Jeudi 26 novembre 2009 4 26 /11 /2009 06:56

Le 7 octobre, Benoît XVI a nommé Mgr Le Gal, évêque aux Armées, auxiliaire à Lyon. A sa place, il a nommé le père Luc Ravel, de la congrégation des chanoines réguliers de Saint-Victor (profession en 1985 et ordonné prêtre en 1988). Né en 1957, diplômé de l’Ecole polytechnique, de l’Ecole nationale supérieure des pétroles et moteurs et titulaire d’une maîtrise de philosophie, Mgr Ravel a été Prieur au collège Saint-Charles de Porrentruy (Jura suisse) (1988-1991), prieur et curé du prieuré Marie Médiatrice à Montbron (diocèse d’Angoulême) (1991-1996), et successivement Sous-prieur, Maître des novices et Responsable de la formation de l’abbaye Saint-Pierre de Champagne (diocèse de Viviers). Il s'est intéressé de près au célibat, en croissance, et a créé un pèlerinage.

 

La consécration épiscopale du nouvel évêque aux Armées françaises aura lieu le 29 novembre 2009 à 15h à Notre-Dame de Paris. Elle sera célébrée par le cardinal André Vingt-Trois. Puis Mgr Luc Ravel prendra possession à 18h de son siège épiscopal — en la cathédrale Saint-Louis des Invalides.

 

Son père (général) et son grand-père paternel ont servi dans l'infanterie de marine alors que son grand-père maternel était officier de marine. Mgr Ravel a effectué son service militaire au 1er régiment de chasseurs parachutistes. Interrogé à l’occasion de la dernière assemblée plénière, le nouveau prélat a expliqué le choix de sa devise épiscopale :
 "Ma devise sera deux mots latins. En fait, ce n'en est qu'un répété, la traduction littérale de deux mots grecs que Jésus emploie  et qui donne en latin : « Est, Est ». Ce qui se traduit par « Oui, oui ». C'est un passage du « Sermon sur la montagne » de Jésus qui dit : «Que votre “oui” soit “oui”, que votre “non” soit “non”, tout le reste vient du démon» (Mt 5,37).

Donc une espèce de consistance, de fermeté intérieure. C'est quelque chose que je vis depuis longtemps. Il vaut mieux retenir son « oui » ou son « non », sa réponse, mais une fois donnée, qu'on s'y engage de tout son poids d'humanité et de christianisme."

Une devise qui devrait plaire aux militaires.

Par Maximilien Bernard
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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /2009 16:41
Extraits d'un article de Paolo Rodari, paru dans le quotidien italien Il Foglio, le vendredi 13 novembre 2009 et intitulé "L'Église de France perd de son influence au Vatican et des séminaristes dans ses diocèses" :

"Les statistiques 2008 sont éloquentes (celles de 2009 sont attendus dans les prochaines semaines) : les prêtres diocésains ne sont plus que 15 000 et leur âge moyen dépasse 75 ans. Contre une centaine de prêtres qui sont ordonnés chaque année, 900 meurent ou quittent les ordres. Dans certains diocèses, les paroisses sont regroupées en "ensembles pastoraux", où il arrive qu'un seul prêtre desserve dix, vingt, voire quarante églises. Il y a des diocèses qui d'ici dix ans, n'auront pas plus de dix prêtres en activité.

Le chiffre le plus inquiétant est celui des séminaristes: de 4 536 en 1966, ils ne sont guère plus de 500 aujourd'hui. Des diocèse comme Pamiers, Belfort, Agen, Perpignan n'ont plus de vocations. Les ordinations sont très peu nombreuses : depuis Vatican II, le nombre a chuté de façon alarmante : 825 prêtres ordonnés en 1956, environ 90 en 2008. Même Paris est à l'unisson des autres diocèses. Dans les années 80-90, Paris était considéré comme une exception dans le paysage français : une Église prospère, un séminaire florissant, des finances en excédent. C'étaient les dernières heures de la grandeur, celles de l'axe-Wojtyla Lustiger qui voyait fleurir les vocations. Le clergé parisien était nombreux et jeune. Aujourd'hui - selon les données 2008 -, Paris compte environ 50 séminaristes pour une dizaine d'ordinations chaque année (sept sont prévues en 2010).

