple, la liturgie tridentine fait une part importante au chant grégorien, même si la formation au grégorien a du sens aussi dans les autres séminaires. Dernière particularité, importante, cette année s’adresse à des futurs prêtres diocésains. Les candidats seront présentés par leur évêque. Cela souligne dès le début qu’ils ne sont pas candidats à être diocésains abstraitement, hors de tout lien avec une Église diocésaine.
  • Cette année est-elle destinée à devenir un séminaire ?
  • Ce n’est pas le projet. Il est très important que les membres d’un presbyterium diocésain reçoivent une formation commune. On peut dire que les jeunes issus de la maison Sainte-Blandine seront un peu comme les prêtres de l’Emmanuel, qui sont membres d’une communauté, ont leur spécificité, mais en même temps suivent la même formation que les autres futurs prêtres de leur diocèse.
  • Peut-on être pleinement diocésain tout en étant attaché à la liturgie tridentine ?
  • Non seulement on le peut, mais c’est nécessaire. Comme la forme extraordinaire a tout à fait sa légitimité, on aura besoin de prêtres pour la célébrer, sans exclusive. « Extraordinaire » ne veut pas dire « exclusif ». De même que l’évêque a besoin de prêtres qui soient formés en bioéthique ou qui sachent s’occuper de jeunes, de même, il a besoin de prêtres qui sachent célébrer la liturgie dans la forme extraordinaire, pour que tous les fidèles qui y sont légitimement attachés puissent y avoir accès.
  • Ces prêtres remplaceront-ils ceux des Instituts Ecclesia Dei ? Ceux-ci sont-ils encore légitimes aujourd’hui ?
  • Tout ce qui est reconnu par l’Eglise est légitime, donc la question ne se pose pas. Mais aujourd’hui, un jeune qui pense être appelé au sacerdoce et qui souhaite célébrer un jour la messe sous les deux formes est obligé de choisir entre une formation Ecclesia Dei, où habituellement est pratiquée la seule forme extraordinaire, et une formation classique, où habituellement est pratiquée la seule forme ordinaire. Avec l’année Sainte-Blandine s’ouvre une troisième voie, qui permet de discerner une vocation diocésaine en mettant la question liturgique à sa vraie place. Un certain nombre de prêtres ont quitté telle ou telle communauté Ecclesia Dei pour rejoindre les diocèses, parce qu’ils avaient découvert, une fois devenus prêtres, que la liturgie ne justifiait pas l’appartenance à une fraternité de prêtres particulière : c’étaient en réalité des hommes qui avaient tout simplement une vocation diocésaine, mais que les controverses sur la liturgie avaient troublés au point de leur faire penser qu’ils ne pourraient vivre leur spécificité qu’en renonçant à être des diocésains comme les autres. Depuis le Motu proprio de Benoît XVI, les choses peuvent se faire beaucoup plus simplement, en se mettant directement à la disposition de son évêque. J’en suis heureux, car j’ai toujours pensé que ce sont les prêtres diocésains qui réévangéliseront notre pays, et qu’être prêtre diocésain est la plus belle des vocations."
Par Maximilien Bernard
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Dimanche 28 février 2010 7 28 /02 /2010 08:57
g-copie-2.jpg L’édition 2010 du « Guide de l’Église catholique en France » est paru. Il rappelle que 9 évêques ont été nommés en France en 2009. Après une présentation des diocèses (biographies des évêques, coordonnées) et des mouvements et associations de fidèles laïcs, ces 300 pages proposent un organigramme de l’Assemblée plénière des évêques de France avec la composition du Conseil permanent, des huit commissions épiscopales, des neuf conseils et des onze services nationaux.

Ce guide se félicite de l'augmentation de la récolte du denier du culte. Quant à savoir à quoi il est utilisé, c'est une autre paire de manche. On pense notamment à la SCI Breteuil, le siège de la CEF, pour laquelle 40 diocèses ont mis la main à la poche, dans une opération dont Mgr Stanislas Lalanne a le secret. On ignore par exemple le nombre de licenciements opérés par Mgr Antoine Herouard, secrétaire de la CEF, depuis deux ans. On ignore si le fonctionnement interne a été révisé, depuis le détournement de fond qui a eu lieu il y a un an environ concernant la coquette somme de 300 000€. C'est la banque qui avait donné l'alerte. Seule une comptable adjointe a été sanctionnée. Dans la perspective des visites ad limina dont la date sera sans doute annoncée à l'assemblée plénière, une visite canonique au secrétariat général de l'épiscopat ne serait sans doute pas de trop.

