Extrait du communiqué de Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, suite à la tempête Xynthia :
"Je voudrais aussi redire à tous combien le Christ est la seule et véritable espérance malgré nos épreuves et nos doutes. Plus fort que la mort, Il nous rejoint dans nos tribulations et
ouvre nos cœurs à la Lumière."
"La communauté chrétienne ne vit pas à l’écart des autres
hommes. Comme eux, dans le malheur, dans l’épreuve, atteinte par cette souffrance qui mine le fond de l’être, elle interroge son créateur, comme au jour du Vendredi Saint : «Mon Dieu,
mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné» Le cri de Marie, la soeur de Lazare mêlant confiance et angoisse, devient le sien : «Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait
pas mort ». La force du mystère d’iniquité, la puissance du mal qui survient et terrasse, ébranle jusqu’à faire naître ce cri de révolte qui est le signe d’une humanité blessée.
«Si tu avais été là !» «Où est-il ce Dieu qui permet l’inacceptable ?»
Le sujet fâche dans les évêchés : nos évêques, si prompts à cultiver le dialogue avec les musulmans, les juifs et les protestants, cultivent, pour la plupart, une ignorance à l'égard des
prêtres de la Fraternité sacerdotale saint Pie X. Certes, certains acceptent néanmoins de les rencontrer, souvent de façon fort courtoise, mais il ne faut surtout pas que cela se sache (ni photo,
ni communiqué). Certes, Rome s'occupe activement de leur cas. Mais Rome discute aussi avec les protestants et les orthodoxes. Alors pourquoi nos évêques refusent-ils un dialogue officiel avec les
prêtres de la FSSPX installés dans leur diocèse ? Le pape leur avait pourtant dit à Lourdes : "nul n'est de trop dans l'Eglise".
L'abbé de Cacqueray, supérieur du district de France de la
FSSPX (qui a récemment déjeuné avec le cardinal Ricard, archevêque de Bordeaux), vient de jeter un pavé dans la mare pseudo-oecuménique :
"L’évêque, en grec Eπίσκοπος, est celui «qui surveille», celui qui veille à ce que la Foi soit défendue à travers son diocèse, que les erreurs objectives ne s’y diffusent pas au
détriment de la vérité révélée par Jésus Christ, Notre Seigneur, le Fils de Dieu. L’évêque est donc gardien de la Foi. [...] Aujourd’hui, nos évêques se taisent quand le
Christ est attaqué. À notre égard, ils maintiennent les églises fermées. Parallèlement, ils inaugurent des mosquées. Ils concélèbrent avec des pasteurs.
Ils diplôment les imams et font prêcher les rabbins dans leurs cathédrales. En un mot, ils confortent les âmes dans leur éloignement au Christ et à l’Église
qu’Il a fondée. [...]
Noyant le catholicisme dans une cohabitation avec les autres religions qui laissent les âmes dans l’ignorance de l’amour du Christ, ils se fondent eux-mêmes dans un syndicat de défense
des cultes. Ils n’hésitent plus à voler au secours de la burqa et semblent plus soucieux de fêter « un bon Ramadan » aux dignitaires de l’Islam que de faire connaître
et observer le Carême à leurs ouailles : [...]
- Le 25 janvier 2010, l’Institut catholique de Paris [...] a décerné le diplôme « interculturalité, laïcité et religions » à plusieurs
imams [...]
- Le 8 février, Mgr Dominique Lebrun, évêque de Saint-Étienne, se rendait à la mosquée afin de s’excuser auprès des Musulmans pour ceux qui craignent l’avancée de l’Islam. À la
suite de Mgr Hippolyte Simon, archevêque de Clermont-Ferrand, ou de Mgr Jean-Luc Bouilleret, évêque d’Amiens, qui avaient participé à la pose de la première
pierre des grandes mosquées de leur ville [...] De son côté, Mgr Étienne Uberall, vicaire épiscopal du diocèse de Strasbourg, indiquait récemment à la télévision régionale qu’il
était favorable à l’enseignement de l’Islam dans les établissements scolaires de sa région. [...]
- Le 14 mars prochain, le rabbin Rivon Krygier prononcera l’une des six conférences de carême sous la voûte de la cathédrale Notre-Dame, à l’invitation du cardinal archevêque de
Paris, Mgr André Vingt-Trois. Ainsi ce temps de pénitence qui est sensé conduire les âmes à suivre le Christ dans sa Passion et à les préparer à sa glorieuse Résurrection verra-t-il
prêcher dans un haut lieu sacré un responsable d’une religion qui nie précisément la divinité du Fils de Dieu et le miracle de Pâques. [...]
Il faut le reconnaître, sur le chemin de l’œcuménisme et du dialogue interreligieux, la situation de l’Église de France s’aggrave."
Mgr Jacques Noyer est évêque émérite
d'Amiens. Nous avons déjà eu l'occasion de
l'évoquer. Récemment, il a même soutenu le groupuscule
Comité de la jupe... Dans Témoignage chrétien, il vient de commettre un article sur ce
que l'on peut appeler l'affaire Fisichella.