Du point de vue des fidèles, la situation n'est guère meilleure. Le déclin de la pratique religieuse, considérable dans les années 70, se poursuit inexorablement. Les pratiquants sont une infime minorité (4% si "pratiquer" c'est aller à l'église une fois par mois) d'âge relativement mûr. Résistent - et c'est là un fait qui donne matière à réflexion - les mouvements comme l'Emmanuel, les Frères de Saint-Jean ou la Communauté Saint-Martin et, surtout, les groupes traditionalistes. Aujourd'hui, environ un tiers du total des séminaristes français est d'ores et déjà issu de ces communautés. Avec 388 lieux de culte dominical, soit plus de quatre par diocèse, la sensibilité tridentine fait sentir son poids. Elle a profité, paradoxalement, d'une certaine interprétation «laxiste» du Concile. Face à une Église trop ouverte aux sirènes du monde, s'en est créé de fait une autre qui n'a jamais voulu accepter cette sécularisation. Et aujourd'hui, c'est précisément cette dernière Église - celle que l'on appelle traditionaliste - qui représente une espérance. Et il ne s'agit pas de l'Église lefebvriste car elle n'a rien à voir avec le schisme d'Écône. Née dans l'Église catholique, elle tient à demeurer dans l'Église catholique nonobstant sa sensibilité propre. En 2008, les séminaristes de ces communautés étaient 160, soit plus ou moins un tiers du nombre total de séminaristes diocésains. Et les effectifs sont en augmentation.

Ce sont des données qui font réfléchir, et peuvent parfois même inquiéter. De fait, les sentiments sont partagés au sein des évêques français réunis à Lourdes pour leur assemblée générale. Eux, les évêques français, ont été (pour la plupart) parmi les opposants les plus résolus du Motu Proprio "Summorum Pontificum". Elles, les communautés traditionalistes, l'ont accueilli avec joie, parce qu'il les a renforcées dans ce qu'elles sont : une partie de l'Église catholique. Et, tôt ou tard, chiffres à l'appui, l'épiscopat devra leur en donner acte."


Par Maximilien Bernard
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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /2009 11:13

Le Salon Beige rapporte, via ce blog, les propos de Mgr Giovanni d’Ercole, nouvel évêque auxiliaire de l’Aquila, chef de la section italienne de la secrétairie d’Etat :



"Il faut regarder l’Eglise avec deux yeux. Il m’est arrivé de le dire sur un plateau de TV. Un oeil sur le Pape, l’autre sur l’évêque et le curé. Si l’évêque et le curé disent la même chose que le Pape, c’est l’Unité. Or le manque d’unité fait un très grand mal à l’Eglise. Si l’évêque ne dit pas la même chose que le Pape, cela me donne un strabisme, alors je regarde le Pape !

Par Maximilien Bernard
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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /2009 06:21


Le père Paul Lamotte était depuis 2001 vicaire général et chargé de la formation permanente et de l'enseignement catholique du diocèse de Cambrai. Il accompagnait également les communautés religieuses implantées dans le diocèse. En 2000, suite au décès de Mgr Delaporte, il avait été élu par le conseil des consulteurs de Cambrai administrateur diocésain jusqu'à l'arrivée du nouvel évêque, Mgr Garnier.

Agé de 73 ans et sa santé déclinant, l'abbé Paul Lamotte a souhaité être déchargé de ses missions. Mercredi, Mgr Garnier a donc annoncé qu'il nommait deux vicaires généraux pour le remplacer, deux prêtres valenciennois. 


L'abbé  Xavier Bris (à droite sur la photo) : âgé de 65 ans, ce Douaisien est entré au séminaire de Cambrai en 1962. Il a été ordonné prêtre en 1969 après un temps de coopération à Madagascar. Sept ans durant, il a été prêtre à Cuba. De retour en France en 1992, il a été nommé vicaire épiscopal en 1993 en charge des doyennés du diocèse. Pour garder le contact avec les habitants des quartiers défavorisés, il a souhaité habiter au faubourg de Lille, à Valenciennes.

