Summorum Pontificum

Mardi 16 mars 2010 2 16 /03 /2010 07:34

Mgr Jean-Pierre Batut, évêque auxiliaire du diocèse de Lyon, présente les premiers contours de la Maison Sainte Blandine :

"Depuis longtemps déjà, les jeunes dont la foi a grandi dans la communauté de l’Emmanuel ont une année de fondation spirituelle qui leur est propre. De la sorte, ce qui les a fait grandir dans leur foi est pris en compte. Ensuite, ils se retrouvent la plupart du temps dans les mêmes séminaires que les autres. Ils y arrivent avec leur patrimoine spirituel, s’ouvrent au patrimoine spirituel des autres, et tout le monde en bénéficie. C’est quelque chose d’analogue qui est projeté pour les jeunes qui, ayant grandi dans la tradition liturgique tridentine, souhaiteront entrer en « propédeutique » à Sainte Blandine. D’une part ils n’y viendront pas de leur propre mouvement, mais envoyés par leur évêque ; d’autre part, les grands piliers de l’année de fondation spirituelle y seront présents comme partout ailleurs : la vie fraternelle, l’accompagnement spirituel, la lecture intégrale de l’Écriture (Ancien et Nouveau Testament), la formation à l’oraison, le mois au service des plus pauvres, la grande retraite de 30 jours selon les Exercices de Saint Ignace. Cela étant, il y aura la spécificité de la forme liturgique, célébrée couramment mais non de manière exclusive, et une formation plus développée au patrimoine grégorien par exemple.

Vous dites qu’ils seront « envoyés par leur évêque ». Il ne s’agit donc pas d’une initiative lyonnaise ?

C’est une initiative du diocèse de Lyon, mais conçue pour être un service mis à la disposition de tous les diocèses de France. La réflexion préparatoire avec notre archevêque a d’ailleurs associé d’abord les évêques de la Province de Lyon en raison de la proximité géographique, mais aussi le président de la Conférence des évêques de France. C’est pourquoi, si le projet voit le jour à la rentrée de septembre, les jeunes de la Maison Sainte Blandine pourront provenir de diocèses très variés, mais toujours, je le répète, en étant envoyés par leur évêque. Et c’est leur évêque qui décidera ensuite du séminaire dans lequel ils poursuivront leur formation."

Certes, comme le note SPO, il s'agit là


"d’une stratégie de débordement des communautés Ecclesia Dei, et éventuellement demain, de la Fraternité Saint-Pie X, afin que les demandes de messes traditionnelles ne soient plus confiées à ces instituts. Plus largement encore, il s’agit d’une stratégie de récupération des vocations qui se seraient dispersées sinon dans ces fameux instituts".

C'est aussi, en quelque sorte, un couteau à double tranchant pour nos évêques : cette opération de récupération de vocations pourrait aussi re-traditionaliser les séminaires, qui en ont bien besoin, sans forcément affaiblir les instituts Ecclesia Dei. On sait en effet que l'offre crée la demande. Aujourd'hui, le quart des séminaristes français sont attachés à la forme extraordinaire. Il se pourrait que, demain, ils soient beaucoup plus.

Par Maximilien Bernard
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Lundi 15 mars 2010 1 15 /03 /2010 17:14

Voici ce que nous apprend la lettre 221 de Paix Liturgique :

"Il y a quelques mois, la Conférence a chargé Mgr Planet de faire une enquête auprès de ses confères pour la préparation de l’assemblée de Lourdes du 22 au 26 mars 2010, et en vue des prochaines visites ad limina des évêques de France à Rome, concernant les messes célébrées selon la forme extraordinaire. [...] Le questionnaire adressé aux évêques était ainsi détaillé :
 
1 – Messes célébrées selon l’indult de 1984
Nombre de lieux concernés :
Pour quel nombre de messes dominicales :
Pour quel nombre de messes en semaine :
Nombre de fidèles concernés :
Nombre de messes confiées à des prêtres diocésains :
Nombre de messes confiées à des prêtres de communautés Ecclesia Dei :
Quelles communautés : ...         
 
2 – Messes instaurées depuis le Motu Proprio SUMMORUM PONTIFICUM
Nombre de lieux concernés :
Pour quel nombre de messes dominicales :
Pour quel nombre de messes en semaines :
Nombre de fidèles concernés :
Nombre de messes confiés à des prêtres diocésains :
Nombre de messes confiées à des prêtres de communautés Ecclesia Dei ;
Quelles communautés : ...