Mgr Schooyans a récemment condamné dans un article la fausse compassion dont s'est rendu coupable le président de l'Académie pontificale pour la vie sur l'affaire de Recife, suite à
laquelle il avait laissé croire que l'Eglise autorisait l'avortement thérapeutique. Informé de ce scandale, le Pape avait demandé une note rectificative à la Congrégation pour la doctrine de la
foi. Ce qui fut fait. Mais Mgr Fisichella a toujours refusé de reconnaître son erreur. C'est pourquoi, une partie non négligeable de l'APV demande aujourd'hui sa démission. Signe du trouble :
pour la première fois, la réunion plénière de l'APV s'est déroulée à huis-clos. Dans son discours prononcé pour l'occasion, le Pape a confirmé les propos de Mgr Schooyans en déclarant que "Il
est donc nécessaire de répéter fermement qu'il n'existe pas de compréhension de la dignité humaine qui soit liée uniquement à des éléments extérieurs tels que les progrès de la science, la
formation progressive de la vie humaine ou la pitié facile face à des situations extrêmes".
Contre le pape, Mgr Noyer prend donc le parti de Mgr Fisichella, car, il l'a bien compris, c'est l'occasion de légitimer l'avortement thérapeutique :
"Pour ma part, je n’hésite pas. La Compassion est la première mission de l’Église. [...] Sans doute y a-t-il une Vérité qu’il faut chercher, un Bien qu’il faut vouloir. Nous
pouvons nous entraider pour nous en approcher ensemble. Mais l’appel et le choix de Jésus donnent-ils aux successeurs des Apôtres le pouvoir de définir la Vérité et de déterminer le
Bien en s’appropriant la Raison et la Sagesse ?"
pendant ces deux mois". Evoquant les affaires de pédophilie, il dit que la pédophilie est "un drame extraordinaire." Mais il réfute l'idée que le mariage des prêtres soit une solution à ces problèmes:
Il a évoqué la mise en place d'un groupe de lutte contre la pédophilie, composé de médecins, psychologues, assistantes sociales... Il préconise également que des personnes vivant en couple soient chargées de veiller avec vigilance sur les groupes de jeunes ou d'enfants de choeur.
L'évêque a enfin confirmé que l'Eglise se porterait partie civile dans les procès qui vont avoir lieu.
Samedi 6 mars, la Ligue du Sud manifestera à Marseille pour protester contre l’islamisation. Le rassemblement devait avoir lieu sur le parvis de Notre-Dame de la Garde. Or, l’Evêque de
Marseille, Monseigneur Pontier, a refusé cette manifestation. A sa demande, la préfecture de police de Marseille n’a pas accepté le rassemblement de la Ligue sur ce
lieu.
Que l'évêque de Marseille ne souhaite pas une manifestation politique sur le parvis de sa cathédrale, cela peut aisément se comprendre. Néanmoins, Mgr Pontier pourrait avoir empêché cette manifestation en raison de ses accointances avec l'islam radical.
Le site internet de l’évêché fait en effet la publicité de Tarek Obrou, imam à Bordeaux et islamiste notoire. Cet imam a donné par le passé des conférences sur Hassan Al-Banna (1906-1949), au cours desquelles il a
encensé le fondateur des Frères Musulmans qui affirma, en son temps, qu’«il est dans la nature de l'Islam de dominer, d'imposer sa loi à toutes les nations et
d'étendre son pouvoir dans le monde entier» (Hassan al-Bannâ’, charte des Frères Musulmans). Ce même Obrou fustige toute interprétation non littérale des textes, fait l'apologie de
la Dawa' «expansion de l'islam à toutes les strates de la société», réclame l'Etat islamique dans un premier temps, puis «la réunion de tous les
Etats islamiques» dans le Califat mondial.
La Ligue du Sud manifestera à quelques mètres de la résidence de Mgr Pontier, place du colonel Edon.
Voici ce que l'on peut lire dans 20 minutes :
"Dans sa longue robe noire, Alain Castet écoute les témoignages des uns et des autres. L'évêque de Vendée, où le catholicisme est encore très présent, est venu offrir son «soutien
spirituel» aux sinistrés de la baie de l'Aiguillon. «Pour beaucoup, cette région est synonyme pour beaucoup de calme et de vacances», rappelle Mgr Alain Castet, qui fait organiser des
messes quotidiennes depuis dimanche soir."
Addendum : Mgr Castet a demandé aux curés de son
diocèse de faire sonner le glas jeudi à 15 h pour inviter les habitants à s’unir par la prière à la Messe de sépulture qui se déroulera en la cathédrale ND de l’Assomption de
Luçon.
