Jeudi 18 février 2010 4 18 /02 /2010 11:27

L'évêque de Gap a reçu une lettre anonyme. Il y répond. Extraits :

"Que me reproche t-on ? Je cite les termes de la lettre. « La prise en charge par le diocèse d’un intégriste a surpris et mécontenté beaucoup de monde. » De qui s’agit-il en fait ? D’un prêtre qui célèbre la messe pour la communauté Saint Pie V. Celui-ci travaille aux archives diocésaines à mi-temps. Il participe aux réunions du Conseil presbytéral, du doyenné de Gap, il est toujours présent aux rassemblements diocésains. Il concélèbre chaque fois que l’occasion se présente. Je lui ai confié la charge de la communauté Saint Pie V dans le cadre de l’application du « Motu Proprio » tel que le Pape l’a demandé. Depuis, cette communauté qui vivait en marge du diocèse, participe à la vie pastorale sans se sentir ni rejetée, ni jugée, ni injustement traitée «d’intégriste». Les responsables ont accepté que la communauté Saint Pie V, sans être paroisse, ait le même statut que les paroisses du diocèse sur le plan financier. Elle participe ainsi, de fait, financièrement à la vie du diocèse. J’ajoute que ce prêtre et les responsables de la communauté Saint Pie V entretiennent des relations loyales avec l’évêque, le vicaire général et les prêtres du doyenné de Gap. Qu'y a-t-il d’anormal à prendre en charge ce prêtre au même titre que les autres prêtres du diocèse ? Anormal, serait-ce la réponse que des baptisés aurait à donner à la dernière prière du Christ : «Père, qu’ils soient un comme toi et moi, nous sommes un» ! Cette prière du Christ est la prière de tout évêque. C’est une prière audacieuse et risquée. Elle engage une charge de tous les jours.

De quel droit, mettrions-nous hors de la communion, des baptisés qui, certes avec une sensibilité liturgique propre, sont en pleine communion avec l’Eglise ? Je cite encore : «Dans le débat des critiques ont été formulées contre vous. (Le contraire m’aurait étonné. J’ai dans ce domaine une grande expérience !) Les plus jeunes les ont résumées comme ceci : c’est par ambition qu’il fayote avec Benoit XVI ! Ce qui a entrainé que lui-même soit fortement mis en cause, ce qui n’avait pas encore été fait entre nous.» Si mettre en application ce qu’a demandé Benoit XVI dans le «Motu Proprio» c’est «fayoter», alors nous sommes plus d’une centaine d’évêques en France à «fayoter». Quand tout le monde fayote il y a peu de chance de tirer bénéfice de son fayotage !"

Que Mgr Di Falco ne cède pas à la pression moderniste, voilà une bonne chose. Mais néanmoins, il faut rappeler que, concernant l'application du motu proprio, il n'y a qu'une seule messe paroissiale selon la forme extraordinaire du rite romain pour tout le diocèse de Gap.

Par Maximilien Bernard
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Jeudi 18 février 2010 4 18 /02 /2010 06:57
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L'archevêque de Besançon
consacre son dernier éditorial au prochain scrutin électoral. Extraits :
  • "Jadis, on demandait parfois aux évêques de donner des consignes de vote. On y a renoncé, heureusement. L’Eglise n’a pas à prendre position sur l’organisation de la cité. C’est l’affaire de tous les citoyens, qu’ils croient en Dieu ou non. Si l’Eglise n’a pas de solution technique à offrir, elle a une mission de vérité à remplir en faveur d’une société à la mesure de l’homme. Le Pape Benoît XVI, rappelle, dans sa première encyclique « Dieu est amour », que « L’Eglise ne peut ni ne doit prendre en main la bataille politique pour édifier une société la plus juste possible. Elle ne peut ni doit se mettre à la place de l’Etat. Mais elle ne peut ni doit non plus rester à l’écart dans la lutte pour la justice. » (N° 28) 
  • S’il faut reconnaître une légitime variété d’options chez les chrétiens, et des possibilités d’engagements différents, la foi qui nous habite pousse chacun d’entre nous à rechercher une cohérence entre ses options humaines et l’Evangile : s’informer des enjeux d’un vote, y réfléchir ensemble, participer à des débats publics, donner son avis personnel, respecter celui des autres, partager les responsabilités, rechercher le « bien de tous », c’est finalement semer l’espérance d’une société de justice et de paix. 
  • Je souhaite que chacun d’entre nous comprenne et respecte la finalité de la politique qui est d’améliorer le « vivre ensemble », pour construire, chacun à sa place et selon ses responsabilités, un monde digne de l’homme, qui ne soit pas dominé par l’individualisme et la recherche du profit… mais par la justice et la fraternité universelle. Elles sont comparables à « la petite graine de moutarde qu’un homme a jetée dans son jardin. Elle pousse, elle devient un arbre, et les oiseaux du ciel font leur nid dans ses branches ». (Luc 13, 18). Ce passage d’évangile met l’accent est mis sur le temps nécessaire à la croissance cachée, à la création, à la capacité d’innovation. Leçon de patience, de confiance et d’espérance."
On aurait préféré l'expression "bien commun", plus significative que celle politiquement correcte de "vivre ensemble". Et surtout, une référence à la doctrine sociale de l'Eglise aurait été utile comme base de cohérence entre l'Evangile et option politique.
Par Maximilien Bernard
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Mercredi 17 février 2010 3 17 /02 /2010 15:15