On apprend que le Service de la pastorale liturgique et sacramentelle est désormais dirigé par le père Jacques Rideau. Diffusera-t-il, comme l'a demandé Rome, un DVD sur la forme extraordinaire du rite romain ?


Point très noir : ce guide confirme que le nombre de séminaristes et d’ordinations continue de diminuer. Mais il n'aborde pas un sujet tabou : le nombre de jeunes prêtres qui quittent le ministère au bout de quelques années. Il se murmure que, toutes proportions gardées, le quota de désertion est proportionnellement le même que dans les années 70 !

Par Maximilien Bernard
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Samedi 27 février 2010 6 27 /02 /2010 12:10
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Il s'agit de Monseigneur Kratz, évêque auxiliaire de Strasbourg, célébrant les confirmations en la paroisse de La Croix Gorieuse le 31 janvier.
Par Maximilien Bernard
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Samedi 27 février 2010 6 27 /02 /2010 07:19
c-copie-2.jpgL'archevêque de Clermont-Ferrand, Mgr Hippolyte Simon, a lancé une fameuse initiative : le sacrement de confirmation, que doivent recevoir 750 personnes le 23 mai, sera donné dans le Zénith d'Auvergne. La cathédrale de Clermont doit être devenue un simple musée. Ce sera la seule cérémonie de confirmation de l'année pour tout le diocèse. En raison des places limitées, chaque paroisse ne pourra envoyer qu'une délégation de 15 personnes. Chaque famille recevra 7 billets d'entrée par confirmand. Tant pis pour les familles nombreuses !

s.jpgDans le courrier joint (source 1 et source 2), on peut lire avec attention que l'archevêque se soucie plus de la préparation matérielle de l'évènement - et notamment du nombre de places - que de la préparation spirituelle... C'est le même évêque qui proclame qu'il faut accueillir les immigrés, sans tenir compte des capacités d'accueil du pays. Mais pour une cérémonie catholique, les places sont limitées ! Bienvenue dans la réalité.
Par Maximilien Bernard
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Vendredi 26 février 2010 5 26 /02 /2010 14:54

Le communiqué de Mgr Dubost, qui s'en prend au silence des pouvoirs publics, des politiques, de la presse et de l’opinion publique sur les profanations antichrétiennes semble libérer la parole. Mgr Bernard Podvin, le porte-parole de la Conférence épiscopale, d'habitude si caressant à l'égard des autorités au nom d'une "laïcité apaisée", interrogé par Famille chrétienne, déclare en effet :

"Je crois que sa réaction a été très appréciée par les évêques. Ceux qui en ont pris connaissance ont trouvé qu’il s’agissait d’une manière saine de rappeler la nécessité de respecter tous les cultes. C’est une colère constructive, comme Mgr Dubost en est capable. Il est normal que nous posions une exigence dans la reconnaissance de notre dignité. [...]

Mais j’ai le sentiment que la société française entretient une passivité culturelle, un sentiment d’habitude par rapport au christianisme. Son imprégnation dans la société fait que nous avons été amenés à être réactifs quand étaient atteintes les autres religions, ce qui est une très bonne chose. Mgr Dubost a d’ailleurs dit dans son communiqué qu’il se réjouissait que les atteintes envers les juifs et les musulmans soient condamnées. Le problème n’est pas entre les religions, mais plutôt dans une sorte de banalisation des violences envers le christianisme. Je crois qu’il reste des miasmes d’une gestion conflictuelle de la laïcité. La société a beaucoup de mal à reconsidérer le christianisme dans sa dignité, et fait preuve d’ingratitude envers lui. Et ce qui est vrai pour les agressions dénoncées par Mgr Dubost me semble repérable, aussi, dans le traitement que font les médias du christianisme.

S’il pouvait seulement y avoir une équité dans les réactions publiques, ce serait déjà énorme ! Mgr Dubost ne demande rien d’autre, quand il évoque le « silence étourdissant » qui entoure les profanations d’églises. On a cru que le christianisme faisait partie des meubles, qu’il n’avait pas besoin d’être défendu, mais ce n’est pas vrai. Les catholiques ont un droit au respect, à l’expression, à l’image. C’est aussi cela, le respect de la liberté religieuse."

