Dimanche 28 février 2010
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L’édition 2010 du «
Guide de l’Église catholique en France » est
paru. Il rappelle que 9 évêques ont été nommés en France en 2009. Après une présentation des diocèses (biographies des évêques, coordonnées) et des mouvements et associations de fidèles laïcs,
ces 300 pages proposent un organigramme de l’Assemblée plénière des évêques de France avec la composition du
Conseil permanent, des
huit commissions épiscopales, des
neuf
conseils et des
onze services nationaux.
Ce guide se félicite de l'augmentation de la récolte du denier du culte. Quant à savoir à quoi il est utilisé, c'est une autre paire de manche. On pense notamment à la SCI Breteuil, le siège de
la CEF, pour laquelle 40 diocèses ont mis la main à la poche, dans une opération dont
Mgr Stanislas Lalanne a le secret. On ignore par exemple le nombre de licenciements opérés par
Mgr
Antoine Herouard, secrétaire de la CEF, depuis deux ans. On ignore si le fonctionnement interne a été révisé, depuis le détournement de fond qui a eu lieu il y a un an environ concernant la
coquette somme de 300 000€. C'est la banque qui avait donné l'alerte. Seule une comptable adjointe a été sanctionnée. Dans la perspective des visites
ad limina dont la date sera sans
doute annoncée à l'assemblée plénière, une visite canonique au secrétariat général de l'épiscopat ne serait sans doute pas de trop.
On apprend que le
Service de la pastorale liturgique et sacramentelle est désormais dirigé par
le père Jacques Rideau.
Diffusera-t-il, comme l'a demandé Rome,
un DVD sur la forme extraordinaire du rite romain ?
Point très noir : ce guide confirme que le nombre de séminaristes et d’ordinations continue de diminuer. Mais il n'aborde pas un sujet tabou : le nombre de jeunes prêtres qui quittent
le ministère au bout de quelques années. Il se murmure que, toutes proportions gardées, le quota de désertion est proportionnellement le même que dans les années 70 !
Par Maximilien Bernard
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Publié dans : Conférence épiscopale
Vendredi 19 février 2010
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15:11
La session doctrinale 2010 des évêques, prévue à Albi du 22 au 24 février, portera sur le Concile Vatican II.
Une soixantaine d’évêques et quatre cardinaux français y participeront. Cette session sera l’occasion d’une
relecture attentive du Concile. Les évêques réfléchiront d’abord à la
manière dont un concile est reçu. La dimension pastorale de Vatican II sera aussi travaillée.
Les nombreuses réformes et transformations qui ont fait suite au Concile feront également l’objet
d’une relecture, en particulier pour ce qui concerne les dix premières années qui ont suivi Vatican II.
Les évêques poursuivront ensuite leur travail sur un document particulier : la Constitution
Dei Verbum. En lien avec leur responsabilité épiscopale,
les évêques seront particulièrement attentifs au chapitre 6, « La Sainte Ecriture dans la vie de l’Eglise ».
Il reste à espérer que cette session examinera le Concile selon une interprétation conforme à
ce que demandait Benoît XVI le 22 décembre 2005
:
- "D'un côté, il existe une interprétation que je voudrais appeler "herméneutique de la discontinuité et de la rupture"; celle-ci a souvent pu compter sur la sympathie des
mass media, et également d'une partie de la théologie moderne. D'autre part, il y a l'"herméneutique de la réforme", du renouveau dans la continuité de l'unique
sujet-Eglise, que le Seigneur nous a donné; c'est un sujet qui grandit dans le temps et qui se développe, restant cependant toujours le même, l'unique sujet du Peuple de Dieu en marche.
L'herméneutique de la discontinuité risque de finir par une rupture entre Eglise préconciliaire et Eglise post-conciliaire. [...] Mais on se méprend sur la nature d'un Concile en tant que
tel. Il est alors considéré comme une sorte de Constituante, qui élimine une vieille constitution et en crée une nouvelle. [...] Les Evêques, à travers le Sacrement qu'ils ont reçu, sont
les dépositaires du don du Seigneur. Ce sont "les administrateurs des mystères de Dieu" (1 Co 4, 1); comme tels ils doivent se présenter comme "fidèles et sages"
(cf. Lc 12, 41-48). Cela signifie qu'ils doivent administrer le don du Seigneur de manière juste, afin qu'il ne demeure pas dans un lieu caché, mais porte des fruits et que le
Seigneur, à la fin, puisse dire à l'administrateur: "En peu de choses tu as été fidèle, sur beaucoup je t'établirai" (cf. Mt 25, 14-30; Lc 19, 11-27). [...]