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Mgr Dominique Lebrun
, évêque de Saint-Étienne, a prononcé le 14 février un discours lors de la manifestation de soutien à la grande mosquée de Saint-Étienne après les dégradations volontaires commises le 8 février 2010. Vêtu de sa soutane et de sa calotte, il a notamment déclaré :

"Nous voulons croire que les auteurs sont des marginaux. Mais, je dois à la vérité de dire que les sentiments d’amitié ne sont pas partagés par tous et pas seulement par ces marginaux. Des chrétiens ont du mal à comprendre la présence de lieux de culte musulman sur le territoire qu’ils considèrent comme le leur. Cette pensée n’est pas juste et, autant que cela m’est donné comme une grâce de Dieu, je veux en demander pardon. Les musulmans comme les juifs comme les chrétiens ont le droit de pratiquer leur religion dans la paix, ici et partout dans le monde."

C'est malheureux : encore une fois, il n'y a pas de culte en islam. Les propos de Père Daniel-Ange resteront-ils lettre morte pour nos évêques ? La fin est cependant plus intéressante :

"Quoiqu’il en soit, les chrétiens croient avant tout en la miséricorde de Dieu qui change le cœur de l’homme et pardonne. Ils entrent en carême mercredi prochain. Je vis ce moment comme une préparation au carême. Jésus, avant d’interroger sur nos pensées mauvaises, dit à un paralysé : confiance, mon fils, tes péchés sont pardonnés (Mt 9, 2). Ne sommes-nous pas comme paralysés aujourd’hui ? En m’adressant maintenant à tous, croyants et non croyants, je forme ici le vœu que nous réfléchissions ensemble à la base de notre vie commune avec toutes les composantes de la société. Elle ne peut se fonder sur le simple respect de l’autre. Elle doit mettre au centre le développement de l’homme à la hauteur des ambitions de Dieu pour lui. Le décalogue – les dix commandements- ne peut-il pas être cette base ?"

Les musulmans sont-ils prêt à appliquer le décalogue ?

Par Maximilien Bernard
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Mercredi 17 février 2010 3 17 /02 /2010 10:43

Une initiative sur le jeûne, menée conjointement par le diocèse de Saint-Etienne et le magazine Prier, a connu un franc succès. Se sont déroulées des conférences et des ateliers avec une large diversité d'intervenants, dont Anselm Grün, moine bénédictin allemand et écrivain, et Mgr Philippe Barbarin, cardinal-archevêque de Lyon, autour de la question du jeûne. Mgr Dominique Lebrun, évêque de Saint-Etienne, a rappelé ainsi la fameuse triade “jeûne-prière-aumône”, mise en valeur par la tradition chrétienne pendant le Carême. Il a été aussi rappelé que le jeûne est un moyen de libération spirituelle.

De même, Mgr Jean-Charles Descubes, archevêque de Rouen, dans un texte sur le Carême rappelle l'intérêt du jeûne.

