Relativisme

Samedi 6 mars 2010 6 06 /03 /2010 14:19

Lu sur le site du diocèse d'Orléans (via le FC):

"Elections régionales, comprendre pour choisir
Une rencontre-débat est organisée par plusieurs associations en vue des élections de mars 2010, où les citoyens français seront appelés à élire leurs représentants dans les conseils régionaux : le 7 mars 2010 de 14h30 à 17h Salle Roger Salengro à Châlette sur Loing
Une rencontre pour s'informer, débattre, échanger sur les "régions" !
Micheline Prahecq, conseillère régionale et conseillère générale du Loiret sera présente pour nous aider à comprendre les enjeux de cette élection."

Micheline Prahecq est membre du Parti socialiste. Sur son blog, elle soutient le Planning familial, connu pour son militantisme en faveur de l'avortement.

Qu'en pense Mgr Fort ?

Par Maximilien Bernard
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Mercredi 24 février 2010 3 24 /02 /2010 06:03

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Il s'agit de Mgr Kratz, évêque auxiliaire de Strasbourg, concélébrant la messe avec une Pasteure protestante, à l'occasion de la reconnaissance de la communauté de paroisses de Bischheim, le 3 février 2008.
Par Maximilien Bernard
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Mardi 16 février 2010 2 16 /02 /2010 07:49

Témoignage accablant de Mgr Jacques Masson : un « mariage religieux » avec Messe et Sacrement du mariage (et non pas bénédiction) a été célébré entre deux divorcés (des vrais, non pas des "mariages" annulés), dans une petite paroisse du Diocèse de Nancy. Lequel diocèse est dirigé par Mgr Jean-Louis Papin.

Par Maximilien Bernard
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Dimanche 14 février 2010 7 14 /02 /2010 14:48
Voici ce que nous apprend Jeanne Smits :
  • "Un groupe de catholiques de Linz, en Autriche, a obtenu le licenciement du directeur de la communication et porte-parole du diocèse, Ferdinand Kaineder, qui s'était distingué en diffusant dans le cadre de son rôle officiel, en 2006, un CD sur la sexualité destiné aux jeunes. Le CD offrait des informations sur l'accès aux produits contraceptifs et renvoyait vers de sites faisant la promotion de l'avortement. Il a été distribué à 15.000 jeunes. [...] En l'occurrence, c'est la création d'une « Initiative de prière fidèles à l'Eglise » dès octobre 2006, après la sortie du CD de Kaineder, qui a fini par conduire les autorités d'un des diocèses les plus progressistes d'Europe a désavouer son porte-parole. Il a suffi de l'action concertée de quelque 350 paroissiens qui ont décidé de verser leur contribution fiscale destinée à l'Eglise non au diocèse, mais sur un compte en séquestre dont ils n'entendaient reverser les fonds au diocèse qu'après la démission ou le licenciement de Kaineder. Sur les 50.000 euros gardés une partie a été transférée au diocèse, le restant des fonds ayant été réparti parmi des mouvements pro-vie.
  • Kaineder a été retiré du poste de porte-parole en juillet dernier, mais tout en conservant son salaire et un titre de directeur émérite de la communication du diocèse de Linz. Ce n'était donc pas un désaveu ; d'ailleurs l'évêque du diocèse, Mgr Ludwig Schwarz, était toujours critiqué pour n'avoir rien dit à propos du CD contraire à la doctrine catholique. Au bout du compte le groupe de catholiques et l'évêques ont fini par se mettre d'accord, les premiers acceptant de débloquer leur denier du culte, le second de renvoyer définitivement l'ex-directeur."
Voilà un exemple de ce à quoi peut vous servir Perepiscopus, notamment en cette période de réclame du denier du culte par les diocèses de France. N'hésitez pas à me faire remonter les actes diocésains contraires à la doctrine catholique.
Par Maximilien Bernard
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Jeudi 11 février 2010 4 11 /02 /2010 12:36

On trouvera sur cet excellent site la monstrueuse liste des actes de profanations recensés en France : tombes profanées, églises incendiées, dégats divers, etc... Ces actes ne datent pas de 1793 ou de 1905, mais de notre époque. Le dernier acte est daté du 28 janvier dernier et concerne 36 tombes profanées.