L'abbé Emmanuel Canart (à gauche) : plus jeune, il organise des pèlerinages dans le désert et s'occupe, tous les 4ans, des Journées mondiales de la jeunesse pour le diocèse. Le Cambrésien Emmanuel Canart est prêtre depuis 1989. Dans le Douaisis et à Maubeuge, il s'est occupé de l'aumônerie des établissements scolaires catholiques. Depuis 2003, il est délégué diocésain à la pastorale des jeunes. En 2005, Mgr Garnier l'a nommé vicaire épiscopal chargé tout logiquement de la pastorale des jeunes. Le jeune prêtre est associé à la paroisse Saint-Éloi de la Rhonelle et vit à Marly.

Par Maximilien Bernard
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Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /2009 21:55
Dans l'émission Dieu Merci, sur Direct 8 (à 10mn 10), Mgr Nicolas Brouwet, évêque auxiliaire de Nanterre, dénonce la nouvelle pilule EllaOne, dite du surlendemain, en vente depuis un mois environ et qui peut provoquer un avortement dans les 5 jours après un rapport sexuel.

Mgr Brouwet indique que cette pilule est bien un moyen contraceptif et abortif, qu'elle retire aux femmes la responsabilité de leur sexualité et la disponibilité à être mère, que cette pilule leur fait voir l'embryon comme un danger et non comme un don, qu'elle déresponsabilise les hommes et, enfin et surtout, qu'elle retire la vie de l'embryon.

Par Maximilien Bernard
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Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /2009 21:18
Dans le diocèse de Bayonne, il y a décidément un évêque. Après la réinstauration d'un service de messe exclusivement masculin, l'église St André à Bayonne refoule les concerts. Contrairement aux années précédentes, le concert de Noël d'Oldarra n'aura pas lieu dans l'église. Le curé, l'abbé François de Mesmay, justifie : "l'an passé, ça s'est mal passé".

Au vu de l'article du journal basque, on voit poindre des critiques contre ce prêtre : "francisque et bénitier renforcé, un matériel d'évangélisation" , "protégé du nouvel évêque de Bayonne Marc Aillet". Mince, voilà un prêtre qui est catholique et qui refuse les manifestations non cultuelles dans son église... Il précise même qu'une église n'est pas "une salle de concert" et ose critiquer "l'attitude culturellement hostile à l'Eglise de ces centres d'apprentissage de la langue basque".

Ce qui est reproché ce sont, en fait, "des prises de position radicales contre l'avortement ou l'expression publique des homosexuels", "retour de la messe en latin sauce Motus Proprio". On se disait bien aussi. Au point que ce même journal qualifie ces catholiques de "soldats de Dieu".

Par Maximilien Bernard
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Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /2009 10:29

Le diocèse d'Air-sur-l'Adour et de Dax, dont l'évêque est Mgr Philippe Breton, a formé 124 laïques pour célébrer des funérailles dans le département des Landes. Le diocèse compte un peu plus de 120 prêtres en activité. Aujourd'hui, des Pastorales de funérailles composées de laïques accompagnent les familles en deuil et conduisent les funérailles à la place des prêtres. La formation de laïques a la conduite de funérailles a débuté dans les années 1970 dans le Nord de la France. Le cardinal Jean-Pierre Ricard a implanté des pastorales des funérailles en Gironde en 2007 avant qu'elles ne soient initiées dans les Landes en 2008.

Le problème, c'est que cela ne permet pas à la famille et aux proches du défunt, pas forcément pratiquants, de savoir que les chrétiens peuvent intervenir en ce bas-monde pour les fidèles défunts. L'un des fruits de la messe, c'est d'offrir le Sacrifice de Notre-Seigneur pour les défunts, qui, eux, ne peuvent plus rien pour eux-mêmes. Comme l'indiquait Benoît XVI à ce sujet :

"En union au Sacrifice eucharistique, nous pouvons intercéder pour leur salut éternel, et faire l'expérience de la communion la plus profonde, dans l'attente de nous retrouver ensemble, pour jouir à jamais de l'Amour qui nous a créés et rachetés."

Evidemment, on va me rétorquer que, sans prêtre, il faut bien se débrouiller. Mais le diocèse de Dax a-t-il fait appel à des prêtres non diocésains ? Que ce soit les instituts Ecclesia Dei, comme les communautés nouvelles (Saint-Martin, Saint-Jean...) ?

Par Maximilien Bernard
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Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /2009 06:31
Le Comité de la Jupe est un groupuscule (15 personnes) qui veut dénoncer la prétendue misogynie de l'Eglise. Encore des femmes qui n'ont pas entendu parler de la Sainte Vierge. Passons...