Nombre de baptêmes célébrés selon la forme extraordinaire :
Nombre de baptisés :
Nombre de confirmations :
Nombre de confirmés :    "

Voici le commentaire de Paix Liturgique :

"La distinction que fait le questionnaire entre les messes célébrées selon l’ancien régime juridique (1984 repris par 1988) et les messes célébrées selon le nouveau régime juridique nous paraît partiellement inadéquate, dans la mesure où, pour répondre à des demandes conformes au Motu Proprio de 2007, un certain nombre d’évêques ont organisé des célébrations – assez souvent confiées à des communautés Ecclesia Dei – sur le type de l’indult de 84-88. [...]
 
A la veille du Motu Proprio du 7 juillet 2007, la liturgie traditionnelle était célébrée en France dans 132 églises ou chapelles avec l'accord de l’ordinaire du lieu dans le cadre du Motu Proprio Ecclesia Dei de Jean-Paul II [...]

Aujourd’hui, on dénombre :
- 81 nouvelles chapelles ou églises de plus dans lesquelles est célébrée, tant en vertu du régime juridique ancien que des dispositions canoniques nouvelles, la messe traditionnelle. En d’autres termes, le nombre de lieux « autorisés » est passé de 132 à 213, soit une progression de 61%. L’augmentation du nombre des fidèles est certaine, mais difficile à évaluer. Un point certain : lorsque la messe est célébrée dans une paroisse, elle attire un public du lieu qui jusque-là ne se déplaçait pas pour assister à une messe traditionnelle, surtout si l’horaire concédé est « normal » ; mais ce public local ne se déplace pas, c'est-à-dire que si la célébration est reportée dans une autre paroisse de la ville, il attire un public pris dans cette nouvelle paroisse, sans que ceux qui assistaient à la messe précédente ne se rendent en ce nouveau lieu.
[...] Mais la « demande » de forme extraordinaire (un tiers des catholiques pratiquants) est très imparfaitement remplie :

1°/ Il eût été judicieux de s’adresser aussi, d’une manière ou d’une autre, aux curés de paroisse. Qu’il nous soit permis de rappeler que le dispositif du Motu Proprio Summorum Pontificum repose sur le curé de paroisse [...].
 
2°/ L'enquête n'évoque pas non plus la question des demandes, pour la plupart insatisfaites : 
 
[...] environ 1/3 des catholiques pratiquants (parfois plus) assisteraient tous les dimanches à la célébration de la forme extraordinaire du rite romain si elle était célébrée dans leur paroisse. Chiffre qui indique une tendance très lourde et qui est d’autant plus considérable que « l’offre » quasi universelle dans les paroisses reste celle de la messe selon la forme ordinaire. [...] 350 groupes de familles catholiques ont présenté une demande formelle (généralement matérialisée par une ou plusieurs lettres). Plus de 600 groupes ont entrepris des démarches identiques mais de manière informelle (demandes orales pour la plupart)."