Mais ce n'est pas suite à ces horribles faits que réagissent les autorités chrétiennes, mais suite à des tags sur la mosquée de Saint Etienne. Et parmi les signataires, on trouve Monseigneur Dominique Lebrun, Évêque de Saint-Etienne. Hélas, il a apposé sa signature sous ces mots :

"Nous vous redisons notre conviction selon laquelle il est possible de vivre ensemble et de participer à la construction d'une même société, par la richesse de nos différences. Vous pouvez compter sur l'ensemble de nos fidèles pour œuvrer à un monde plus juste et fraternel. A ce titre, nous nous réjouissons que vous puissiez bientôt inaugurer votre Grande Mosquée."

Comme l'écrit Yves Daoudal :

"On rappellera que dans les pays musulmans la dhimmitude est imposée et que les non-musulmans sont obligés d'exprimer de chanter les louanges de leurs persécuteurs s'ils ne veulent pas être davantage persécutés. Ce n'est pas encore le cas en France. Cette dhimmitude volontaire est abjecte."

Par Maximilien Bernard
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Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /2010 12:20
Pour Jean Madiran, la volonté manifestée par l'archevêque de Paris de faire condamner les traditionalistes ne vise qu'à masquer ses propres turpitudes :
  • "Avant le 11 janvier 2010, le Cardinal pouvait exercer son hostilité aux dispositions pontificales du 07.07.07 sans avoir besoin, en outre, d’instrumentaliser l’affaire à des fins de diversion tactique.
  • Après le 11 janvier, son hostilité a marqué un redoublement manifeste et provocateur, jusqu’à préparer une condamnation solennelle des traditionalistes qui réclament une messe non point mensuelle ou bi-mensuelle, mais hebdomadaire, chaque dimanche, comme il est normal.
  • Il est bien difficile de croire à une simple coïncidence qui serait accidentelle et sans signification.
  • Tout se passe comme si le Cardinal, voulait, en dramatisant davantage son affrontement avec les traditionalistes, détourner l’attention et obtenir que l’on parle d’autre chose. Autre chose que quoi ? Autre chose que le 11 janvier 2010.
  • Le 11 janvier 2010, comment l’oublier ? lors des obsèques aux Invalides de Philippe Séguin, le Cardinal « présida » une messe de funérailles où l’eucharistie fut distribuée à toute une classe politico-médiatique d’avorteurs, de complices des lois et des pratiques abortives, de prosélytes de la promotion juridique et scolaire de l’homosexualité. [...] On savait d’avance quelles seraient les particularités dominantes de l’assistance. Dans un tel cas, il convient d’afficher à la porte d’entrée, et au besoin de répéter oralement que pour recevoir la sainte communion il faut être baptisé, catholique, et n’avoir conscience d’aucun péché mortel non encore absous. Il ne nous appartient pas de connaître, et encore moins de juger, l’état au for intérieur de tant d’étranges communiants, ni du Cardinal qui « présidait » la messe. Mais au for externe, il est évident qu’il s’agissait de pécheurs publics en grand nombre ; et le Cardinal présidant a mérité le titre, qui l’accompagne désormais, de « président des pécheurs publics ». [...]
  • Vers la fin de la IIIe République, les politiciens publiquement compromis dans une très sale affaire disaient entre eux, en manière de boutade : « Il faudrait une guerre pour faire oublier ça. » Ce qui s’est largement vérifié. Aujourd’hui, quand il parle au Souverain Pontife ou à n’importe qui, le Cardinal sait bien que son interlocuteur pense en silence à l’énorme festival de sacrilèges qu’il a présidé aux Invalides le 11 janvier 2010."
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Par Maximilien Bernard
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Samedi 6 février 2010 6 06 /02 /2010 08:24

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Nous avons déjà eu l'occasion d'évoquer ici le CCFD, et les positions non catholiques de son président, ainsi que les Cercles du Silence qui, sous couvert de charité, soutiennent l'immigration illégale.