- A l'herméneutique de la discontinuité s'oppose l'herméneutique de la réforme [...]. Je ne citerai ici que les célèbres paroles de Jean XXIII, dans lesquelles cette herméneutique est
exprimée sans équivoque, lorsqu'il dit que le Concile "veut transmettre la doctrine de façon pure et intègre, sans atténuation ni déformation" [...] Il est clair que cet
engagement en vue d'exprimer de façon nouvelle une vérité déterminée exige une nouvelle réflexion sur celle-ci et un nouveau rapport vital avec elle; il est également clair que la nouvelle
parole ne peut mûrir que si elle naît d'une compréhension consciente de la vérité exprimée et que, d'autre part, la réflexion sur la foi exige également que l'on vive
cette foi."
Par Maximilien Bernard
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Publié dans : Conférence épiscopale
Vendredi 5 février 2010
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Dans deux remarquables articles de Présent, Jean Madiran décrit le fonctionnement de la Conférence épiscopale, qui se substitue au
Magistère pontifical en exerçant de fait une autorité au-dessus des évêques français. Extrait :
"Comment cela se fait-il ? Par l’autorité invoquée de la
Conférence épiscopale. Laquelle Conférence est à son tour soumise aux manœuvres et manipulations du Conseil permanent, qui lui-même est dans la main du président
Vingt-Trois et de son entourage immédiat, le vice-président Simon et le secrétaire général Hérouard : justement les trois qui, au nom de
l’épiscopat français, ont rencontré Benoît XVI en tête-à-tête le 18 janvier.
A leur disposition, on aperçoit tout un appareil de «commissions», de «conseils» et de «services» épiscopaux ayant leurs correspondants directs dans les diocèses, par-dessus la tête
de l’évêque. Tel est le système de l’autorité parallèle qui prévaut en fait et qui fonctionne sans justification doctrinale, si ce n’est le vague fondement de théories
incertaines sur la «collégialité».
Ainsi le système concurrence, modifie ou remplace l’autorité pontificale, il vient métisser ou supplanter la hiérarchie fondée par le Christ, il emprisonne partiellement la succession
apostolique. [...]
Le système dispose de huit «commissions épiscopales», de neuf «conseils» et de onze «services nationaux» qui officiellement «permettent à la
Conférence des évêques d’exercer collectivement sa responsabilité». Il y a entre autres une «commission doctrinale», une «commission pour la liturgie», une autre «pour la catéchèse», et même
une «pour la mission universelle de l’Eglise» (sic !). Tout cet appareil administratif échappe à une Conférence des évêques réunie seulement une ou deux fois par
an, il pratique au nom de la Conférence le supposé «exercice collectif» de la responsabilité épiscopale, à la manière (croit-il) dont les congrégations romaines exercent l’autorité
pontificale. Le président Vingt-Trois et son noyau dirigeant ont ainsi, en quelque sorte, leur propre Curie, à l’image de la Curie romaine. C’est par quoi, ayant laissé ravager,
voire ravagé eux-mêmes l’Ecriture, le catéchisme et la messe, et sabordé les écoles catholiques, ils s’efforcent de nous maintenir dans cette situation d’asphyxie surnaturelle."
Par Maximilien Bernard
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Mercredi 30 décembre 2009
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Lu dans
Le Mascaret, le bulletin de la paroisse Saint-Eloi à Bordeaux, qui dépend de l'Institut du Bon-Pasteur
:
-
"Le catholicisme en France est en train de disparaître dans l’indifférence à peu
près générale. Le baptême est devenu un parcours du combattant. La catéchèse tient plus de l'abrutissement des masses que d'une quelconque, même timide, conviction. Les mariages se raréfient
et 2/3 de ceux qui osent encore "tenter le coup" se brisent par après. Les rares évêques à se préoccuper encore des vocations sont la risée des autres. Jalousie, quand tu nous tiens...