Elles ont eu le soutien du quotidien Le Monde (quoi de plus normal), puis une large tribune sur le site de l'hebdomadaire Famille chrétienne (ce qui est un déjà moins normal, mais il faut bien parler de quelque chose puisque Famille chrétienne refuse de consacrer autant de place aux manifestations pro-vie qui rassemblent pourtant plus de monde), ce qui lui a valu bon nombre de réactions outrées.


Mais voilà que Mgr Bernard Charrrier, évêque de Tulle, soutient cette mobilisation. Il y voit «un symptôme de la volonté de ne pas laisser le devant de la scène aux intégristes qui parlent beaucoup». Bref : pour ne parler ni de Summorum Pontificum (il n'y a même pas de messe hebdomadaire selon la forme extraordinaire dans ce diocèse) ni de la Fraternité Saint Pie X, parlons des derniers groupuscules hérétiques, dont il reconnaît la légitimité de certaines revendications :

"Un peu de démocratie ne ferait pas de mal, il nous faut multiplier les lieux de parole. Et notre Église n’a pas fini de donner aux femmes leur place dans certains lieux de décisions".
Par Maximilien Bernard
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Lundi 23 novembre 2009 1 23 /11 /2009 21:58

Lu sur le site du diocèse de Saint-Denis, dont l'évêque est Mgr Pascal Delannoy :

"La communauté musulmane s'inscrit maintenant dans la citoyenneté nouvelle de la société française et la fait évoluer."

Accueillir le migrant, est-ce évangéliser les musulmans ?
Par Maximilien Bernard
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Lundi 23 novembre 2009 1 23 /11 /2009 17:58

Déclaration de Mgr Pierre d'Ornellas, archevêque de Rennes, et Mgr Jean-Paul James, évêque de Nantes, le 23 novembre 2009 suite à l'avis n° 107 du Comité consultatif national d'éthique et au projet de loi sur l'euthanasie :


"Quelle est notre attitude à l'égard des personnes les plus vulnérables ? La question se pose devant les deux propositions, du Comité Consultatif National d'Ethique et d'une loi sur l'euthanasie. D'une part, on étendrait la détection aux embryons humains atteints de la trisomie 21 pour ne pas les réimplanter dans le corps de la femme. D'autre part, on ouvrirait la voie à la suppression de personnes désirant ne plus vivre par une « aide active à mourir ». Ces deux propositions semblent s'appuyer sur une vision tronquée de la liberté. Actuellement, la sélection eugéniste et l'euthanasie sont interdites. Ces interdictions manifestent le respect de la dignité humaine intangible. [...] Reconnaître la dignité humaine des plus vulnérables passe par les interdits de l'eugénisme et de l'euthanasie. Il est indigne de l'homme et d'une société d'y consentir. Cela ne suffit pas. La dignité s'exprime aussi et surtout dans la solidarité effective. [...] Chaque personne vulnérable est un trésor d'humanité, pourvu qu'elle soit accueillie pour elle-même. La vulnérabilité fait peut-être peur. Elle sollicite tant de ressources d'humanité ! Les personnes vulnérables ont besoin de relations emplies de respect, d'écoute, de patience, de temps, etc. Devant l'impuissance ressentie, certains proposent de les supprimer. N'est-ce pas une insulte à leurs parents et aux personnes engagées auprès d'elles ? Si ces suppressions devenaient légales, ne remettraient-elles pas en cause le principe de solidarité qui fait vivre nos communautés humaines ?"

Par Maximilien Bernard
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Lundi 23 novembre 2009 1 23 /11 /2009 06:41
En une du site du diocèse de Mgr Perrier, se trouve une publicité pour le rassemblement du dernier mardi du mois pro-immigration :

"Dire non à la réalité dégradante des centres de rétention, ces lieux où sont enfermés les personnes vivant en France en situation irrégulière, qu'il s'agisse d'étrangers démunis de titres de séjour ou de demandeurs d'asiles. Ce sont les Cercles de silence. Rejoignez-les."

Mais de quoi s'agit-il ? De refuser au pouvoir politique le droit de réguler l'immigration, comme le prévoit pourtant le CEC ? De soutenir des hors-la-loi, entrés sur le territoire national sans en avoir demandé l'autorisation, et mépriser ceux qui auront effectué les démarches légales ?