Par Maximilien Bernard
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Jeudi 11 mars 2010 4 11 /03 /2010 07:23
Extraits de la lettre n° 220 de Paix Liturgique :
  • "Plus gros diocèse de France (en nombre de fidèles), ce diocèse a pour archevêque le Cardinal Vingt Trois, également Président de la Conférence des Évêques de France. La manière dont le Motu Proprio Summorum Pontificum est reçu et appliqué ou non à Paris n’est pas, de ce fait, sans influence sur la pastorale envers les fidèles attachés à la messe traditionnelle mise en œuvre ou non dans les autres diocèses français. A Paris, il se dit que « la célébration de la messe traditionnelle est déjà très largement suffisante pour répondre aux besoins ». Pourtant, nous avons pour notre part connaissance de plus d’une trentaine de demandes sérieuses d’application du Motu Proprio dans des paroisses parisiennes qui sont demeurées infructueuses. Afin de faire avancer le débat, nous avons souhaité faire intervenir un tiers professionnel et objectif afin de prendre la température et d’appréhender l’intensité de la demande à Paris. Ainsi, nous avons fait réaliser un sondage [...]
  • Question n° 1 : Vous considérez-vous comme catholique ? (1785 sondés) Réponse : OUI : 47,6 % NON : 50,8 % Je ne souhaite pas répondre : 1,6 %
  • Les questions suivantes concernent uniquement l'échantillon de 850 Parisiens se considérant comme catholiques (pratiquants ou non).
  • Question n°2 : Assistez-vous à la messe ? Réponse : Chaque semaine : 9,9 % Tous les mois : 3,5 % Pour les grandes fêtes : 16,7 % Occasionnellement (mariages…) : 43,8 % Jamais : 26,1 % NSPP : 0,6 %
  • Question n°3 : Le pape Benoît XVI a rappelé en juillet 2007 que la messe pouvait être célébrée à la fois sous sa forme moderne dite « ordinaire » ou « de Paul VI » - en français, le prêtre faisant face aux fidèles, la communion étant reçue debout – et sous sa forme traditionnelle dite « extraordinaire » ou « de Jean XXIII » - en latin et grégorien, le prêtre tourné face à l’autel, la communion reçue à genoux. Le saviez-vous ? Réponse : Oui : 54,7 % Non : 45, 3 %
  • Question n° 4 : Considéreriez-vous comme normal ou pas normal si les 2 formes liturgiques devaient être célébrées régulièrement dans VOTRE paroisse ? Réponse : Normal : 50,6 % Pas normal : 24,5 % NSPP : 24,9 %
  • Question n°5 : Si la messe était célébrée en latin et grégorien sous sa forme extraordinaire dans VOTRE paroisse, sans se substituer à celle dite ordinaire en français, y assisteriez vous ? Réponses :
  • Parmi les pratiquants "hebdomadaires" - 24 % y assisteraient chaque semaine - 4 % une fois par mois - 2,5% lors des grandes fêtes - 40 % occasionnellement Soit un total de 70,5 % de ces pratiquants qui y assisteraient au moins de temps en temps
  • Parmi les pratiquants " mensuels" - 10% y assisteraient chaque semaine - 37 % une fois par mois - 13% lors des grandes fêtes - 23 % occasionnellement Soit un total de 83 % de ces pratiquants qui y assisteraient au moins de temps en temps
  • Ce qui confirme qu’à Paris comme ailleurs, plus d'un tiers des catholiques pratiquants assisteraient volontiers à la messe célébrée dans sa forme Extraordinaire si elle était célébrée dans leur paroisse. 
  • LES COMMENTAIRES DE PAIX LITURGIQUE
  •  1/ Ce sondage ne fait que mettre en lumière une évidence bien connue de tous (y compris du clergé et des cadres de l’évêché) : dans le diocèse de Paris, l’attachement à la forme extraordinaire du rite romain est conséquent et la demande très largement insatisfaite [...].
  • 2/ Des chiffres ? [...]  Concrètement, ce sondage nous indique que 35.420 fidèles parisiens assisteraient à la messe traditionnelle tous les dimanches si elle était célébrée dans LEUR paroisse, 31.372 le feraient une ou deux fois par mois (93.102 seulement pour les grandes fêtes). [...]
  • 3/ [...] Notons que ce sondage n’est que la confirmation de tous les sondages commandités par Paix Liturgique depuis 2001 [...]
  • 4/ Seuls 24,5 % des catholiques parisiens ne trouvent pas normal que les deux formes du rite romain cohabitent paisiblement dans les paroisses [...]. L’opposition à l’application du Motu Proprio à Paris, qui est faible partout (faible dans la mesure où la forme ordinaire reste lourdement majoritaire dans la célébration), est sensiblement plus faible à Paris. Elle est peut être le fait de certains ecclésiastiques mais force est de reconnaître qu’elle est largement minoritaire chez les fidèles et qu’elle pourrait devenir totalement marginale si tous les fidèles connaissaient l’existence du Motu Proprio et la possibilité pour tous les curés de célébrer librement la forme extraordinaire du rite romain"
Par Maximilien Bernard
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Lundi 1 mars 2010 1 01 /03 /2010 07:12
Mgr Jean-Pierre Batut, évêque auxiliaire de Lyon, a été chargé par le cardinal Barbarin de superviser la maison Sainte-Blandine. Elle accueillera pour un an à partir de la rentrée de septembre 2010 des jeunes attachés à la forme extraordinaire du rite romain, et qui souhaitent discerner une vocation de prêtre diocésain. Mgr Batut a été interrogé par Famille chrétienne :