On me fait parvenir cette feuille éditée par le vicariat général du diocèse de Versailles (évêque : Mgr Aumonier, vicaire général : père Olivier Leborgne), destinée aux curés de paroisse du diocèse et faisant la promotion tant du CCFD que des Cercles du Silence.

Par Maximilien Bernard
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Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /2010 12:04

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Mgr Le Gall, archevêque de Toulouse a répondu aux journalistes sur l'identité nationale et l'islam :

  • "Le débat sur l'identité nationale a été quelque peu piégé au départ. Nous y réagissons en essayant d'être positifs, l'identité nationale doit se réfléchir « avec » et non « contre », adopter une position de défense n'est jamais très bon. Notre pays s'est construit à partir d'intégrations successives et massives, nos racines sont chrétiennes mais il faut apprendre à se connaître avec les autres religions, musulmane ou juive. Par exemple, la mosquée sur le périphérique a le droit d'exister. C'est normal que les autres religions aient leur espace de vie. Je suis heureux qu'il y ait une mosquée à Toulouse, mais la France n'est pas un pays totalement musulman. Il doit y avoir réciprocité, aussi, pour les autres religions en pays musulmans.

Sur les signes extérieurs de religion, je vois que vous portez une grosse croix au cou, que pensez-vous ?

  • Il n'y a pas vraiment de problème dans la mesure où il ne s'agit pas de symboles de combat ou d'oppression.

Et sur la burqa ? L'interdiction est-elle le meilleur moyen de l'aborder ?

  • Il ne faut pas aborder les choses de façon négative.

Que pensez-vous de l'existence d'un lycée musulman à Toulouse ?

  • Si on veut être cohérent avec le principe de liberté religieuse, je n'y vois pas d'inconvénient."
Par Maximilien Bernard
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Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /2010 12:22

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Mgr Michel Santier
, évêque de Créteil, Président du Conseil pour les relations interreligieuses de la Conférence des évêques de France (dont on connaît le côté peu évangélique) s'indigne dans une déclaration :

"Je regrette que la Mission n’ait pas cru bon d’entendre l’avis des responsables religieux chrétiens et juifs, alors qu’elle a reçu d’autres courants de pensée. La lettre que j’ai écrite au Président de la Mission aurait, au moins, mérité une réponse."

Sur le fond, il indique :

"je suis très réservé sur l’opportunité d’une loi qui ne résoudra pas la question. Si un texte de loi était adopté, le risque pour les femmes musulmanes portant ce voile intégral est qu’elles ne sortent plus de chez elles et soient encore plus marginalisées. Ainsi le résultat pourrait être contraire à l’effet recherché et conduire, par réaction, à une augmentation du nombre de femmes portant cet habit."

Puis il écrit :

"Il est essentiel de distinguer la majorité de nos concitoyens musulmans qui demandent à pouvoir pratiquer librement leur culte et une minorité qui, tout en se réclamant de l’islam, cherche à déstabiliser les démocraties."

C'est de l'aveuglement. Comme le disait le père Daniel-Ange, la majorité des pays où les chrétiens sont persécutés sont des pays musulmans. Et nos musulmans dits 'modérés' sont bien les derniers à condamner les persécutions antichrétiennes.

Enfin, il laisse entendre qu'il faut laisser toute latitude aux musulmans dans notre pays pour espérer une plus grande liberté des chrétiens dans les pays d'islam, ce qui est une absurdité. Les mosquées poussent comme des champignons chez nous, tandis que les églises chrétiennes sont attaquées, voire toujours interdites en terre d'islam :

"Si nous voulons que les chrétiens en situation de minorité dans les pays à majorité musulmane disposent de tous leurs droits, nous devons dans notre pays respecter les droits de tous les croyants à l’exercice de leur culte."