Par Maximilien Bernard
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Mercredi 17 février 2010 3 17 /02 /2010 06:05
Mgr Yves Le Saux, évêque du Mans, a tenu une conférence le 26 janvier, au cinquième colloque de Rome organisé par la Communauté de l'Emmanuel sur le thème «prêtres et laïcs dans la mission». Un texte à lire dans son intégralité, car on y voit un évêque qui a compris la crise que connaît l'Eglise en France. Extraits :
  • l-copie-11.jpg "1) Dans la dynamique du Concile Vatican II, les laïcs ont pris conscience de manière heureuse et positive que l'Eglise n'était pas seulement les évêques, les prêtres, les religieux et religieuses, mais l'Eglise est constituée aussi des baptisés. Ils sont l'Eglise. Plus exactement, ensemble, nous sommes l'Eglise. Les laïcs ne se définissent pas simplement à partir des clercs. Il n'y a pas d'un côté les administrateurs et de l'autre les administrés. Leur identité se définit à partir du baptême. [...]
  • 2) Avant même d'être évêque, mais encore plus depuis que j'ai la charge d'un diocèse, je constate un fonctionnement plus problématique. Dans beaucoup de paroisses, les chrétiens réfléchissent et gèrent le rapport des laïcs aux prêtres à partir de la diminution du nombre de prêtres. La question est alors comment va-t-on faire pour remplacer les prêtres. On réfléchit en termes de remplacement. Permettez-moi un descriptif presque caricatural. On commence par se dire que le prêtre est âgé, il ne peut plus fonctionner seul, il faut quelqu'un pour l'aider. Quand il n'y a plus de prêtre, on se dit : « Que faisait le prêtre ? Que peut-on faire sans être prêtre ? » Parfois, on se met en recherche dans la paroisse de quelqu'un qui pourrait être ordonné diacre. Avec un nouveau débat sur ce que peut faire ou ne pas faire le diacre. Dans ce cas, la relation entre prêtre et laïcs se gère en termes de remplacement face à la diminution du nombre de prêtres, et en termes de ce que peut faire ou ne pas faire un laïc.
  • Nous ne sommes plus dans une chrétienté (je parle pour la France). Le monde qui nous entoure n'est plus chrétien. [...] Mais dans le fonctionnement, dans les réflexions, je constate que l'on continue à vouloir travailler et vivre comme si on était encore dans une chrétienté. On réfléchit en termes de couverture du territoire. Auparavant, il y avait un prêtre dans chaque village. Aujourd'hui, ce n'est plus possible. Alors on confie plusieurs villages à un seul prêtre, pour faire la même chose, mais avec moins de monde. L'étape suivante consiste à faire la même chose, mais avec les laïcs, ou alors, il faut absolument ordonner un diacre. On pense en termes de remplacement. [...]
  • 3) Autre constat. Beaucoup de laïcs sont surtout engagés dans le service de la communauté chrétienne, dans les paroisses, les mouvements, la chorale, le catéchisme, la liturgie...Je ne reviens pas sur le côté positif de tout cela. Il est inimaginable aujourd'hui de penser la vie de nos communautés sans cela. Mais il me semble qu'il y a un véritable risque d'oublier que le premier lieu d'engagement du laïc est dans sa vie familiale, professionnelle, politique, associative, que la première exigence réside dans le rayonnement de la vie baptismale dans le monde. Il y a un risque à proposer comme modèle du laïc engagé quelqu'un qui est au service interne de la communauté chrétienne. Alors que le véritable modèle est celui qui vit pleinement sa vie du baptême au milieu du monde, pour le transformer. De cette situation, découle une forme de revendication de la reconnaissance d'un statut ecclésial particulier du permanent laïc en pastorale, avec la tentation d'oublier que ce sont le baptême et la confirmation qui fondent la mission du laïc. Parfois, nous assistons à une forme de cléricalisation du laïc. [...]
  • 4) En France, on parle aujourd'hui de crise des vocations, et les chiffres sont là. [...] Comment susciter un élan de sainteté, au sens de l'appel universel à la sainteté du Concile Vatican II, chez tous les baptisés ? Les vocations spécifiques ne peuvent éclore que dans une communauté chrétienne traversée par un véritable élan de sainteté. [...] En ce sens, je pense que les services des vocations ne servent à rien. Le service des vocations est la communauté chrétienne dans son ensemble. Je m'interroge quand je vois des communautés chrétiennes dites vivantes ou dynamiques où il n'y a pas eu de vocations particulières depuis 30 ou 40 ans. C'est parce que l'ensemble des baptisés s'attache radicalement au Christ que ceux qui ont une forme d'appel plus radical peuvent répondre."
Par Maximilien Bernard
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Mardi 16 février 2010 2 16 /02 /2010 14:53

Ce n'est pas nous qui le disons mais Denis Crouan :

"En France, le problème n'est plus liturgique; il est devenu épiscopal. Le meilleur des conciles, le meilleur des missels, le meilleur des textes magistériels... ne peuvent aboutir à rien s'ils sont reçus par des évêques qui ne les comprennent pas, ou qui n'en veulent pas, ou qui ne sont pas décidés à les mettre en oeuvre. Or c'est bien le cas en France.