Monseigneur Alain Castet, évêque de Luçon, organise un colloque en rapport avec l'année sacerdotale :
"Depuis le mois de juin dernier, les catholiques du monde entier vivent, à la demande du Pape Benoît XVI, une « année sacerdotale ». Le Saint-Père a voulu, en plaçant cette année sous le
patronage du saint curé d’Ars, nous encourager à approfondir de manière toute particulière le mystère du sacerdoce ministériel. Afin de nous inscrire dans cette démarche, nous avons pris
l’initiative, avec l’Institut Catholique d’Études Supérieures de la Roche-sur-Yon, d’organiser un colloque universitaire intitulé « Je me susciterai un prêtre fidèle, qui agira selon mon
coeur » (1S 2 : 35). Lors de ces deux journées d’études, les différents intervenants tenteront de nous faire approcher plus encore du mystère du sacerdoce, institué par le Christ
pour continuer au cours du temps son oeuvre de salut. Je ne peux qu’encourager les prêtres, religieux et laïcs qui le peuvent, à venir participer à ce colloque qui permettra, j’en suis
certain, de mieux connaitre et donc de mieux aimer les prêtres que Dieu donne à son Église."
Ce colloque se déroulera les 26 et 27 avril 2010 à l’Institut Catholique d’Études Supérieures de la Roche sur Yon (85). Voici la liste des intervenants :
M. François Boulêtreau Directeur Général de l’ICES.
Mgr Alain Castet Évêque de Luçon.
M. Albert Foulon Maître de conférences - hors classe. Intervenant à l’ICES.
M. Alain Gerard Chercheur - Univ. Paris IV. Directeur du Centre vendéen de recherches historiques.
M. Olivier Guillot Professeur émérite - Paris IV. Intervenant à l’ICES.
Cardinal Jean Honoré Archevêque émérite de Tours.
M. Pierre-Yannick Legal Maître de conférences - Univ. de Nantes.-.Intervenant à l’ICES.
Mme Laure Meesemaecker Intervenant à l’ICES.
M. Jean-Yves Naudet Professeur - Univ. Aix Marseille III. Intervenant à l’ICES.
Dom Jean Charles Nault o.s.b Abbé de Saint Wandrille.
M. l’abbé Antoine Nouwavi Prêtre du diocèse de Lokossa (Bénin) Intervenant à l’ICES
M l’abbé Bernard Peyrous Recteur du sanctuaire de Paray le Monial.
Mme Anne Pinot Intervenant à l’ICES.
Père Bertrand Ponsard c.m Recteur du sanctuaire de la Médaille Miraculeuse.
M. l’abbé Jacques Rideau Directeur du service national de pastorale liturgique et sacramentelle.
M. l’abbé Vincent Siret Directeur du séminaire d’Ars.
Mgr Georges Soubrier Évêque émérite de Nantes.
M. l’abbé Charles Talar Professeur titulaire à l’Ecole de Théologie - Univ. Saint-Thomas à Houston.
Cardinal Albert-Marie Vanhoye s.j Recteur émérite de l’institut biblique pontifical.
Mgr Centène est interrogé dans
Ouest-France :
"Monseigneur Raymond Centène, combien de prêtres africains sont, actuellement, en paroisse dans le Morbihan ?
Ils sont neuf : les recteurs de Cléguérec, Saint-Avé, Plescop, Saint-Jean-Brévelay et Crach. Et puis des vicaires à Ploërmel, Malestroit, Quiberon et Lorient. Leur nombre a augmenté par rapport aux années précédentes. C'est lié à la tradition missionnaire du Morbihan, à la diminution du nombre de prêtres en France et à la dimension universelle de l'Église. Ces prêtres africains sont des fidei donum. Ces deux mots latins figurent en tête de l'encyclique du 21 avril 1957 de Pie XII. Ils signifient partage des prêtres entre les régions où il y en a beaucoup et celles où il y en a moins.
Quelle est la durée de leur mission en France ?
Ils sont là pour trois années renouvelables. Ce sont des prêtres jeunes. L'Afrique est un continent jeune. Ils dynamisent notre liturgie qui a, il faut bien l'avouer, un
petit côté formaliste. Ils rendent l'Eucharistie festive.
[...]
En dehors des Africains, le diocèse de Vannes accueille-t-il d'autres nationalités ?
Nous avons un prêtre polonais à Guémené-sur-Scorff. Et des séminaristes vietnamiens en formation à Rennes, en paroisse à Pontivy et Auray."
[via Le Salon Beige)
L’édition 2010 du « Guide de l’Église catholique en France » est
paru. Il rappelle que 9 évêques ont été nommés en France en 2009. Après une présentation des diocèses (biographies des évêques, coordonnées) et des mouvements et associations de fidèles laïcs,
ces 300 pages proposent un organigramme de l’Assemblée plénière des évêques de France avec la composition du Conseil permanent, des huit commissions épiscopales, des neuf
conseils et des onze services nationaux.
Point très noir : ce guide confirme que le nombre de séminaristes et d’ordinations continue de diminuer. Mais il n'aborde pas un sujet tabou : le nombre de jeunes prêtres qui quittent
le ministère au bout de quelques années. Il se murmure que, toutes proportions gardées, le quota de désertion est proportionnellement le même que dans les années 70 !