Rappelons, en outre, qu'il n'existe pas de "culte" musulman. Le mot “culte” (du latin colere : adorer) est apparu au XVIème siècle, en pleine Réforme. Il désigne l’hommage que l'ont rend à un dieu par des actes, c'est-à-dire les manifestations extérieures, les cérémonies, les rites d’une religion. Le mot est d’usage courant, sans ambiguïté : rites et pratiques d’une religion. Pour l'islam, qu’en est-il ? Des universitaires suggèrent la traduction de culte par ibâdât, les “actes d’adoration”, qu'ils opposent aux “pratiques sociales” (mu‘âmalât). Mais ce n’est que distinguo d’érudits : la notion de culte, telle que nous l’entendons, n’a jamais eu de réalité dans l'islam. Ibâdât est un terme savant que les journaux et les médias audiovisuels arabes du Proche et Moyen-Orient n’utilisent pas. Ils traduisent notre “CFCM” par “Conseil français pour la religion musulmane” ou par “Conseil français pour l’islam”. (…) Que peut donc mettre un musulman sous le mot culte ? Rien moins que tout l’islam, qui ne distingue pas religion et loi, religieux et politique, sacré et profane, public et privé. L'islam qui régente entièrement la vie des individus.

Par Maximilien Bernard
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Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /2010 12:15
u.jpg Le Père Etienne Uberall est Vicaire épiscopal de l'archidiocèse de Strasbourg (Mgr Jean-Pierre Grallet).
On le savait déjà très favorables aux “messes dansées” au cours desquelles on se trémousse et on tape des mains. Si l’adage lex orandi lex credendi est exact, on peut imaginer que la théologie de certains clercs puisse être passablement secouée à l’issue de telles liturgies...

Commentant le livre du Père Daniel Duigou “Psychanalyse des miracles du Christ”, le Père Etienne Uberall se disait d’accord avec l’auteur qui écrivait qu’entre Jésus et Lazare, il a pu y avoir une “relation de type homosexuel. Allons bon !

Ce mardi soir, sur la chaîne France 3 Alsace, le Père Uberall se dit favorable, en vertu du Concordat, à l’enseignement de l’islam dans les établissements scolaires d’Alsace-Moselle.

Addendum samedi 30 janvier
: Par correspondance, le père Uberall me fait savoir qu'il ne soutient pas les positions du père Duigou, ce dont je me réjouis, et me demande d'enlever ses coordonnées, ce que je fais bien volontiers, bien qu'elles soient accessibles sur internet.
Par Maximilien Bernard
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Mardi 19 janvier 2010 2 19 /01 /2010 07:22
Dans le diocèse de Limoges (Mgr François Kalist), on a invité Madame Florence Taubmann, pasteur de "l'Eglise" réformée, dans l'église St Michel des Lions, l'une des principales églises de Limoges, le 4 décembre dernier.
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Par Maximilien Bernard
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Jeudi 14 janvier 2010 4 14 /01 /2010 12:43

Comme chaque année, des conférences de carême sont organisées à Notre Dame de Paris. Ces 6 conférences se dérouleront du dimanche 21 février au 28 mars sur le thème «Vatican II, une boussole pour notre temps - Plus de quarante ans après qu'est devenu le Concile ?». Le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris - et président de la conférence des évêques de France -, a choisi pour thème le Concile Vatican II, de façon à mettre en évidence «la perspective historique dans laquelle il s'inscrit, l'actualité et la force de ses principaux documents, le sens de la réforme liturgique qui lui est lié et le renouvellement qu'il permet dans l'œcuménisme et dans les rapports de l'Eglise au peuple d'Israël et aux autres religions».