Au lieu de créer des paroisses (ce serait tellement simple, pourtant), on triomphe à regrouper encore et toujours les rescapées, mettant sur le dos des pauvres prêtres (moyenne d'âge :
71 ans) ces fardeaux "que ni nos pères ni nous n'avons pu porter". Les prêtres se déchargent du travail sur les laïcs, les laïcs se reposent de la responsabilité sur les
prêtres. Tout le monde est content. Et quand un évêque tente l'impossible pour sortir du marasme (car il s'en trouve encore), il se fait pourrir la vie par un confrère! Cf. la très charitable remarque de Mgr Gueneley, évêque de Langres, sur ses confrères (le 23
Août à 10h30, attestée par plus de dix témoins et donc certaine, quoi qu'on en ait dit) : "Mgr Centène, on l'a fait plier. Mgr Aillet, on lui donne trois ans. Après, nous verrons.
Dominique Rey, son diocèse finira par crouler".
- Quoi qu'il en soit de la véracité de ces propos (difficiles à mettre en doute, cependant) ils restent "authentiques" de l'état d'esprit qui règne. Les évêques français ne veulent
pas des "instituts spécialisés" comme les nommait le regretté cardinal Castrillon Hoyos. Pourquoi, me direz-vous? Je l'ignore absolument. Mais la chose n'en reste pas moins sûre. Écoutez le cardinal de Paris dans La Croix du 5 novembre 2009: "On peut avoir un
évêque qui croit aux communautés nouvelles: il sonne la cloche, appelle six communautés nouvelles dans son diocèse et pense que ça va marcher ! Cela va peut-être marcher tant qu'il sera là,
mais après?".
- Donc, authentique ou pas, la citation de Mgr Gueneley reste vraie parce que confirmée par le prélat le plus gradé de France. Morale de l'Histoire : si la nature a horreur du vide, les
évêques français, non. Et ceci, fait nouveau depuis 40 années, quitte à braver le consensus établi depuis lors. C'est humiliant pour tous les évêques, non mentionnés parce que trop
nombreux, qui ont déjà fait quelque chose pour les communautés nouvelles, suivez mon regard. Et puis, qui sait ? Sans affaiblir aucunement ceux qui sont visés (ça va plutôt les
ragaillardir, non, y compris et surtout cet excellent Mgr Centène qu'on porte en terre un peu vite?), ils vont se lever, ces évêques français, qui commencent à penser qu'on pense un
peu trop pour eux. Un grand merci à l'épiscopat français. Plus tôt que nous n'osions l'espérer, c'est lui qui sonne le glas de la collégialité chérie. Le "nous" prend peur. Les évêques sont
de retour !"
Par Maximilien Bernard
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Mardi 29 décembre 2009
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17:53
C'est un fait : la Conférence épiscopale ne cherche pas à annoncer Jésus-Christ, la Lumière du monde, la Voie, la Vérité et la Vie, aux Français qui ne le connaissent pas. Et encore moins aux
musulmans.
On trouve en effet sur le site de la CEF, les voeux du Conseil Français du Culte
Musulman. Sans aucune réserve. Mohammed Moussaoui se lamente de l'interdiction des minarets en Suisse, mais ne dit absolument rien des attentats qui ont endeuillé les chrétiens d'Irak la nuit
de Noël, ni des attaques d'églises par des musulmans en Indonésie, ni des persécutions au Pakistan ou en Egypte, ni de l'interdiction de construire des églises en Arabie Saoudite, ni des
églises concédées au Qatar et aux Emirats sans signe chrétien extérieur... Car l'islam est viscéralement anti-chrétien, comme cela est écrit dans le Coran.
Et la Conférence épiscopale cautionne cela. C'est un véritable scandale.
Par Maximilien Bernard
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Mercredi 16 décembre 2009
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06:42

Les lecteurs pourront se reporter à
mon premier post, début novembre, concernant les propos scandaleux que l'évêque de
Langres, Mgr Gueneley, a tenu en août dernier. Propos qu'il a nié, par la voix de sa
déléguée épiscopale à
l'information.