  • b.JPGPlus qu’une année de propédeutique - plutôt tournée vers l’enseignement -, il s’agira d’une année de fondation spirituelle. C’est un peu analogue à une année de noviciat, chez les religieux. Elle a pour but de s’assurer de l’appel de Dieu et des fondements spirituels pour y répondre. Elle comprendra donc trois « piliers » : la vie avec d’autres qui se posent les mêmes questions, sous la conduite d’un supérieur, une grande retraite d’un mois, selon les exercices de Saint-Ignace ou sous une autre forme, et une expérience forte au contact des plus pauvres.
  • Quelles en seront les particularités ?
  • Tout d’abord, ce sont ceux à qui elle s’adresse : il s’agit des candidats au sacerdoce qui ont grandi dans la liturgie tridentine, ou qui ont découvert la foi grâce à elle, et souhaitent qu’elle ait une place dans leur formation et dans leur futur ministère. Cette demande est légitime parce que la forme extraordinaire de l’unique rite romain a sa place dans la vie de l’Eglise, et donc dans la formation des futurs prêtres. Cela entraîne des spécificités dans leur formation : en plus des trois piliers évoqués, il faut que les besoins particuliers de leur futur ministère soit assurés. Par exemple, la liturgie tridentine fait une part importante au chant grégorien, même si la formation au grégorien a du sens aussi dans les autres séminaires. Dernière particularité, importante, cette année s’adresse à des futurs prêtres diocésains. Les candidats seront présentés par leur évêque. Cela souligne dès le début qu’ils ne sont pas candidats à être diocésains abstraitement, hors de tout lien avec une Église diocésaine.
  • Cette année est-elle destinée à devenir un séminaire ?
  • Ce n’est pas le projet. Il est très important que les membres d’un presbyterium diocésain reçoivent une formation commune. On peut dire que les jeunes issus de la maison Sainte-Blandine seront un peu comme les prêtres de l’Emmanuel, qui sont membres d’une communauté, ont leur spécificité, mais en même temps suivent la même formation que les autres futurs prêtres de leur diocèse.
  • Peut-on être pleinement diocésain tout en étant attaché à la liturgie tridentine ?
  • Non seulement on le peut, mais c’est nécessaire. Comme la forme extraordinaire a tout à fait sa légitimité, on aura besoin de prêtres pour la célébrer, sans exclusive. « Extraordinaire » ne veut pas dire « exclusif ». De même que l’évêque a besoin de prêtres qui soient formés en bioéthique ou qui sachent s’occuper de jeunes, de même, il a besoin de prêtres qui sachent célébrer la liturgie dans la forme extraordinaire, pour que tous les fidèles qui y sont légitimement attachés puissent y avoir accès.
  • Ces prêtres remplaceront-ils ceux des Instituts Ecclesia Dei ? Ceux-ci sont-ils encore légitimes aujourd’hui ?
  • Tout ce qui est reconnu par l’Eglise est légitime, donc la question ne se pose pas. Mais aujourd’hui, un jeune qui pense être appelé au sacerdoce et qui souhaite célébrer un jour la messe sous les deux formes est obligé de choisir entre une formation Ecclesia Dei, où habituellement est pratiquée la seule forme extraordinaire, et une formation classique, où habituellement est pratiquée la seule forme ordinaire. Avec l’année Sainte-Blandine s’ouvre une troisième voie, qui permet de discerner une vocation diocésaine en mettant la question liturgique à sa vraie place. Un certain nombre de prêtres ont quitté telle ou telle communauté Ecclesia Dei pour rejoindre les diocèses, parce qu’ils avaient découvert, une fois devenus prêtres, que la liturgie ne justifiait pas l’appartenance à une fraternité de prêtres particulière : c’étaient en réalité des hommes qui avaient tout simplement une vocation diocésaine, mais que les controverses sur la liturgie avaient troublés au point de leur faire penser qu’ils ne pourraient vivre leur spécificité qu’en renonçant à être des diocésains comme les autres. Depuis le Motu proprio de Benoît XVI, les choses peuvent se faire beaucoup plus simplement, en se mettant directement à la disposition de son évêque. J’en suis heureux, car j’ai toujours pensé que ce sont les prêtres diocésains qui réévangéliseront notre pays, et qu’être prêtre diocésain est la plus belle des vocations."
Par Maximilien Bernard
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Samedi 27 février 2010 6 27 /02 /2010 12:10
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Il s'agit de Monseigneur Kratz, évêque auxiliaire de Strasbourg, célébrant les confirmations en la paroisse de La Croix Gorieuse le 31 janvier.
Par Maximilien Bernard
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Jeudi 25 février 2010 4 25 /02 /2010 12:14
Nos confrères de Summorum Pontificum Observatus publient en avant-première un sondage effectué par l'association Paix Liturgique sur l’intérêt des catholiques pour la Messe traditionnelle à Paris (intra muros). Les détails de cette étude seront rendus publics prochainement.