Dans la doctrine sociale de l'Eglise, on peut lire :
"La réglementation des flux migratoires selon des critères d'équité et d'équilibre est une des conditions indispensables pour obtenir que les insertions adviennent avec les garanties requises par la dignité de la personne humaine."

Et dans le Catéchisme de l’Eglise catholique :
"Les autorités politiques peuvent en vue du bien commun dont elles ont la charge subordonner l’exercice du droit d’immigration à diverses conditions juridiques, notamment au respect des devoirs de migrants à l’égard du pays d’adoption." (§ 2241).

L’immigration, droit naturel, n’est pas en effet un droit absolu. La position de l’Eglise sur l’attitude des pays d’accueil face à l’immigration est pleine de nuances. On la trouve résumée dans ces propos de Pie XII :
"la domination de chaque nation, bien qu’elle doive être respectée, ne peut être exagérée au point que, si un endroit quelconque de la terre permet de faire vivre un grand nombre d’hommes, on n’en interdira, pour des motifs insuffisants et pour des causes non justifiées, l’accès à des étrangers nécessiteux et honnêtes, sauf s’il existe des motifs d’utilité publique, à peser avec le plus grand scrupule" [Constitution apostolique Exsul familia].

Actuellement, notre pays n’a plus la capacité d’accueillir de nouveaux migrants, non seulement pour des raisons économiques et sociales (chômage, délinquance, logement, etc.) mais aussi parce que les Français ne sont eux-mêmes plus conscients d’appartenir à une nation, avec une identité propre qu’ont forgée 1500 ans d’histoire. Or, le bien commun exige que l’on protège d’abord les nationaux puis, une fois garanti leur épanouissement, les étrangers dans la mesure des capacités du pays.

Par Maximilien Bernard
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Dimanche 22 novembre 2009 7 22 /11 /2009 13:13
Lors du colloque de REUNICATHO, l'abbé Spriet, du diocèse de Versailles, membre de l’association Totus tuus, a annoncé l'ouverture à Lyon l'an prochain d'un séminaire bi-formaliste, en ce sens qu’y sera aussi pratiquée et enseignée la célébration de la forme extraordinaire du rite romain. Ce séminaire sera sous la houlette de Mgr Batut, évêque auxiliaire de Lyon.


A la suite du diocèse de Toulon - qui depuis qu'il a décidé de former également des séminaristes selon la forme extraordinaire, attire de plus en plus de jeunes vocations - un nouveau séminaire diocésain français tiendra donc compte des réalités de l'Eglise de notre temps en offrant la possibilité aux séminaristes de se former avec les richesses de cette forme liturgique.

Le projet de Mgr. Barbarin va même encore plus loin que l'exemple de Toulon puisque non seulement des séminaristes pourront être formés selon la forme extraordinaire du rite romain, mais en plus, la messe traditionnelle sera célébrée chaque jour dans le cadre du séminaire et donc accessible à tous les séminaristes (y compris ceux de la forme ordinaire).

A quand l'équivalent à Paris ou à Versailles ?
Par Maximilien Bernard
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Dimanche 22 novembre 2009 7 22 /11 /2009 10:23
Le diocèse de Beauvais possède actuellement cette particularité d'être sede vacante, puisque Mgr James, qui en était l'évêque, a été nommé à Nantes. Il a pris possession de son nouveau siège le 24 octobre. Actuellement, le diocèse est géré par un administrateur, l'abbé Grenier (photo), dans l'attente de la nomination par le Pape d'un nouvel évêque.

L'évêché a été fondé par Saint Lucien en 230. Depuis 1851, l'évêché regroupe, outre celui de Beauvais, ceux de Noyon et Senlis. Le diocèse correspond au département de l'Oise et est organisé en 10 secteurs missionnaires. Il comporte 693 communes, réparties en 45 paroisses (contre 706 paroisses avant 1996 et la réforme adoptée par Mgr Thomazeau). Qu'est-ce qu'un secteur missionnaire ? C'est "un ensemble pastoral assez vaste, constitué à partir des régions du diocèse. Son rôle est de définir une orientation missionnaire commune, en lien et en cohérence avec l'ensemble du diocèse et de coordonner l'action pastorale. Avant d'être un territoire, le secteur missionnaire est un ensemble de communautés chrétiennes travaillant ensemble et se soutenant pour la mission." Les 45 paroisses sont constituées de communautés, groupe de villages ou quartiers. Chaque paroisse a un curé, un conseil pastoral local, un conseil économique et une maison paroissiale.
 