Nous avons un missel romain restauré à la suite de Vatican II, dont le pape Benoît XVI lui-même a souligné la grande valeur. Quand a-t-on entendu les évêques de France prendre la parole pour rappeler à tous les prêtres qu'ils ont l'obligation de mettre ce missel en oeuvre sans y changer quoi que ce soit de leur propre chef? Jamais. Nous avons une Constitution conciliaire qui souligne des points fondamentaux de la liturgie actuelle (interdiction de la modifier arbitrairement, importance du latin et du chant grégorien... etc.) Quand a-t-on entendu les évêques de France prendre la parole pour rappeler à tous les prêtres que cette Constitution devait être respectée? Jamais. Nous avons un pape - Benoît XVI - qui, à la suite de Jean-Paul II a donné des indications très claires visant à remettre la liturgie sur ses rails: Sacramentum caritatis, Summorum pontificum... Quand a-t-on entendu les évêques de France prendre la parole pour rappeler à tous les prêtres qu'ils avaient pour mission de mettre en oeuvre, là où s'exerce leur responsabilité, les directives contenues dans ces documents magistériels? Jamais.

Et non seulement nos évêques ne parlent pas, mais en plus il leur arrive très souvent de donner le mauvais exemple lorsqu'ils célèbrent eux-mêmes la liturgie: adaptations, improvisations, manque de dignité, modifications... La situation actuelle fait clairement comprendre que la crise de la liturgie n'est que l'écho - certes assourdissant - d'une crise qui touche bien plus profondément notre épiscopat français qu'elle ne touche en réalité les célébrations liturgiques."

Par Maximilien Bernard
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Mardi 16 février 2010 2 16 /02 /2010 07:49

Témoignage accablant de Mgr Jacques Masson : un « mariage religieux » avec Messe et Sacrement du mariage (et non pas bénédiction) a été célébré entre deux divorcés (des vrais, non pas des "mariages" annulés), dans une petite paroisse du Diocèse de Nancy. Lequel diocèse est dirigé par Mgr Jean-Louis Papin.

Par Maximilien Bernard
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Lundi 15 février 2010 1 15 /02 /2010 14:17

Il s'agit de l'abbé Michel-Marie Zanotti-Sorkine, curé de l'église St-Vincent-de-Paul à Marseille depuis 2004. Son surnom : le curé qui multiplie les paroissiens. Extrait d'un article paru dans le n°1672 du 30 janvier de Famille chrétienne :

z"C’en est fini des « Réformés », comme l’appellent les Marseillais (l’actuelle église a été bâtie à l’emplacement d’une ancienne chapelle d’Augustins Réformés). Il est même envisagé de désaffecter l’église Saint-Vincent-de-Paul dont les flèches pointent à 76 mètres de haut. Destruction pure et simple de l’édifice, création d’un centre culturel, musée, accueil social, autant de projets qui ne sortiront jamais des cartons.

«Quand je suis arrivé, la messe était célébrée dans la crypte pour la petite communauté qui survivait ici, une cinquantaine de personnes tout au plus», se remémore un des plus anciens paroissiens. Le nouveau curé n’attendra pas plus de dix jours avant de faire sortir le petit troupeau de ses catacombes. Cinq ans plus tard, ils sont plus de cinq cents personnes, de toute origine sociale, culturelle ou ethnique, à accourir chaque dimanche de tout Marseille, parfois même de plus loin, aux «Réformés». L’ajout systématique de chaises supplémentaires n’empêche pas des dizaines de personnes de devoir rester debout au fond ou dans les allées latérales de l’église. [...]

Le Père Zanotti-Sorkine subit paisiblement cette renommée. Là n’est pas l’essentiel pour le curé marseillais qui n’a d’autre souci que de «ramener le plus d’âmes possibles à Dieu» comme il l’explique de sa voix à la fois onctueuse et décidée. Pour cela, le prêtre a ressorti l’artillerie lourde, éprouvée depuis des siècles dans l’Église. Des armes de conversion massive qui ont pour nom charité, beauté de la liturgie, confessions, consécrations à la Sainte Vierge, neuvaines et prières quotidiennes à saint Michel. Rien donc de révolutionnaire aux Réformés, si ce n’est qu’au service de cette pastorale se trouve un prêtre au charisme hors norme. «C’est la Vierge qui fait tout ! », assure-t-il. Âgé de 50 ans, le Père Zanotti-Sorkine a été ordonné il y a seulement dix ans. Avec pour devise, cette phrase de saint Paul aux Corinthiens : «Je me suis fait tout à tous pour les sauver tous ». [...]