Monde &
Vie revient sur cette affaire :
- "nous avons retrouvé les distributeurs du tract. A Monde et Vie, nous avons donc les témoins de ce pas de clerc sous le coude. Ces témoins étaient plusieurs. Ils
sont scandalisés des démentis que l’évêque Gueneley a osé demander de produire à Véronique Gallissot, déléguée épiscopale à l’information, qui n’était évidemment pas sur place et s’est
contentée de dire ce qu’on lui a demandé de dire. Le fait est en tout cas, brut, incontournable : devant de simples fidèles, un évêque français s’est abaissé à prendre pour cible trois de
ses confrères dans l’épiscopat. Entouré de sa garde rapprochée, rassemblée autour de lui, face à quelques tracteurs pétrifiés, qui cherchaient seulement à obtenir une messe traditionnelle
selon le Motu proprio (ce qui n’existe pas encore dans le diocèse) et qui donnaient l’exemple de quelques évêques compréhensifs, le Successeur des apôtres à Chaumont, Langres, Joinville et
autres lieux s’est écrié : «Mgr Centène, on l’a fait plier. Mgr Aillet, on lui donne trois ans. Après, nous verrons. Dominique Rey, son diocèse finira par couler».
-
Notons que le premier cité, Mgr Centène est actuellement évêque du diocèse de Vannes
; je pense qu’il appréciera d’être considéré par son confrère comme un évêque «plié». Mgr Aillet est le jeune et fougueux évêque de Bayonne : dans trois ans, aura-t-il tellement vieilli
? Quant à Mgr Dominique Rey, évêque de Toulon, c’est lui qui possède, depuis au moins deux ans maintenant, le plus grand nombre de séminaristes. Il y a plus de jeunes qui se préparent à
devenir prêtre à Toulon qu’à Paris… S’il coule un jour, ce sera de surcharge ! Mais je crois qu’en ce domaine comme en beaucoup d’autres, abondance de biens ne nuit pas… Le naufrage de
Mgr Rey est simplement un vilain fantasme auquel publiquement cède son confrère Mgr Guéneley, avec une de ces délectations qu’autrefois, non sans raison, on appelait moroses.
- Oh ! Ces mots doux ne seraient rien. On est tellement habitué au mépris des évêques français pour leurs fidèles que l’on n’est guère surpris de constater qu’ils se méprisent aussi entre
eux. Mgr Guéneley fait partie de ces évêques de l’Est de la France qui s’appuient les uns sur les autres pour refuser a priori toute idée de réforme de la réforme de Vatican II. Les
derniers idéologues ? C’est eux ! Cela signifie de leur part des prises de position qui ne sont pas seulement religieuses, mais aussi politiques. Ainsi, dès les premiers numéros de son
Bulletin diocésain, Mgr Gueneley a-t-il éprouvé le besoin de faire savoir à ses diocésains qu’il participait à certaines réunions du Cercle Condorcet, un groupe de réflexion dont on ne
peut pas douter de l’orientation quand on considère le patronage sous lequel il est établi et quand on se souvient de la généalogie qui est la sienne et qui le fait remonter à la Ligue
française de l’enseignement, qui a créé ce Cercle en 1987 pour prendre la suite des Cercles Jean Macé. Voilà pour la politique. Mais du point de vue religieux qu’en est-il ? En écoutant
Mgr Gueneley en podcast sur RCF, on se rend compte par exemple qu’il n’a aucune prévention contre les protestants. Il explique que le dimanche de la Mission est marqué dans
son diocèse par l’arrivée de deux Pasteurs protestants « qui sont là pour plusieurs années » et qui vont « parler avec les gens et les rencontrer » (sic).
C’est une des deux initiatives dont l’évêque impavide crédite sa « semaine de la mission ». Vis-à-vis des protestants, il est vraiment très ouvert ! Mais à quoi n’est-il pas ouvert ?
Aux catholiques de Tradition."
Par Maximilien Bernard
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Lundi 14 décembre 2009
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07:18
Sur le site de la Conférence des évêques de France, on trouve
un entretien avec Anne-Cécile Antoni, Présidente de l'Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture (ACAT), à l'occasion de l'anniversaire de la Déclaration des Droits de l'Homme. Extrait :
- "Quelles sont les avancées ?