Néanmoins, l’archevêque de Paris, le cardinal André Vingt-Trois, en a déjà eu communication. Voici donc l'essentiel de ce sondage, réalisé par des professionnels :
  • 34,5% des catholiques pratiquants réguliers de l’archidiocèse se disent désireux d’assister chaque semaine à une Messe dominicale célébrée selon la « forme extraordinaire du rite romain». 
Alors que le nombre de catholiques diminue, le nombre de catholiques attachés au missel de 1962 croît !

Il reste à Mgr André Vingt-Trois à ouvrir paternellement les yeux sur la réalité de son diocèse et à ne plus s'opposer aux demandes légitimes de ses fidèles, qui financent par leur denier, la vie de l'Eglise à Paris.
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Par Maximilien Bernard
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Lundi 22 février 2010 1 22 /02 /2010 06:52

La lettre 217 de Paix Liturgique insiste sur l'application du motu proprio Summorum Pontificum. Extraits :

"Nous avons souvent insisté, et il nous semble utile de le faire à nouveau : le Motu Proprio Summorum Pontificum du 7 juillet 2007 a établi un ensemble de règles pour l’exercice d’un droit, qualifiable de droit spirituel de nature cultuelle des fidèles laïcs comme on le verra plus loin, droit dont la Lettre apostolique constate l’existence. Ces règles, tous les intervenants, ministres du culte et fidèles laïcs, doivent les respecter avec soin pour bien adhérer à l’esprit du législateur, en l’espèce du Législateur Suprême, le Souverain Pontife. Il y va du sensus Ecclesiae, du sens de l’Église."

Y compris nos évêques :

"En premier lieu, il convient donc que le « groupe stable de fidèles » attachés à la liturgie antérieure fasse au curé de la paroisse (et non à l’évêque) une demande de célébration de messe selon la forme extraordinaire que le curé «accueillera volontiers» (art. 5 § 1). En soi le curé ne peut refuser l’application de ce droit spirituel de nature cultuelle des fidèles laïcs. Il peut seulement faire valoir des difficultés pratiques, généralement provisoires, que l’évêque aura soin de l’aider à résoudre (cf. 2°). Aucun mode n’est prévu, aucun n’est interdit, pour que le groupe se reconnaisse comme tel et prenne la décision commune de faire une demande au curé du lieu. L’importance du groupe n’est aucunement spécifiée. [...]

Si le groupe de fidèles n’obtient pas du curé la satisfaction de sa demande, il doit en informer l’évêque diocésain. Celui-ci «est instamment prié d’exaucer ce désir» (art. 7). Ici encore, le refus du curé n’a pas à être constaté selon des formes particulières : il peut résulter d’une lettre, d’un refus oral, de l’écoulement d’un laps de temps sans réception d’une réponse. De même, l’information peut être transmise à l’évêque par lettre, ou oralement. On pourrait aussi dans les cas les plus difficiles penser à des requêtes plus formelles. Mais inversement, il serait normal que l’évêque s’inquiète de lui-même du désir des fidèles de son diocèse avant même que lui soit parvenue une quelconque « information » (éventuellement, il pourrait aider ce désir à s’exprimer) et qu’il invite instamment ses curés à considérer favorablement cette aspiration, même implicite, en les encourageant à proposer d’eux-mêmes la célébration de la messe en forme extraordinaire dans leurs paroisses. [...]