Il me semble que cette remise en cause de la laïcité apaisée est une grande première. La critique des autorités publiques et du traitement médiatique réservé aux catholiques est également inhabituel. Il faut le souligner. Il révèle que l'Eglise en France peut se réveiller. Et si elle le fait à propos des profanations d'églises, elle peut aussi le faire à propos de la culture de mort. On attend toujours une réaction de la CEF aux dernières propositions de Roselyne Bachelot, de même que l'on attend une critique du rapport de la commission parlementaire sur la bioéthique.

Par Maximilien Bernard
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Vendredi 26 février 2010 5 26 /02 /2010 12:35

L'évêque de Limoges a célébré vendredi 19 février une messe dans l'église de la Nativité de la Vierge, à Glénic, à l'occasion de sa réouverture. le maire Jean-Claude Chevalieras a déclaré :

  • "Cinq campagnes de travaux auront été nécessaires, de 1995 à 2009, pour maintenir l'église en état de conservation et pour la mettre en valeur tout en préservant son authenticité".
L'église était fermée depuis 2001.
Par Maximilien Bernard
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Vendredi 26 février 2010 5 26 /02 /2010 06:56
Les évêques de France d'aujourd'hui héritent d'une situation bien difficile : non seulement ils doivent se consacrer au problème des vocations, de l'enseignement de la foi, de la nouvelle évangélisation, notamment à l'égard des musulmans, ce qui n'est pas une mince affaire, mais en plus, comme si les choses n'étaient pas assez difficiles, ils doivent bien souvent gouverner leur diocèse contre leur propre presbyterium.
c-copie-1.jpg

C'est un peu ce qui se passe dans le diocèse d'Avignon, où Mgr Jean-Pierre Cattenoz, qui s'est fait connaître dans sa lutte pour l'école catholique, et qui accueille des initiatives pro-vie (Mgr Cattenoz fait partie des évêques qui souhaitent venir à la marche nationale pour la vie en janvier à Paris et qui n'osent pas en raison de l'hostilité de l'archevêque), doit faire face, depuis plus d'un an, à la fronde d'une partie de ses prêtres. Les plus anciens ont démissionné et des critiques publiques ont tenté de déstabiliser l'archevêque. Chargé d'une médiation, l'archevêque de Marseille, Mgr Georges Pontier, a reçu les démissionnaires en février 2009. Puis en mai, des prêtres ont rencontré le nonce apostolique à Paris. D'autres prêtres ont rencontré son successeur en début d'année. En mai 2009, les prêtres avaient aussi rencontré Mgr Vingt-Trois. Le 10 décembre 2009, le cardinal Giovanni Battista Re, préfet de la Congrégation pour les évêques, a reçu Mgr Cattenoz, puis c'est au pape, le 15 janvier, que Mgr Cattenoz a rendu compte de ses difficultés. Rentré dans son diocèse, les choses ne semblent pas se calmer pour autant. Toutefois, fort du soutien du Pape, Mgr Cattenoz a écrit une lettre à ses prêtres le 28 janvier, dans laquelle il écrit :

"Je ne vois pas comment un prêtre ou un diacre pourrait vivre son ministère sans avoir à cœur de témoigner coûte que coûte de la charité du Christ [...] Désormais que l'Église a parlé par la bouche de Pierre, ne pas œuvrer pour la communion serait grave en raison des conséquences pour l'ensemble de notre Église et du scandale d'un tel comportement face à notre monde".

C'est le drame de ce genre d'évêque : soit, comme Mgr Centène, il s'entoure de prêtres fidèles à la pastorale de l'enfouissement des années 70, et petit à petit, il tente de réformer son diocèse, au risque de se laisser déborder, soit, comme ici, il impose sa volonté contre son entourage, car il n'y a plus le temps d'attendre. N'hésitons pas à prier pour lui.
Par Maximilien Bernard
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Jeudi 25 février 2010 4 25 /02 /2010 12:14
Nos confrères de Summorum Pontificum Observatus publient en avant-première un sondage effectué par l'association Paix Liturgique sur l’intérêt des catholiques pour la Messe traditionnelle à Paris (intra muros). Les détails de cette étude seront rendus publics prochainement.