Parmi les 6 conférenciers, on remarque le Rabbin Rivon Krygier. Selon la présentation qu'en fait Zenit, "les Déclarations de Vatican II sur la permanence d'Israël, sur l'œcuménisme, sur le dialogue interreligieux, sur la liberté civile de religion sont le fruit d'un nouvel enracinement et d'une ouverture. La reconnaissance d'Israël comme partie intégrante du dessein de salut a permis de renouer les liens spirituels de l'Église catholique avec le peuple juif après la Shoah. Ce renouveau est inséparable de l'ouverture à l'œcuménisme, des rencontres interreligieuses comme celle d'Assise et du dialogue avec les humanismes séculiers."

Il y a là une ambigüité entretenue sur le non-besoin des Juifs de se convertir. Pourtant, on lit dans la déclaration conciliaire Nostra Aetate :

"Au témoignage de l'Ecriture sainte, Jérusalem n'a pas reconnu le temps où elle fut visitée ; les Juifs, en grande partie, n'acceptèrent pas l'Evangile, et même nombreux furent ceux qui s'opposèrent à sa diffusion. Néanmoins, selon l'Apôtre, les Juifs restent encore, à cause de leurs pères, très chers à Dieu, dont les dons et l'appel sont sans repentance. Avec les prophètes et le même Apôtre, l'Eglise attend le jour, connu de Dieu seul, où tous les peuples invoqueront le Seigneur d'une seule voix et "le serviront sous un même joug" (Sophonie, 3, 9). [...] S'il est vrai que l'Eglise est le nouveau peuple de Dieu, les Juifs ne doivent pas, pour autant, être présentés comme réprouvés par Dieu ni maudits, comme si cela découlait de la Sainte Ecriture."

Et le Cardinal Kasper indiquait, à propos de la prière du Vendredi Saint :
"La vraie question qui pose problème est : les chrétiens doivent-ils prier pour la conversion des juifs ? Peut-il y avoir une mission envers les juifs ? Le mot conversion ne figure pas dans la nouvelle formule de la prière, mais il est présent indirectement quand on prie Dieu pour qu’il éclaire les juifs afin qu’ils reconnaissent Jésus-Christ. De plus, dans le Missel de 1962, chacune des prières a son propre titre. Celui de la prière pour les juifs n’a pas été modifié: "Pro conversione Judæorum", pour la conversion des juifs."

Au-delà de cela, est-il normal qu'un non-catholique vienne prêcher une conférence de Carême dans une cathédrale ? Non.

Par Maximilien Bernard
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Lundi 11 janvier 2010 1 11 /01 /2010 07:20
e-copie-6 La revue Église d’Évreux ressemble aux journaux qui pouvaient être diffusés dans les années 70. Entre quelques publicités des urgences de la clinique d’Évreux, de la Société Générale ou des Pompes funèbres générales, on y parle de «pastorale» et de «cheminement», rarement de «foi» ou de «conversion». Le vocabulaire ressemble davantage à celui de la déclaration des Droits de l’Homme qu’à celui des commandements de Dieu. Il n’y a guère d’exemplaire de la revue Église d’Évreux qui ne fasse pas la promotion du CCFD (Comité catholique contre la faim et pour le développement), de l’ACO (Action catholique ouvrière) ou de la JOC (Jeunesse catholique ouvrière). Les sujets politiques apparaissent en filigrane (écologie planétaire, accueil de l’immigré) dans chaque numéro tandis que les soucis spirituels, comme le salut des âmes, les méditations ou la communion des saints sont des réalités particulièrement évacuées. Les commémorations de l’abolition de l’esclavage font par exemple référence à l’abbé Grégoire ou à Victor Schoelcher sans même parler de Bartolome de Las Casas, homme d’Église qui les a pourtant précédés de trois siècles.