[La] dévotion pour la Mère de Dieu ne l’a jamais quitté. Pour rien au monde le curé des Réformés ne lâcherait son chapeletil confesse même en récitant son rosaire, ce qui n’est pas allé sans surprendre quelques pénitents ! «Le Christ est passé par Marie pour arriver jusqu’à nous. Comme lui, passons par elle pour arriver jusqu’à Dieu. Elle prépare les coeurs à recevoir le Christ, c’est pourquoi elle devrait, à mon sens, être davantage annoncée comme première dans la foi.» [...]

Du mardi au vendredi, le prêtre ouvre son église à 8 h. [...] Tous les soirs de la semaine, à partir de 19 h et souvent tard dans la nuit, il se tient également à disposition dans la sacristie. Pour se rendre disponible à tous, il a pris une décision radicale: aux Réformés, les réunions sont limitées au strict nécessaire."

Et cet article de La Provence, de l'année dernière :

"Même en semaine, l'église ne désemplit pas. Et tous les troisièmes jeudis du mois, c'est de loin que l'on vient assister à la messe des malades. [...] Dès huit heures du matin, il y a du monde devant les grilles. En soutane. "C'est ma blouse de travail, dit-il. Je la porte comme le Pape! Le jour où il la quittera, je la quitterai moi aussi!" [...] S'il porte la soutane, c'est "pour permettre à tous ceux qui ne connaissent plus le chemin de l'Église de rencontrer le prêtre et de l'aborder en toute liberté. Et croyez-moi, les gens ne se gênent pas pour le faire". [...]  Procession, encensement, grandes orgues, une vingtaine d'enfants de choeur, bruns, blonds [...] l'accompagnent en ce début de célébration. Dans l'assistance, plus un souffle, sinon celui de la ferveur. Trop de pompe? "Au siècle de l'image, il importe d'en offrir, et de belles !", rétorque le père Zanotti-Sorkine. "Ceux qui pensent que la messe doit refléter le misérabilisme de la société se trompent." Une belle liturgie dans un beau lieu, et un peu de sacré ne font pas de mal à la prière, pense-t-il. "Que nos offices ne soient pas un pensum où les gens s'ennuient sous une avalanche de paroles ou de chansonnettes insipides!" "

Des fidèles ont créé un site internet sur lequel on peut retrouver ses homélies.