Néanmoins, l’archevêque de Paris, le cardinal André Vingt-Trois, en a déjà eu communication. Voici donc l'essentiel de ce sondage, réalisé par des professionnels :
  • 34,5% des catholiques pratiquants réguliers de l’archidiocèse se disent désireux d’assister chaque semaine à une Messe dominicale célébrée selon la « forme extraordinaire du rite romain». 
Alors que le nombre de catholiques diminue, le nombre de catholiques attachés au missel de 1962 croît !

Il reste à Mgr André Vingt-Trois à ouvrir paternellement les yeux sur la réalité de son diocèse et à ne plus s'opposer aux demandes légitimes de ses fidèles, qui financent par leur denier, la vie de l'Eglise à Paris.
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Par Maximilien Bernard
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Jeudi 25 février 2010 4 25 /02 /2010 07:05

L'évêque de Luçon a publié une lettre pastorale pour le Carême. Extraits :

"A la lumière de l’Ecriture, les chrétiens apportent une contribution originale et fondamentale dans le débat sur l’écologie. A la suite du pape Jean-Paul II, nous pouvons parler d’une « écologie humaine » qui désigne en réalité une écologie prise dans son intégralité. Celle-ci doit se soucier en tout premier lieu de la vie des hommes. Elle amène donc à une plus grande solidarité entre eux mais aussi entre l’homme et la création. Ainsi, nous ne pouvons pas limiter nos efforts à une simple recherche de moyens pour consommer de manière plus responsable. Si cette recherche est nécessaire, elle ne doit pas nous faire oublier que dans notre monde, la dignité d’hommes et de femmes reste bafouée et que notre devoir est d’œuvrer à ce que cette dignité soit respectée. Nous ne pouvons pas nous satisfaire que notre monde soit capable de modifier le tracé d’une autoroute pour protéger une colonie de grenouilles quand des milliers de gens dans nos quartiers souffrent de solitude, de désespoir, du chômage, de la violence, de la misère, de l’éclatement de la famille ou quand la vie n’est pas respectée dès son origine. Si les luttes visant à améliorer la qualité de notre environnement sont légitimes, il ne faut pas oublier que cet environnement, cette nature, ont été créés pour l’homme et que si l’écologie consiste à protéger la vie sous toutes ses formes, la vie humaine doit donc être le premier de ses combats. « Un élément-clé de l’écologie humaine est l’inviolabilité de la vie humaine, en particulier au début et au terme de celle-ci. » La négation de la dignité humaine provoque désordre et injustice et menace ainsi l’équilibre même de la création en abîmant son harmonie voulue par Dieu."

Par Maximilien Bernard
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Mercredi 24 février 2010 3 24 /02 /2010 18:11
C'est ce qui est annoncé sur le site du diocèse de Mgr Marc Aillet.
Par Maximilien Bernard
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Mercredi 24 février 2010 3 24 /02 /2010 12:37

Monseigneur Marc Stenger, évêque de Troyes, s'en rendu en Haïti. Il témoigne :

"Tout est encore à terre à Port-au-Prince. Un mois après la catastrophe du 12 janvier, des cadavres sont toujours bloqués sous les décombres, on sent l’odeur de la mort partout. Les conditions sont extrêmement précaires : sur le campus des Frères des écoles chrétiennes vivent 10 000 réfugiés ! À l’hôpital Saint-François-de-Sales, en partie en ruine, des chirurgiens épuisés opèrent sous la tente sans discontinuer.

Mais d’un autre côté, j’ai été extrêmement frappé par la façon dont la vie triomphe dans ce contexte de mort : les Haïtiens s’organisent, s’entraident. J’ai été touché également par mes rencontres avec des personnes qui ont subi de très lourdes amputations. Notamment quatre séminaristes qui ont perdu un bras ou une jambe : ils arrivent encore à sourire, je n’ai rencontré personne qui se plaignait. La foi des Haïtiens est extraordinaire et nous a donné une belle leçon. Ils pensent déjà à leur avenir…On souhaiterait que leur espérance ne soit pas déçue. [...]