Le pape ferait mieux de se taire

A propos du Sida en Afrique, le pape Benoît XVI est contesté voire réprimandé. Il est accusé de faire de la "polémique" et on lui oppose les personnalités, plus ouvertes, de l’abbé Pierre ou de sœur Emmanuelle :
  • «Il avait répondu à une question d’un journaliste sur le sida. Il a bien dit l’action de l’Église en Afrique contre ce fléau. Mais pourquoi donc a-t-il ajouté cette phrase ambiguë : «On ne peut pas résoudre le fléau en distribuant des préservatifs : au contraire, cela risque d’augmenter le problème.» ? Cette phrase ne pouvait que créer une polémique. […] Pourquoi l’abbé Pierre ou sœur Emmanuelle étaient-ils écoutés, alors qu’ils prônaient eux aussi une éducation à la responsabilité sexuelle ? Parce qu’on les sentait proches des gens».
L’article du vicaire de la mission de France se conclut par une belle leçon de morale au pape :
Hérésie sur l'Eucharistie

Dans la revue officielle du diocèse d’Évreux, l’un de ses prêtres, le Père André Lalier (délégué épiscopal à la formation permanente), était autorisé il y a tout juste trois mois à faire profession d’hérésie sur le dogme de «la présence réelle». Tel est le thème de son article où il explique :
  • "Quand on parle de la présence réelle, on veut parler de la présence réelle du Christ à son Eglise."
 Vous croyez avoir mal lu ? Le prêtre normand précise :
  • «N'imaginons pas que nous mangeons la chair de l'homme Jésus ... La chair dont il est question dans l'Evangile selon saint Jean «Ma chair pour la vie du monde» (Jn 6, 51-53) est la chair du ressuscité, le corps du Christ, un corps «spirituel». Quel est le mode de présence d'un corps «spirituel» ? Non une présence physiologique mais une présence sacramentelle ou symbolique. Le sacrement, le symbole, unissent l'humain et le divin, le plus matériel (le pain) et le plus «spirituel» (le corps du Christ). » Église d’Évreux N° 17 – 15 octobre 2009.

c-copie-24.jpg On ne s’étonnera pas de voir le Père Lalier, dans le numéro 9, justifier l’excommunication "des partisans de Mgr Lefebvre" (alors que le Pape venait de lever l'excommunication des évêques de la Fraternité Saint Pie X) et dire que celle du médecin qui a avorté la fillette de Recife au Brésil est purement et simplement injustifiée ! Il conclut sans autre précision :
«Notons, pour finir, que, contrairement, à une opinion répandue, les divorcés-remariés, ne sont pas excommuniés.»
Église d’Évreux N° 9 – 4 mai 2009
A croire qu'il leur donnerait le Bon Dieu sans confession (un Bon Dieu spirituel, quand on sait ce qu'il en croit...). Alors rappelons à sa place ce que dit l'exhortation apostolique Familiaris Consortio (n°84) :

  • "L'Eglise, cependant, réaffirme sa discipline, fondée sur l'Ecriture Sainte, selon laquelle elle ne peut admettre à la communion eucharistique les divorcés remariés. Ils se sont rendus eux-mêmes incapables d'y être admis car leur état et leur condition de vie est en contradiction objective avec la communion d'amour entre le Christ et l'Eglise, telle qu'elle s'exprime et est rendue présente dans l'Eucharistie. Il y a par ailleurs un autre motif pastoral particulier: si l'on admettait ces personnes à l'Eucharistie, les fidèles seraient induits en erreur et comprendraient mal la doctrine de l'Eglise concernant l'indissolubilité du mariage."

Addendum : Plusieurs lecteurs me signalent que les divorcés-remariés ne sont pas excommuniés. Je n'ai pas écrit l'inverse. Mais j'ai précisé, contrairement à l'abbé Lalier qui se plaît à tout mélanger, qu'ils sont tout de même exclus de la Sainte Communion.