Le diocèse compte actuellement 19 communauté religieuses (dont l'abbaye d'Ourscamps), 157 prêtres dont 96 en activité (pour une population de 767 000 habitants, en croissance). Il y avait 357 prêtres en 1963.  8 séminaristes sont actuellement en formation. On a compté 3 ordinations en 2008 et 1 en 2007.
En ce qui concerne la messe selon la forme extraordinaire, Mgr James n'y était pas favorable. Il n'a pas retenu le célèbre abbé Scrive, parti en 2004 dans le diocèse de Pontoise. Mgr James a, à son corps défendant, accepté une messe hebdomadaire à Beauvais, une tous les 15 jours à Compiègne (célébrée par le père Laurent-Marie du Haut-Jussé de l'abbaye d'Ourscamps) et une à Salency (célébrée par un bénédictin.) Les autres demandes (Chantilly, Clermont,...) sont restées lettre morte. Mgr James avait répondu favorablement à une demande à Senlis en septembre, après de nombreux courriers et réunions, mais sa nomination à Nantes a annulé la mise en oeuvre de cette demande. La Fraternité Saint-Pie X est présente à Compiègne.


Par Maximilien Bernard
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Samedi 21 novembre 2009 6 21 /11 /2009 16:33
Lu sur le site du diocèse de Mgr Dubost, celui d'Evry :

"Samedi 28 novembre – Le Service des relations avec l’Islam signale aux catholiques que leurs voisins, collègues, amis musulmans, seraient heureux que vous leur souhaitiez Bonne Fête pour la fête du Sacrifice (l’Aïd-al-Adha).
Ce jour commémore le sacrifice d’Abraham. Une bête est consommée et partagée avec la famille et les plus démunis. Merci pour ce petit geste qui consolide le mieux-vivre ensemble."

C'est tout. Les catholiques qui ne maîtrisent pas le catéchisme penseront que l'Abraham du Coran est identique à l'Abraham de la Bible. Alors qu’il ne s’agit pas du même Abraham, ni du même sacrifice. Pour les musulmans, Abraham est un musulman qui agit en musulman. Il obéit à Allah parce que l’on doit toujours obéir à Allah, même si ce qu’il commande est absurde (comme le soulignait Benoît XVI à Ratisbonne, avec les conséquences que l’on sait). Ainsi va-t-il sacrifier son fils Ismaël, mais au dernier moment Allah lui permet de racheter la vie de son fils en immolant un animal. Dans la Bible il ne s’agit évidemment pas d’Ismaël, le fils maudit, mais d’Isaac, le fils de la promesse. L’épisode ne parle pas d’un commandement aberrant de Dieu, ni de la « soumission » d’Abraham (comme dit le Coran), mais de la foi d’Abraham, de sa totale confiance en Dieu, sa confiance que Dieu n’agit pas de façon arbitraire, mais pour le bien du croyant. Constatant cette foi qu’il a mise à l’épreuve en demandant à Abraham de sacrifier son « fils unique », Dieu sauve Isaac et un bélier le remplacera pour le sacrifice. Le fils demandait à son père : « Où trouverons-nous un agneau pour l’holocauste? » Abraham avait répondu : « Dieu y pourvoira. » Cet épisode ne se comprend que dans une optique chrétienne : le fils unique est le Christ, il se sacrifiera lui-même pour le salut de l’humanité, car il est l’Agneau de Dieu. Et ce sacrifice est unique comme le fils est unique. Il ne sert à rien de répandre le sang des moutons. (source : Daoudal Hebdo n°14)
Par Maximilien Bernard
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Samedi 21 novembre 2009 6 21 /11 /2009 16:25

Nous apprenons qu'à l'occasion d'une messe célébrée à Bergheim (Haut-Rhin) pour un prêtre décédé, Mgr Vincent Jordy, évêque auxiliaire de Strasbourg, aurait donné la Communion à un pasteur protestant qui assistait à la célébration.

De même, Mgr Grallet (photo), Archevêque de ce même diocèse, aurait lui aussi donné la communion à un pasteur invité à une réunion du Conseil du Presbyterium.
Par Maximilien Bernard
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