-
La principale, c'est le combat contre la peine de mort. Le nombre de pays qui l'ont abolie ou qui ont renoncé à l'appliquer, est passé, ces vingt dernières années, de 51 à 139, soit les
deux tiers des Etats du monde. Les derniers sont le Burundi et le Togo. L'ACAT est très active au sein de la Coalition mondiale contre la peine de mort. C'est à ce titre que nous pouvons nous
réjouir de cette avancée."

Ce qui est totalement scandaleux, c'est que, ce que ne dit pas l'ACAT,
la
peine de mort existe en France de façon abominable avec le meurtre légal des enfants à naître. Le premier des droits de l'homme, c'est le droit à la vie. Il est inutile de lutter contre
la peine de mort si on ne lutte pas contre la peine de mort appliquée aux enfants à naître.
Quand est-ce que la Conférence épiscopale donnera la parole à une association qui défend la vie ?
Par Maximilien Bernard
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Mercredi 2 décembre 2009
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Le 1er décembre marque l'entrée en vigueur du
Traité de Lisbonne. Par l'article 17 du Traité (l'ancien article I-52 du Traité constitutionnel),
l'UE reconnaît l'identité et la
contribution spécifique des Eglises et mène sur cette base avec elles un dialogue «ouvert, transparent et régulier». En vertu de cet article, les Eglises et les Communautés
religieuses vont pouvoir renforcer leur Dialogue avec la Commission, le Conseil et le Parlement européens.

Mais la
COMECE (Commission des Episcopats de la Communauté Européenne) a effectué un "hold up" de ce dialogue avec les
instances de l'UE. Pour la France, c'est
Mgr Kratz, évêque auxiliaire de Strasbourg, qui siège à la COMECE.
En avril dernier, mêlant la
naïveté ("
Nous sommes vraiment des interlocuteurs crédibles parce que nous nous entourons d'experts") à l'incompétence ("
Tout ce qui va dans le sens de l'unité, du respect, de la
connaissance et de la reconnaissance réciproques, c'est l'anti-Babel"),
il comparait la construction de l'UE à une Pentecôte ! Alors que, dans le même temps, les instances de l'UE
multiplient les directives contre la famille et pour l'avortement. L'article 13 du traité, la charte des droits
fondamentaux et de nombreuses directives donnent au Parlement européen le devoir de continuer la lutte pour l'égalité des droits des personnes homosexuelles, bi- et transsexuelles...
Il convient donc d'affirmer ici que la COMECE n'a aucune existence canonique,
et n'engage donc qu'elle-même. Mais malheureusement, elle empêche les évêques de s'exprimer sur la
construction européenne. Quel évêque, en effet, osera aller publiquement à contre-courant d'un de ses confrères ?
La quasi-absence de réaction de la COMECE aux décisions des instances de l'UE n'est pas sans rappeler celle de la CEF à l'égard du gouvernement français, lorsque l'avortement a été légalisé en
1975. Comme l'écrit Simone Veil elle-même dans "
Une vie" :

"Avec l'Eglise catholique, les choses se sont mieux déroulées que j'aurais pu le
craindre. (...) je me suis entretenue avec le prélat en charge de ces problèmes au sein de la hiérarchie catholique.
Il n'a pas tenté de me dissuader. Il exprimait le voeu que la
liberté de conscience soit assurée dans la loi et que nul ne puisse obliger un médecin ou un soignant à pratiquer une IVG. Il est vrai qu'à cette époque,
l'Eglise de France était très
ouverte". (
page 191)
"Pour en revenir au débat avec la hiérarchie catholique, j'ai souvenir d'une rencontre, à l'époque, avec des représentants du clergé régulier destinée à examiner le problème de leur protection
sociale. La réunion s'est fort bien déroulée, dans une ambiance courtoise et positive.