Par Maximilien Bernard
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Jeudi 7 janvier 2010 4 07 /01 /2010 15:35
Dans son hebdomadaire, Daoudal Hebdo, Yves Daoudal écrit :
  • "Mgr Nourrichard est le type même de ces évêques des années 1970 qui faisaient la chasse à tout ce qui pouvait ressembler de près ou de loin à une liturgie traditionnelle, au nom de «l’esprit du Concile». Des évêques qui parlaient sans cesse de «dialogue», mais refusaient tout dialogue avec les catholiques attachés à la Tradition. Des évêques qui parlaient d’«ouverture» et de «tolérance», mais étaient obstinément fermés et pratiquaient une intolérance hargneuse envers les plus fidèles de leurs fidèles. Des pasteurs qui dispersaient leur troupeau et préféraient avoir des églises vides que de déroger à leur «pastorale». La différence est que Mgr Nourrichard n’est pas un vieil évêque cramponné à sa désastreuse pastorale de l’après-concile: il a été sacré en 2005. Il est un clone des dinosaures en voie de disparition. Interrogé par France 3, il a déclaré: «Si vous regardez l’Evangile, jamais le Christ ne dit à quelqu’un de rester là où il est. Il faut toujours sans arrêt aller de l’avant, partir, être en mouvement, annoncer le Royaume de Dieu.» Mgr Nourrichard confond l’envoi des apôtres en mission, chargés d’établir l’Eglise dans le monde entier, et la vie des communautés chrétiennes une fois installées. Dès les Actes des apôtres et les lettres de saint Paul, on voit que des pasteurs sont nommés pour s’occuper de ces communautés, et non pour «être en mouvement».
  • Le code de droit canonique stipule : «Le curé doit jouir de la stabilité et c’est pourquoi il sera nommé pour un temps indéterminé.» L’Instruction de la Congrégation pour le clergé, Le prêtre pasteur et guide de la communauté paroissiale, soulignait: «L’office du curé, étant essentiellement pastoral, requiert plénitude et stabilité.» Cette instruction était datée du «4 août 2002, mémoire liturgique de Saint Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars, patron du clergé en charge d'âmes». En outre, Benoît XVI a placé l’année sacerdotale en cours sous le patronage de saint Jean-Marie Vianney. Or le «curé d’Ars» est resté 40 ans curé à Ars, qui fut sa seule paroisse."

S'ensuit une petite note sur Mgr Nourrichard :
  • e-copie-5"Christian Nourrichard, né en 1948, ordonné prêtre en 1974, a été sacré évêque le 18 décembre 2005 à Evreux, et nommé évêque d'Evreux le 28 janvier 2006. Le lendemain, 29 janvier 2006, était organisée une «fête du peuple de Dieu», dans la salle omnisports d’Evreux (avec les publicités Conforama et Décathlon bien en vue au-dessus de l’autel), pour le départ de l’ancien évêque Mgr Jacques David et l’arrivée du nouveau. Lors de la procession des offrandes fut apporté devant l’autel un monceau de cadeaux hétéroclites, au milieu desquels (en plein milieu, détaché des autres, bien visible), une grande pièce de tissu vert, avec la représentation des mosquées de Médine et de La Mecque et la Chahada, la «profession de foi» musulmane qui est une condamnation du christianisme (photos). Il y avait aussi les représentants du diocèse anglican de Salisbury, car le diocèse d’Evreux est jumelé avec ce diocèse anglican, et désormais ce sont des paroisses du diocèse d’Evreux que Mgr Nourrichard jumelle avec des paroisses anglicanes… Le 12 août de la même année, Mgr Nourrichard participait à l’inauguration de la mosquée de Vernon, en compagnie du sénateur-maire et du consul général du Maroc. Dans ses voeux pour 2010, Mgr Nourrichard parle du réchauffement climatique: hélas les décisions prises à Copenhague ne sont pas à la hauteur des défis à relever, mais «la perception lucide des réalités doit stimuler notre liberté de proclamer la vérité unanimement reconnue» (la vérité de l’idéologie climatique, pas celle du christianisme). Et l’on note cette perle: «Solidaires des hommes nous le sommes tout autant du Royaume de Dieu.» J’avoue que je n’arrive pas à comprendre ce que cela veut dire. La religion de Mgr Nourrichard est très étrange…"