Si l’évêque ne pourvoit pas à cette forme de célébration, il faut « en référer » à la Commission Ecclesia Dei. Cet acte est posé soit par le groupe demandeur (art. 7), mais il peut aussi être le fait de l’évêque lui-même (art. 8)."

Par Maximilien Bernard
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Jeudi 18 février 2010 4 18 /02 /2010 11:27

L'évêque de Gap a reçu une lettre anonyme. Il y répond. Extraits :

"Que me reproche t-on ? Je cite les termes de la lettre. « La prise en charge par le diocèse d’un intégriste a surpris et mécontenté beaucoup de monde. » De qui s’agit-il en fait ? D’un prêtre qui célèbre la messe pour la communauté Saint Pie V. Celui-ci travaille aux archives diocésaines à mi-temps. Il participe aux réunions du Conseil presbytéral, du doyenné de Gap, il est toujours présent aux rassemblements diocésains. Il concélèbre chaque fois que l’occasion se présente. Je lui ai confié la charge de la communauté Saint Pie V dans le cadre de l’application du « Motu Proprio » tel que le Pape l’a demandé. Depuis, cette communauté qui vivait en marge du diocèse, participe à la vie pastorale sans se sentir ni rejetée, ni jugée, ni injustement traitée «d’intégriste». Les responsables ont accepté que la communauté Saint Pie V, sans être paroisse, ait le même statut que les paroisses du diocèse sur le plan financier. Elle participe ainsi, de fait, financièrement à la vie du diocèse. J’ajoute que ce prêtre et les responsables de la communauté Saint Pie V entretiennent des relations loyales avec l’évêque, le vicaire général et les prêtres du doyenné de Gap. Qu'y a-t-il d’anormal à prendre en charge ce prêtre au même titre que les autres prêtres du diocèse ? Anormal, serait-ce la réponse que des baptisés aurait à donner à la dernière prière du Christ : «Père, qu’ils soient un comme toi et moi, nous sommes un» ! Cette prière du Christ est la prière de tout évêque. C’est une prière audacieuse et risquée. Elle engage une charge de tous les jours.

De quel droit, mettrions-nous hors de la communion, des baptisés qui, certes avec une sensibilité liturgique propre, sont en pleine communion avec l’Eglise ? Je cite encore : «Dans le débat des critiques ont été formulées contre vous. (Le contraire m’aurait étonné. J’ai dans ce domaine une grande expérience !) Les plus jeunes les ont résumées comme ceci : c’est par ambition qu’il fayote avec Benoit XVI ! Ce qui a entrainé que lui-même soit fortement mis en cause, ce qui n’avait pas encore été fait entre nous.» Si mettre en application ce qu’a demandé Benoit XVI dans le «Motu Proprio» c’est «fayoter», alors nous sommes plus d’une centaine d’évêques en France à «fayoter». Quand tout le monde fayote il y a peu de chance de tirer bénéfice de son fayotage !"

Que Mgr Di Falco ne cède pas à la pression moderniste, voilà une bonne chose. Mais néanmoins, il faut rappeler que, concernant l'application du motu proprio, il n'y a qu'une seule messe paroissiale selon la forme extraordinaire du rite romain pour tout le diocèse de Gap.

Par Maximilien Bernard
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Samedi 13 février 2010 6 13 /02 /2010 16:09
Le Metablog analyse une information parue sur Agoramag, le blog de Xavier Arnaud, célèbre webmaster du Forum catholique. Cela concerne la différence entre le nombre de messes selon la forme extraordinaire autorisées par l'épiscopat et le nombre de messes non autorisées :
  • J’ai retenu les pays comptant chaque dimanche plus de 20 messes, pour que les pourcentages aient un sens. Sur la première marche du podium (Campos oblige), les évêques brésiliens autorisent 87,5% des messes dites chaque dimanche (42 sur 48). A côté, les évêques italiens: 84,9% d’autorisation (73 sur 86). Presque aussitôt, les Etats-Unis, très généreux: 80,5% d’autorisation (289 sur 359). Sur la seconde marche du podium, le Royaume-Uni: 69,8% d’autorisation (37 sur 53). Tout de suite après, les chiffres descendent.
  • Australie: 60,7% (17 messes autorisées sur 28), Canada presque pareil (23 sur 39), et Pologne: 57,7% (15 sur 26). L’Allemagne n’est qu’à 55,7% (49 sur 88), et la France est dans le bas du classement de la générosité épiscopale, avec 50% seulement d’autorisation. Seule la Suisse fait pire : 21 messes autorisées sur 45. Autrement dit, aux États-Unis, pour une messe « FSSPX », on compte quatre fois plus de messes autorisées. Si les évêques français se montraient aussi généreux, ils autoriseraient 644 messes. Ils n’en autorisent que… 156."
Par Maximilien Bernard
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Vendredi 12 février 2010 5 12 /02 /2010 10:30