J'en ai tiré le sentiment que les communautés religiseuses étaient peut-être plus concernées par
leur régime de sécurité sociale que par l'IVG". (
page 191-192)
Par Maximilien Bernard
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Samedi 21 novembre 2009
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Dans le numéro de l'Homme Nouveau daté du 21 novembre, Philippe Maxence revient dans son éditorial sur la polémique autour des propos de Mgr Gueneley. Il conclut ainsi :
"La communion épiscopale devrait être d’abord une communion dans la foi sans
faire de la conférence épiscopale le signe de celle-ci. Il est nécessaire aujourd’hui que nos évêques retrouvent leur indépendance et leur liberté d’action. Dans une société pluraliste, on ne
voit pas pourquoi l’Église de France serait le dernier bastion du monolithisme."
Par Maximilien Bernard
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Vendredi 13 novembre 2009
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Sur son blog, l'abbé Laguérie se réjouit de la fin du
consensus mou de la Conférence épiscopale :
"[L]a grandeur et la souveraineté des "Pontifes" telles que nous les décrit le concile, contrastent singulièrement avec ce que nous voyons en pratique et se trouve passablement mises à mal au
quotidien. Le consensus obligatoire, mais confortable, des conférences épiscopales, d’une part, et les contraintes des autorités locales mises en place au fil des ans (tant cléricales que
laïques) d’autre part, écornent cruellement cette autorité de principe. Sous la poussée conjuguée de ces deux facteurs (dont le premier sert bien souvent à contenir le second),
l’autorité épiscopale s’est bien plutôt effritée qu’elle n’a grandi et je vous assure que son exercice aujourd’hui doit être on ne peut plus pénible, perrilleux, crucifiant
même ! [...]
[L]’omnipotence donnée aux conférences épiscopales [...] se concrétisèrent par un affaiblissement considérable de ce pouvoir, ou, plus exactement, à une déresponsabilisation personnelle
de l’évêque. La charge épiscopale est devenue ainsi de plus en plus inconfortable, à la limite de la "mission impossible" ! Entre les prérogatives sublimes, mais théoriques, de
l’évêque et son véritable pouvoir local, c’est le grand écart permanent. Les évêques consciencieux vous l’avoueront aisément et simplement. Ils sont un peu comme le roi Louis XIII qui confessait
parfois à Richelieu : "mon pouvoir réel s’arrête aux quatre pieds de mon bureau" ! D’où la tendance innée et compréhensible (non excusable pour autant) de se retrancher
toujours plus derrière le consensus général pour limiter sa responsabilité. [...]
Mais attention. Un consensus, même mou, a ses limites, celles très exactement d’être un jour rompu. [...] Cette heure est-elle enfin arrivée ? Il semble que oui, à lire la presse de
ces derniers jours..."
Par Maximilien Bernard
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Mercredi 11 novembre 2009
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14:24
Interrogé par RCF Méditerranée sur la polémique lancée par Paix Liturgique à propos de Mgr Gueneley, Mgr Dominique
Rey, évêque de Fréjus-Toulon, répond qu'il a pu s'entretenir de ce sujet avec l'évêque de Langres. Retranscriptions par nos soins :
"Non, on a tendance de nos jours, par des commentateurs qui ne sont pas toujours avisés, de souligner, de suggérer ou
d'interpréter des lignes de fracture entre des évêques [...] On a effectivement entre diocèses des spécificités ou des différences d'apréciation et c'est tout à fait normal mais c'est sur le fond
d'une réelle, authentique fraternité épiscopale. L'Assemblée plénière est là pour être un lieu de collégialité entre les évêques, affective et effective et pour essayer de déployer la synodalité
entre nos Eglises particulières. Donc il n'y a aucune divergence, en tout cas avec Mgr Gueneley, dont les propos ne correspondent absolument pas à ce qu'il a pu dire ou ce qu'il a dit. Il y a
là une interprétation ou une ligne de fracture qui n'existe pas."
Soit. Pour notre part, nous suggérons filialement à Mgr Gueneley, afin de lever tout doute, d'organiser généreusement la
célébration de la forme extraordinaire dans son diocèse.