Par Maximilien Bernard
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Lundi 15 février 2010 1 15 /02 /2010 06:24
Jean-Louis Vandelle a analysé l'entretien donné par Mgr Robert Le Gall, archevêque de Toulouse, que nous avions rapporté :
  • "je voudrais souligner deux « petites phrases » qui me semblent indignes d’un évêque, mais qui, en même temps caractérisent tout à fait un mode opératoire simplement suicidaire. La première est énorme. Sur le ton paisible de celui qui est « un artisan de paix professionnel », l’évêque déclare : «La France n’est pas un pays totalement musulman». Vous avez bien lu : pas totalement. En français, le synonyme de « pas totalement c’est « presque ». la France est presque un pays musulman mais quand même pas totalement. La première petite phrase caractéristique du mode opératoire épiscopal, c’est de valoriser l’adversaire.. A priori, il est plus fort que soi. A priori, il a déjà gagné (ou presque). A priori, face à l’islam, le christianisme est en position d’infériorité sur le plan quantitatif, sur le plan de l’efficacité et sur le plan du destin historique. La France n’est pas un pays totalement musulman, mais elle est un pays musulman… Est-elle un pays chrétien ? «Nos racines sont chrétiennes» concède l’évêque. Le christianisme, c’est le passé (les racines). L’islam c’est le présent, même si ce n’est pas encore totalement le cas. «Notre pays s'est construit à partir d'intégrations successives et massives»… La dernière intégration massive, suivez mon regard, est bien évidemment celle de l’islam, face auquel le christianisme se considère déjà comme une survivance (les racines). 
  • La seconde petite phrase est absurde. Je lis : «adopter une position de défense n'est jamais très bon». Ce genre de phrase qui se donne elle-même comme une évidence recèle une sorte de perversion de l’esprit qu’il est criminel de diffuser. Adopter une position de défense signifie simplement que l’on est l’agressé et qu’il y a un agresseur. Si l’on n’adopte pas une position de défense en fonction de l’agresseur, même potentiel, cela signifie que l’on accepte d’emblée l’idée de perdre et que l’on ne cherchera même pas à conjurer le sort. Cet impératif catégorique : il ne faut pas se défendre, ce n’est jamais très bon, est au cœur de la moraline chrétienne. C’est un dissolvant puissant. Les évêques étaient considérés autrefois comme « les gardiens du troupeau ». Ils sont aujourd’hui les annonciateurs de la faillite dont ils se font les syndics au quotidien. Et face à la faillite annoncée, il est interdit de se défendre, au motif que « ce n’est pas très bon »."
Par Maximilien Bernard
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Dimanche 14 février 2010 7 14 /02 /2010 14:48
Voici ce que nous apprend Jeanne Smits :
  • "Un groupe de catholiques de Linz, en Autriche, a obtenu le licenciement du directeur de la communication et porte-parole du diocèse, Ferdinand Kaineder, qui s'était distingué en diffusant dans le cadre de son rôle officiel, en 2006, un CD sur la sexualité destiné aux jeunes. Le CD offrait des informations sur l'accès aux produits contraceptifs et renvoyait vers de sites faisant la promotion de l'avortement. Il a été distribué à 15.000 jeunes. [...] En l'occurrence, c'est la création d'une « Initiative de prière fidèles à l'Eglise » dès octobre 2006, après la sortie du CD de Kaineder, qui a fini par conduire les autorités d'un des diocèses les plus progressistes d'Europe a désavouer son porte-parole. Il a suffi de l'action concertée de quelque 350 paroissiens qui ont décidé de verser leur contribution fiscale destinée à l'Eglise non au diocèse, mais sur un compte en séquestre dont ils n'entendaient reverser les fonds au diocèse qu'après la démission ou le licenciement de Kaineder. Sur les 50.000 euros gardés une partie a été transférée au diocèse, le restant des fonds ayant été réparti parmi des mouvements pro-vie.
  • Kaineder a été retiré du poste de porte-parole en juillet dernier, mais tout en conservant son salaire et un titre de directeur émérite de la communication du diocèse de Linz. Ce n'était donc pas un désaveu ; d'ailleurs l'évêque du diocèse, Mgr Ludwig Schwarz, était toujours critiqué pour n'avoir rien dit à propos du CD contraire à la doctrine catholique. Au bout du compte le groupe de catholiques et l'évêques ont fini par se mettre d'accord, les premiers acceptant de débloquer leur denier du culte, le second de renvoyer définitivement l'ex-directeur."
Voilà un exemple de ce à quoi peut vous servir Perepiscopus, notamment en cette période de réclame du denier du culte par les diocèses de France. N'hésitez pas à me faire remonter les actes diocésains contraires à la doctrine catholique.
Par Maximilien Bernard
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Dimanche 14 février 2010 7 14 /02 /2010 08:49
b-copie-2.gif Le diocèse de Bayeux-Lisieux correspond au département du Calvados. Il comprend 650.000 habitants, 706 communes et 806 clochers. Il existe depuis le 12 juin 1855 et se compose de la plus grande partie des anciens diocèses de Bayeux datant du IVème siècle avec Saint Exupère et celui de Lisieux datant du VIème siècle.

Il reste 130 prêtres en activité. Depuis 1997, le Diocèse compte 51 paroisses  allant de 4500 à 40000 habitants, de 2 à 41 clochers. Les 23 paroisses de l’agglomération caennaise et des portes de Caen rassemblent la moitié de la population du département.

La forme extraordinaire est célébrée tous les dimanches à Caen par le père Chalufour, ancien moine de l'abbaye de Fontgombault, toutes les 2 semaines à Lisieux par le recteur de la Basilique, le père Lagoutte (qui aime transformer ses fins de messe en foire à l'étalage...) et à Falaise un dimanche par mois.

L'évéché est à Bayeux. Il sera bientôt sede vacante puisque Mgr Pierre Pican, évêque depuis 1988, prend sa retraite. Il était entouré du père Michel Roger, vicaire général, du père Bernard Petit, vicaire épiscopal, et du père Olivier Ruffray, vicaire épiscopal. Il reste à savoir si Rome choisira son successeur parmi cet entourage, ou s'il ira chercher ailleurs, ce qui serait préférable...