Quelques jours après la révélation de la demande de condamnation des traditionalistes par l'archevêque de Paris, Patrice de Plunkett se livre, sur son blog, à un étrange parallèle :

"1910-2010 – Centième anniversaire de la naissance de l'intégrisme : un siècle de manoeuvres venimeuses dans l'Eglise catholique (et ce n'est pas fini)"

Dénonçant ce réseau, qui aurait été constitué d'anonymes et d'intrigants (mais Plunkett cite un prélat romain nommé Umberto Benigni - il faudrait savoir !), Patrice de Plunkett justifie sa note :

"Pourquoi commémorer aujourd'hui ce lamentable réseau ? Parce que la campagne révoltante rallumée cette semaine contre Mgr Fisichella nous y contraint, tant elle rappelle les façons des sbires de Mgr Benigni."

Etrange relation : nous aurions pensé que M. de Plunkett visait plutôt Paix Liturgique ou même ce modeste blog - qui n'ont aucun lien - ("l'envoi de délations sur les uns et les autres, confluant à Rome dans le bureau de Mgr Benigni, puis diffusées en plusieurs langues sous formes de circulaires, toujours signées de pseudonymes à la manière de certains sites internet d'aujourd'hui."). Et Mgr Fisichella n'est pas contesté par n'importe qui. On pourrait évoquer Mgr Schooyans, qui a remis en cause un article de Mgr Fisichella. Mais allons plus loin : le fameux article en cause de Mgr Fisichella, paru dans l'Osservatore Romano, et condamnant l'attitude de l'évêque de Recife au Brésil suite à l'avortement forcé d'une fillette de 9 ans, avait du faire l'objet d'une note rectificative de la part de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Faut-il penser que Patrice de Plunkett interpelle directement la première congrégation de la Curie ?

Voilà la relation : c'est à la Congrégation pour la doctrine de la Foi que Mgr Vingt-Trois a demandé la condamnation des traditionalistes. Par sa note, qui se termine par la dissolution de la fameuse Sapinière par le Pape Benoît XV (elle était devenue inutile), Plunkett semble demander à Rome d'avoir la même attitude à l'égard des traditionalistes un peu trop remuant pour Mgr Vingt-Trois.

Ce que ne dit pas Patrice de Plunkett, c'est que le saint pape Pie X finançait la Sapinière et que le futur Pie XII y aurait appartenu...

Par Maximilien Bernard
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Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /2010 22:39
Dans un long mais riche billet, Christophe Saint-Placide rapporte l'information selon laquelle le Cardinal archevêque de Paris aurait fait pression auprès du Saint-Siège pour obtenir une «condamnation» par le cardinal Levada, Président de la Commission Ecclesia Dei, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, de l’insupportable activité des demandeurs de messes selon la forme extraordinaire.

Cette information n'est pas étonnante.

Un vent de panique souffle en effet avenue de Breteuil à Paris, au siège de la Conférence épiscopale.

Mgr Vingt Trois
, qui a l'habitude de tout traiter avec mépris et arrogance, s'affole (au point de réquisitionner les forces de l'ordre pour expulser des catholiques) et communique désormais en interne sur les initiatives qui fleurissent sur internet et ailleurs en faveur du motu proprio Summorum Pontificum. Il vient donc de décider de passer à l'action. Rome l'écoutera-t-il ? Christophe Saint-Placide en doute fort...
Mgr Simon, vice-président de la CEF, a récemment tenté d'intimider le Forum Catholique.
Mgr Herouard, secrétaire général de la CEF (auteur d'une note contre la communion dans la bouche), s'est fendu d'une réponse à des demandeurs de messe de Versailles qui se plaignaient des propos tenus par le Cardinal Vingt-Trois et rapportés dans La Croix. C'est bien la première fois que la CEF dément son organe de presse (presque) officiel. Et encore, pour un vrai démenti, on attend le droit de réponse de la CEF dans le quotidien.