A propos de ce qu'a dit Mgr Vingt-Trois :
"Non, Mgr Vingt-Trois a souligné que l'accueil des communautés nouvelles ne peut pas se faire n'importe comment. Il ne s'agit
pas de savoir s'il faut accueillir ou pas accueillir [...] Il s'agit plutôt d'avoir un accueil responsable, c'est-à-dire accompagner ceux que l'on accueille, veiller à leur insertion réelle dans
le tissu ecclesial pour le féconder de l'intérieur. Et de ce point de vue, je suis tout à fait en phase avec le cardinal Vingt-Trois, qui soulignait ce point d'attention. [...] Je pense à cette
phrase qu'a dite très récemment le pape Benoît XVI et que j'ai entendue de mes oreilles à Rome : "Je vous demande -disait-il aux évêques- d'accueillir avec générosité et amour ces
nouvelles réalités ecclésiales qui surgissent". [...]
Nous ne vivons pas de perfusion extérieure
mais nous avons besoin des autres".
Il reste donc à Mgr Vingt-Trois d'accueillir généreusement et avec amour les nouvelles réalités, comme notamment l'Institut du
Bon Pasteur, qui habite depuis plusieurs années un tout petit local (le Centre Saint Paul) dans le 2e arrondissement de
Paris.
Par Maximilien Bernard
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Mardi 10 novembre 2009
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06:03
Pour Denis Crouan,
les mesures pastorales sont vouées à l'échec si des mesures liturgiques ne les précèdent pas :
"Nos évêques réunis à Lourdes ont raison de s'inquiéter de la situation de l'Eglise en France. Mais ils seraient bien
avisés, pour avoir moins à se tourmenter, de revoir de A à Z la pastorale qu'eux-mêmes ou leurs prédécesseurs directs ont mise en place dans les diocèses et les paroisses.
Le Cardinal Ratzinger se disait persuadé qu'il y a un rapport très étroit entre la crise de l'Eglise et la crise de la
liturgie. Pourquoi ne pas l'entendre et commencer par rectifier les erreurs faites en liturgie afin que, par ricochet, la crise de l'Eglise puisse enfin entrer dans une phase de résorption
?
Voilà des années que nos évêques posent des diagnostics sans vouloir s'employer, semble-t-il, à trouver les bons
remèdes.
Les résultats calamiteux sont pourtant là : dans le diocèse de Strasbourg, par exemple, qui fut autrefois catholique et
pratiquant, un curé ayant la charge d'un secteur comptant 5 paroisses - dont une de 5 000 hab. - vient d'avouer qu'il peinait à trouver dix jeunes acceptant de faire leur profession de foi l'an
prochain. Mais pour tenter de les attirer, il continue allègrement, comme la plupart de ses confrères, à désacraliser la liturgie jusqu'à en faire
quelque chose qui n'attire plus personne.
Au même moment et dans le même diocèse [dont l'archevêque est Mgr Grallet, photo, Note de M.
Bernard], le Père Aumônier d'un couvent de religieuses est proprement limogé à la demande de quelques soeurs qui en sont restées aux idées de mai 68
et estiment que le prêtre est trop catholique, trop romain, trop respectueux du missel. Il est vrai qu'avec cet Aumônier, les messes ne swinguent pas et le grégorien est maintenu
autant que possible. Bref, la communauté se "débarrasse" d'un prêtre dont le seul tort aura été d'avoir une haute idée de son ministère sacerdotal. Désormais, les fidèles des paroisses
environnantes - déjà privés de messes dominicales régulières et méritant ce nom - ne seront plus assurés de trouver des célébrations eucharistiques dignes et priantes dans le secteur. Au
demeurant, en ce dimanche où le nouvel aumônier a été installé, on est passé brutalement de la liturgie romaine habituellement célébrées jusqu'ici à une "messe-clafoutis". Et chose très curieuse:
l'assistance habituée à chanter l'Ordinaire en grégorien s'est mise à chanter avec le même entrain un Ordinaire en français dont la mélodie était directement inspirée de "Quand trois poules vont
aux champs". Déjà un certain nombre de personnes qui jusqu'ici fréquentaient régulièrement la messe dominicale célébrée au couvent, ont annoncé qu'elles cesseront simplement de pratiquer. Faut-il
leur donner tort ? Alors qu'elles demandent du pain, on prétend les rassasier avec des cailloux."
Par Maximilien Bernard
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Dimanche 8 novembre 2009
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22:13
Au cours de cette
assemblée plénière de novembre 2009, les évêques ont également procédé aux élections
suivantes, pour des mandats de 3 ans.