Haïti est sorti de l’extrême urgence, mais le traumatisme psychologique est énorme. Je l’ai senti de manière flagrante plusieurs fois : lorsque j’ai célébré la messe pour les étudiants de Port-au-Prince, la tension était palpable dans l’assemblée, chacun pensait aux camarades disparus dans le séisme. J’ai rencontré également beaucoup d’Haïtiens qui ne veulent plus dormir dans les maisons et tremblent à la moindre réplique sismique.

L’heure est venue de reconstruire, mais pas seulement les infrastructures : il s’agit de reconstruire les personnes si fortement ébranlées. Ce qui nous inquiète un peu, c’est l’effervescence d’Églises évangéliques dont le discours porte sur le châtiment et la punition divine… Lorsque j’ai célébré la messe à la nonciature, qui est juchée tout en haut de Port-au-Prince, nous pouvions entendre en contrebas des prédicateurs haranguant les foules. [...]

Les communautés religieuses que nous avons visitées sont accablées par l’étendue des dégâts, mais pleines de courage et déterminées à rester. Nous cherchons maintenant comment aider cette Église avec laquelle nous avons des liens privilégiés."

Par Maximilien Bernard
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Mercredi 24 février 2010 3 24 /02 /2010 06:03

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Il s'agit de Mgr Kratz, évêque auxiliaire de Strasbourg, concélébrant la messe avec une Pasteure protestante, à l'occasion de la reconnaissance de la communauté de paroisses de Bischheim, le 3 février 2008.
Par Maximilien Bernard
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Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /2010 17:15

Il aura fallu 4 jours après le communiqué de l'évêque d'Evry et 2 jours après que ce blog en ait parlé, pour que l'AFP relaie enfin l'épouvantable profanation de l'église de Morangis dans l'Essonne. Celle-ci s'est déroulée le 12 février. Des cambrioleurs ont cassé une porte vitrée, détruit un détecteur de présence, jeté au sol tout ce qu’ils ont trouvé : papiers, chaises…, pénétré dans la sacristie et ont volé 2 ciboires en or, une patène en argent et un calice. Dans l’église, ils ont ensuite saccagé le tabernacle et emporté le coffre qui contenait les hosties consacrées. Les enquêteurs l’ont retrouvé à proximité de l’église, ouvert. Les hosties étaient jetées au sol et piétinées.

Le fait que l'AFP cite Perepiscopus montre que ce blog est désormais lu par les journalistes.

Par Maximilien Bernard
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Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /2010 15:54

L'abbé Bernard Pellabeuf a publié sur son blog un long texte sur le sacerdoce en France après Vatican II. Certaines de ces réflexions nous intéressent plus particulièrement :

"A-t-on bien compris les affirmations du concile Vatican II sur le rapport entre le prêtre et l’évêque ? Il est dit que le sacerdoce du simple prêtre est une participation au sacerdoce de l’évêque, qui seul a la plénitude du sacerdoce, et que le simple prêtre est un collaborateur de l’évêque. Nous sommes bien d’accord, mais il faut s’entendre sur les termes et leur portée, doctrinale et pratique. [...] Dans la pratique, le simple prêtre s’est souvent vu confiner dans un rôle d’exécutant. On lui a retiré assez rapidement après le concile un bon nombre de ses prérogatives. On peut dire à un prêtre : «vous êtes nommé à tel endroit» (plutôt que vous êtes curé de cet endroit), «mais vous n’y ferez pas la préparation au mariage, parce qu’il y a là un diacre marié qui connaît forcément mieux la question que vous, et pour la catéchèse, vous serez le collaborateur de Madame unetelle, catéchiste major, qui a reçu une lettre de mission de l’évêque vu qu’elle a lu deux brochures et suivi trois sessions de quinze jours…» Un moyen de pression qui a permis d’aller très vite en besogne dans cette restriction du ministère des prêtres a été l’abolition de l’inamovibilité des curés : celui qui manifesterait trop de fermeté serait vite démis… [...]

Or une circonstance aggrave considérablement cette diminution de l’autonomie des curés, et c’est précisément l’autonomie prise par certains évêques vis-à-vis du Pape. En effet puisqu’ils ont la plénitude du sacerdoce, pourquoi ne prendraient-ils pas leurs distances par rapport aux normes romaines ? Et pourquoi limiteraient-ils leur autonomie au domaine disciplinaire ? Ne convient-il pas de « faire avancer » l’Eglise par des initiatives concrètes ? Le domaine où tout cela est le plus visible est celui des liturgies infectes qui détruisent l’Eglise : absolutions collectives, homélies de pasteurs protestants durant la messe, cérémonies de bénédiction d’unions illégitimes, etc.