L'affaire est maintenant relatée dans la presse anglosaxonne. Sur le site du diocèse d'Evreux, le chancelier publie son procès-verbal des évènements du 3 janvier (à comparer avec les vidéos - le blog SPO relève la perle qui explique la véritable raison de l'éviction de l'abbé Michel) et l'homélie de Mgr Nourrichard est publiée (à comparer avec ce qu'écrit Yves Daoudal ci-dessus sur la stabilité nécessaire des communautés chrétiennes).

Par Maximilien Bernard
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Jeudi 7 janvier 2010 4 07 /01 /2010 12:48
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Mgr Hippolyte Simon, l'archevêque de Clermont-Ferrand
et vice-président de la conférence des Evêques de France était vendredi 25 décembre l'invité de RTL. Il répondait aux questions de Marc Tronchot. Extraits :
  • "Monseigneur, les français sont actuellement sollicités pour participer à un débat sur leur identité nationale. La religion en générale, l’Église catholique en particulier doivent-elle s’inscrire dans ce débat. La foi majoritairement partagée fait-elle partie de l’identité de notre pays ?

  • Ah, ça c’est une grande question, on n’a pas le temps d’en débattre ici. Pour ma part, j’ai été invité, j’ai envoyé un universitaire qui est directeur de l’Institut théologique d’Auvergne, pour représenter les idées de la doctrine sociale de l’Église. Mais je crois que ce ne sont pas les Églises en tant que telles, parce que la foi est singulière, la foi est personnelle. Et on ne peut pas l’imposer à qui que ce soit, ce serait contradictoire. Donc, ce qui est commun à tout le monde, c’est la liberté religieuse pour que chacun, ensuite, puisse s’engager librement dans la foi. Donc, je ne sais pas si la tradition chrétienne, elle, a façonnée l’identité française, et il faut la connaître à ce titre là mais surtout, ce qui est important, c’est que le respect mutuel et la liberté religieuse soient garantis. Ca, ça fait partie de l’identité française.

  • Donc il n’y aurait pas une identité religieuse mais des identités religieuses en France ou en Europe ?

  • Au sens strict du terme, oui, il y a plusieurs traditions religieuses, mais ce qui est commun, c’est le fait que toutes ces traditions religieuses appellent à se soucier des autres, à respecter les autres, et donc à former une communauté même avec des gens, peut-être, surtout avec des gens qui ne pensent pas exactement comme nous. Mais encore une fois, on peut se respecter et s’estimer par-delà des convictions qui ne sont pas tout à fait les mêmes ou qui sont vraiment différentes."
Rien à voir avec ce que disait Jean-Paul II, en 1980 au Bourget :
  • "Aujourd'hui dans la capitale de l'histoire de votre nation, je voudrais répéter ces paroles qui constituent votre titre de fierté : Fille aînée de l'Eglise. (...) Il n'existe qu'un seul problème, celui de notre fidélité à l'Alliance avec la Sagesse éternelle, qui est source d'une vraie culture, c'est-à-dire de la croissance de l'homme, et celui de la fidélité aux promesses de notre baptême au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Alors permettez-moi de vous interroger : France, fille aînée de l'Eglise, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? Permettez-moi de vous demander : France, fille aînée de l'Eglise et éducatrice des peuples, es-tu fidèle, pour le bien de l'homme, à l'Alliance avec la Sagesse éternelle ? Pardonnez-moi cette question. Je l'ai posée comme le fait le ministre au moment du Baptême. Je l'ai posée par sollicitude pour l'Eglise dont je suis le premier prêtre et le premier serviteur, et par amour pour l'homme dont la grandeur définitive est en Dieu, Père, Fils et Esprit."
Par Maximilien Bernard
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