Mgr Pican est cet évêque qui a révoqué le père Jean-Claude Cheval, curé de Courseulles-sur-Mer, car il avait commis le crime de célébrer sa messe en latin ! Ayant porté son affaire devant Rome, Mgr Pican a été désavoué. Le père Michel Roger, vicaire général, avait appuyé cette révocation. Le Père Le Bourgeois, curé de Creully puis de Pont L'évêque, grand ami du Père Cheval, tremblait devant l'évêque qui ne l'appréciait guère. Cette affaire, surmédiatisée localement, l'a atteinte au point qu'il s'est laissé mourir... Il a été enterré le jour de l'Annonciation 2008. La cathédrale était comble et Mgr Pican est arrivé les mains dans les poches dans son blouson de cuir...

Le père Bernard Petit s'est distingué dans l'organisation du service laïc des funérailles. Peu adepte du dialogue, il a, lors d'une réunion, interdit la parole à une dame qui refusait de remplacer les prêtres pour "célébrer" les funérailles.

Le père Olivier Ruffray, ancienc clerc à la Basilique de Lisieux et curé de Honfleur, est sans doute le plus romain des trois.
Par Maximilien Bernard
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Samedi 13 février 2010 6 13 /02 /2010 16:34
Un film de présentation des prêtres du diocèse de Moulins est visible sur le site dédié Un prêtre m'a dit. Le site précise que ledit film "a été réalisé en étroite collaboration avec Mgr Pascal Roland, évêque de Moulins" et que ce film est en cours de distribution "dans les départements de l'Allier et du Puy de Dôme", où sévit l'évêque du diocèse de Clermont-Ferrand, Mgr Hyppolite Simon.

L'épisode 1 de ce film présente l'abbé Hubert Minet, curé de Chatel de Neuvre. On apprend ainsi qu'il a développé une passion pour les coquetiers (à partir de 6'57). Mais cette passion a pris de telles proportions qu'il a remplacé le calice par un coquetier pour sa messe quotidienne, sur sa table de cuisine (à 7'50) ! (via le FC)

Voici ce que demande le missel romain de 2002 :
  • "Parmi les objets requis pour la célébration de la Messe, on tient spécialement en honneur les vases sacrés et, parmi eux, le calice et la patène dans lesquels le vin et le pain sont offerts, consacrés et consommés.
  • Les vases sacrés sont confectionnés en métal noble. Généralement ils sont dorés à l’intérieur s’ils sont d’un métal susceptible de rouiller, ou moins noble que l’or.
  • Au jugement de la Conférence des Évêques, après reconnaissance des actes par le Siège Apostolique, les vases sacrés peuvent aussi être faits d’autres matières solides et – selon l’appréciation commune de chaque région – nobles, comme l’ébène ou d’autres bois durs, pourvu qu’elles conviennent à l’usage sacré. Dans ce cas, seront préférées les matières qui ne se brisent ni ne s’altèrent facilement. Cela vaut aussi pour tous les vases destinés à recevoir des Hosties, comme la patène, le ciboire, la custode, l’ostensoir, et d’autres de ce genre.
  • Quant aux calices et autres vases destinés à recevoir le Sang du Seigneur, leur coupe sera confectionnée dans une matière qui n’absorbe pas les liquides. Leur pied, cependant, peut être fait d’autres matières solides et dignes.
  • Pour la consécration des hosties, une patène plus grande peut commodément être employée, sur laquelle est déposé le pain tant pour le prêtre et le diacre que pour les servants et les fidèles.
  • En ce qui concerne la forme des vases sacrés, c’est à l’artisan de les confectionner d’une manière appropriée, selon les coutumes de chaque région, pourvu que chacun des vases soit apte à l’usage liturgique auquel il est affecté, et clairement distinguable des vases à l’usage ordinaire.
Et, bien sûr, on ne dit pas la messe dans la cuisine...
Par Maximilien Bernard
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Samedi 13 février 2010 6 13 /02 /2010 16:09
Le Metablog analyse une information parue sur Agoramag, le blog de Xavier Arnaud, célèbre webmaster du Forum catholique. Cela concerne la différence entre le nombre de messes selon la forme extraordinaire autorisées par l'épiscopat et le nombre de messes non autorisées :
  • J’ai retenu les pays comptant chaque dimanche plus de 20 messes, pour que les pourcentages aient un sens. Sur la première marche du podium (Campos oblige), les évêques brésiliens autorisent 87,5% des messes dites chaque dimanche (42 sur 48). A côté, les évêques italiens: 84,9% d’autorisation (73 sur 86). Presque aussitôt, les Etats-Unis, très généreux: 80,5% d’autorisation (289 sur 359). Sur la seconde marche du podium, le Royaume-Uni: 69,8% d’autorisation (37 sur 53). Tout de suite après, les chiffres descendent.
  • Australie: 60,7% (17 messes autorisées sur 28), Canada presque pareil (23 sur 39), et Pologne: 57,7% (15 sur 26). L’Allemagne n’est qu’à 55,7% (49 sur 88), et la France est dans le bas du classement de la générosité épiscopale, avec 50% seulement d’autorisation. Seule la Suisse fait pire : 21 messes autorisées sur 45. Autrement dit, aux États-Unis, pour une messe « FSSPX », on compte quatre fois plus de messes autorisées. Si les évêques français se montraient aussi généreux, ils autoriseraient 644 messes. Ils n’en autorisent que… 156."
Par Maximilien Bernard
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Samedi 13 février 2010 6 13 /02 /2010 06:41