[...] Le simple prêtre n’est pas un exécutant passif des normes édictées en plus haut lieu. Il collabore à l’élaboration de ces normes. Or cette participation au gouvernement du diocèse est bien souvent confisquée par un petit groupe, qui va parfois jusqu’à s’autoproclamer « équipe épiscopale » et, se regardant comme une élite éclairée, a peu d’estime pour les autres membres du presbyterium. Rappelons donc ici que le conseil épiscopal est facultatif, tandis que le conseil presbytéral est obligatoire : c’est là le lieu normal de cette collaboration entre l’évêque et les prêtres. [...]

Mais cet épiscopat imbu de ses prérogatives par rapport au Souverain Pontife et par rapport aux simples prêtres est en fait d’une faiblesse consternante. L’autorité surnaturelle de l’évêque est rognée de l’intérieur par les membres de son conseil et ceux qui gravitent autour, et de l’extérieur par la conférence épiscopale et son cortège d’institutions édictant des avis relayés dans les diocèses par toutes sortes de courroies de transmission. [...] Ne nions pas l’utilité, et même le rôle indispensable, des conférences des évêques. Ce n’est pas pour rien que le code de droit canon de 1983 leur accorde tant d’attention. Dans le type de société où nous vivons elles sont indispensables. Les évêques se connaissent mieux à présent, et peuvent se manifester leur soutien dans les épreuves, qui ne manquent pas. Ils peuvent se concerter, élaborer des réponses communes aux questions qui se posent à tous, etc. Cependant il eût fallu qu’on envisage le fonctionnement de la conférence des évêques selon les critères de la théologie, fournis dans la tradition ecclésiale. Or on a voulu, du moins au début et cela laisse des traces, décalquer les institutions du monde et la logique qui les sous-tend. Même si cet inconvénient a été beaucoup corrigé depuis, dans la période de rodage la conférence épiscopale a été regardée comme une sorte de parlement chargé de légiférer. Mais c’est méconnaître la réalité ecclésiale : l’évêque est maître dans son diocèse, seul le Pape lui est supérieur, et non une assemblée particulière. Même dans les domaines où le code de droit canon lui reconnaît une compétence, les décisions de la conférence n’ont force de loi que si elles sont prises à une majorité qualifiée et seulement après leur ratification par l’autorité romaine. Une conférence épiscopale peut donc être regardée comme un organisme chargé de conseiller le Pape, sans rien enlever à sa responsabilité. [...]

Dans la pratique, le fonctionnement de la conférence a souvent été tel qu’il a enchaîné les évêques à ceux d’entre eux qui étaient les mieux vus des médias. Rappelons-nous le terrible exemple de la prise de position au sujet d’Humanae Vitae. Un archevêque raconta à peu près ceci à des moines qui l’interrogeaient à ce propos : «On était fatigué par la session, il faisait chaud, on nous a dit qu’il fallait voter ce texte et c’est le lendemain que nous avons appris par les journaux que nous avions contredit le Pape.» [...] Certaines tendances lourdes ont été corrigées. Mais l’état d’esprit subsiste en grande partie. Et les commissions de la conférence sont relayées par des organismes diocésains qui se sentent, dans leur domaine, davantage liés par les directives parisiennes que par les orientations de leur évêque… ou par les normes romaines ! [...]

Un exemple frappant de cette atrophie de la fonction épiscopale est donné par les séminaires interdiocésains. [...] Mais la machine s’est emballée quand on en a fait un système : pratiquement tous les séminaires diocésains ont disparu au profit de structures interdiocésaines. [...] Surtout on ne sait plus très bien qui a autorité sur ces séminaires : le collectif des évêques qui y envoient leurs séminaristes ? Mais sont-ils en mesure d’exercer collégialement un contrôle ? Auprès de qui précisément le supérieur du séminaire doit-il prendre ses directives ? [...]


Il reste un long chemin à parcourir pour se débarrasser des guenilles soixante-huitardes et appliquer enfin le concile Vatican II dans toute sa perspective traditionnelle."

Par Maximilien Bernard
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