Au blocage méprisant, vient de succéder une offensive de la Conférence épiscopale à l'encontre des demandeurs de la forme extraordinaire. On comprend mieux ses silences sur les sujets d'actualité : la CEF a d'autres chats à fouetter...
Par Maximilien Bernard
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Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /2010 15:26
b-copie-1.JPG Pour qui le connaît, cette nouvelle n'est pas surprenante, puisque, alors curé, l'abbé Brouwet n'avait pas hésité à célébrer cette forme lors du pèlerinage de Chrétienté à Chartres (photo). Devenu évêque, il avait accompagné les fidèles de son diocèse sur les routes de Chartres.

Monseigneur Nicolas Brouwet viendra célébrer dimanche prochain 7 février à 10h30 une messe selon la forme extraordinaire du rite romain en l'église Saint-Jean-Baptiste du Plessis-Robinson. Cette messe sera l'occasion de rendre grâces pour ce qui a été fait au Plessis-Robinson pour l'application du Motu Proprio, et notamment la mise en place d'une célébration hebdomadaire depuis septembre dernier.
Par Maximilien Bernard
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Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /2010 20:02
Un sondage est ouvert à tous, liseurs inscrits ou non au Forum Catholique.

Pour participer, cliquez ici. Pour suivre l'évolution des résultats, cliquez là.
Par Maximilien Bernard
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Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /2010 18:31

Il s'agit d'un dialogue virtuel, publiée dans la dernière lettre de Paix Liturgique, mais les réponses de l'archevêque de Paris ont toutes été prononcées. Le voici :

"PL : Maintenant que le Motu Proprio a été publié, qu’allez vous faire concrètement à Paris ?
Cardinal Vingt-Trois : « Je n’ouvrirai pas de paroisses personnelles dans le diocèse de Paris car j’estime que des fidèles qui demandent la célébration selon le Missel de 1962, ne sont pas des paroissiens « à part ». Mais cette volonté de ne pas les marginaliser suppose que nous soyons capables de répondre raisonnablement aux demandes qui seront faites. J’ai toute confiance dans votre jugement pastoral et votre capacité pour gérer cette situation avec justice et charité. »
Lettre de Mgr Vingt-Trois à ses prêtres, le 6 juillet 2007  [le motu proprio parle pourtant explicitement de l'instauration de paroisses personnelles. NDMB]

[...]
 
PL : Comment réagissez vous si des demandes d’application du motu proprio se font jour dans votre diocèse ?  
Cardinal Vingt-Trois : « S’il ne s’agit que de petits groupes isolés à ramener au bercail, il faut les traiter avec respect, (...). Mais s’ils cherchent à faire du prosélytisme au détriment du rite de Paul VI, c’est différent. »…  « L’attitude de ces groupes relève d’un relativisme moderne : ils choisissent l’autorité à laquelle ils se soumettent, se réclamant du pape, qui est loin, au détriment des évêques, qui sont proches ».
La Croix, le 20 janvier 2010 

[...]
 
PL : Vous avez rencontré le Saint Père avec deux autres membres de la Conférence épiscopale de France, que lui avez-vous dit ?
Cardinal Vingt-Trois : « On lui a parlé de beaucoup de choses un peu à bâtons rompus parce qu'on est très libres dans nos relations, on a évidemment évoqué aussi la pratique du Motu proprio sur l’application de la forme extraordinaire du rite liturgique et les manœuvres diverses qui essayent d’utiliser internet pour développer une campagne de délation à l’égard des évêques. Il a été très touché et nous a redit avec beaucoup de force sa confiance. »
Interview du Cardinal Vingt Trois en date du 25 janvier 2010"

 

A quand le dialogue réel ?

Par Maximilien Bernard
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Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /2010 07:44
r-copie-14

Il s'agit de Mgr Jean-Yves Riocreux, évêque de Pontoise, venu conférer le 24 janvier 31 confirmations en la paroisse de Belloy-en-France, où officie l'abbé Scrive, uniquement sous la forme extraordinaire du rite romain.
Par Maximilien Bernard
Recommander - Publié dans : Summorum Pontificum

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