On trouve, sur le site du diocèse de Nantes (Mgr Jean-Paul James), une publicité pour un colloque qui se déroulera le 6 mars, intitulé :

"RENCONTRE DES IDENTITES : VERS UNE SOCIETE METISSEE ?"

Ce colloque est organisé par les associations "Chrétiens en forum" et "Métisse à Nantes". Lors de la Table ronde "Vers le métissage : une fertilisation croisée" [sic], le vicaire épiscopal du diocèse, l'abbé René Pennetier, interviendra. Rappellera-t-il ces propos de Jean-Paul II sur l'identité chrétienne de la France ? L'abbé Pennetier est le plus à gauche sur la photo ci-dessous :

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Par Maximilien Bernard
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Vendredi 12 février 2010 5 12 /02 /2010 10:30

Quelques jours après la révélation de la demande de condamnation des traditionalistes par l'archevêque de Paris, Patrice de Plunkett se livre, sur son blog, à un étrange parallèle :

"1910-2010 – Centième anniversaire de la naissance de l'intégrisme : un siècle de manoeuvres venimeuses dans l'Eglise catholique (et ce n'est pas fini)"

Dénonçant ce réseau, qui aurait été constitué d'anonymes et d'intrigants (mais Plunkett cite un prélat romain nommé Umberto Benigni - il faudrait savoir !), Patrice de Plunkett justifie sa note :

"Pourquoi commémorer aujourd'hui ce lamentable réseau ? Parce que la campagne révoltante rallumée cette semaine contre Mgr Fisichella nous y contraint, tant elle rappelle les façons des sbires de Mgr Benigni."

Etrange relation : nous aurions pensé que M. de Plunkett visait plutôt Paix Liturgique ou même ce modeste blog - qui n'ont aucun lien - ("l'envoi de délations sur les uns et les autres, confluant à Rome dans le bureau de Mgr Benigni, puis diffusées en plusieurs langues sous formes de circulaires, toujours signées de pseudonymes à la manière de certains sites internet d'aujourd'hui."). Et Mgr Fisichella n'est pas contesté par n'importe qui. On pourrait évoquer Mgr Schooyans, qui a remis en cause un article de Mgr Fisichella. Mais allons plus loin : le fameux article en cause de Mgr Fisichella, paru dans l'Osservatore Romano, et condamnant l'attitude de l'évêque de Recife au Brésil suite à l'avortement forcé d'une fillette de 9 ans, avait du faire l'objet d'une note rectificative de la part de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Faut-il penser que Patrice de Plunkett interpelle directement la première congrégation de la Curie ?

Voilà la relation : c'est à la Congrégation pour la doctrine de la Foi que Mgr Vingt-Trois a demandé la condamnation des traditionalistes. Par sa note, qui se termine par la dissolution de la fameuse Sapinière par le Pape Benoît XV (elle était devenue inutile), Plunkett semble demander à Rome d'avoir la même attitude à l'égard des traditionalistes un peu trop remuant pour Mgr Vingt-Trois.

Ce que ne dit pas Patrice de Plunkett, c'est que le saint pape Pie X finançait la Sapinière et que le futur Pie XII y aurait appartenu...

Par Maximilien Bernard
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