Mgr Jacques Blaquart, évêque auxiliaire de Bordeaux a été élu membre du Conseil permanent (collège des évêques de moins de 5 ans d'ordination épiscopale). Le Conseil permanent est l'organisme qui reçoit délégation de l'assemblée pour : veiller à l'exécution des décisions prises par l'assemblée ; assurer la continuité de
l'action pastorale d'une assemblée à l'autre ; assurer la coordination du travail des instances de la Conférence
; nommer les secrétaires généraux adjoints, les directeurs des services nationaux et certains aumôniers
nationaux ; étudier les questions urgentes qui n'exigent pas une décision de l'assemblée ;
préparer les sessions de l'assemblée plénière. (selon les statuts de la
CEF)
Mgr Pierre-Marie Carré, archevêque d'Albi a été réélu pour un 2nd mandat président de la Commission doctrinale.
Mgr Claude Dagens, évêque d'Angoulême a été réélu pour un 2nd mandat membre de la Commission doctrinale.
Mgr Bernard Housset, évêque de La Rochelle a été réélu pour un 2nd mandat président du Conseil pour la solidarité
Les commissions et conseils sont des organismes
d'analyse et de réflexion dans le champ pastoral confié à chacun d'eux par l'assemblée plénière. Ils définissent les orientations majeures des travaux à
entreprendre, choisissent les axes de travail, identifient les sujets à traiter, chacun dans leur domaine. (selon les statuts de la CEF)
Rappelons, à toutes fins utiles, que la Conférence épiscopale n'est pas un échelon intermédiaire entre le pape et les
évêques : l'entière compétence de chaque évêque dans son diocèse demeure sauve. Lire ce qu'en dit le Droit Canon et le Motu Proprio Apostolos Suos de Jean-Paul II sur la nature théologique
et juridique de la Conférence des évêques, dans lequel on peut lire : "Les Évêques ne peuvent pas, de
manière autonome, ni personnellement ni réunis en Conférence, limiter leur pouvoir sacré au bénéfice de la Conférence épiscopale, et moins encore d'une de ses parties, que ce soit le conseil
permanent, ou une commission ou le président lui-même."
Par Maximilien Bernard
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Publié dans : Conférence épiscopale
Dimanche 8 novembre 2009
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15:36
Avant de se séparer, les évêques réunis à Lourdes ont décidé de créer deux groupes de travail qui rendront compte de leur mission au cours de l'assemblée plénière de
novembre 2010 :
- Le groupe de travail "environnement et écologie", présidé par Mgr Marc Stenger, évêque de Troyes,
- Le groupe de travail "rassemblements dominicaux", présidé par Mgr Jean-Christophe Lagleize, évêque de Valence.
Par Maximilien Bernard
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Publié dans : Conférence épiscopale
Vendredi 6 novembre 2009
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/11
/2009
08:33
Le Cardinal Vingt-Trois, président de la CEF, a clairement critiqué les orientations prises par Mgr Rey, évêque de
Fréjus-Toulon, qui seraient vouées à l'échec. Dans un entretien à La Croix, l'archevêque de Paris répond en
effet :
"La Croix : On a quand même le sentiment d’une grande diversité, selon les évêques…
Je ne suis pas surpris qu’il y ait une différence d’approche, pourvu que cette différence
s’appuie sur un travail. C’est-à-dire que ce n’est pas simplement « au chic ». On peut avoir un évêque qui croit aux communautés nouvelles : il sonne la cloche, appelle six communautés
nouvelles dans son diocèse et pense que ça va marcher ! Cela va peut-être marcher tant qu’il sera là, mais après ? Le ministère de l’évêque est, en partie, de construire la communion, de la
fortifier entre chrétiens."
Il est vrai que le Cardinal archevêque de Paris refuse mordicus de confier une chapelle à une communauté non diocésaine dans la capitale. Il faut savoir aussi que l'indépendance d'esprit de Mgr
Rey perturbe le noyau dirigeant de la Conférence épiscopale. Il se dit même que Mgr Rey pourrait obtenir prochainement le chapeau de cardinal de la Sainte Eglise. De quoi effectivement en faire
pâlir plus d'un en France.
Par Maximilien Bernard
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