Vocations

Samedi 13 mars 2010 6 13 /03 /2010 11:35

a-copie-2À l'occasion de l'Année sacerdotale, la Congrégation pour le clergé a réalisé un film d'une demi-heure sur le prêtre, intitulé Alter Christus, avec, comme principale référence le saint curé d'Ars. Il est possible de le voir, en trois parties, sur You Tube, en langue française, italienne, espagnole et allemande (ALTER CHRISTUS 1, ALTER CHRISTUS 2, ALTER CHRISTUS 3).


Outre des extraits de discours des papes Jean-Paul II et Benoît XVI, on note les interventions et témoignages de nombreux cardinaux, évêques et prêtres, dont le cardinal préfet Cláudio Hummes (Congrégation pour le clergé), le cardinal préfet Antonio Cañizares (Congrégation pour le culte divin), le cardinal président émérite Julián Herranz (Congrégation pour l'interprétation des textes législatifs), l'archevêque secrétaire Mauro Piacenza (Congrégation pour le clergé), Mgr Guido Marini (maître des cérémonies liturgiques du souverain pontife)… Ce document très pédagogique, magnifiquement réalisé, met en évidence la beauté du sacerdoce et du don de soi des prêtres à travers le monde.

Mais quel rapport avec nos évêques ? Ce film agite les séminaires diocésains français en donnant un appui officiel et romain à une tendance qui ne cesse de croître parmi les séminaristes de notre pays. L’écho que trouve cette vidéo dans les séminaires de France (dont les chiffres globaux n’ont jamais été aussi bas) est très significatif du renversement de tendance qui s’est produit chez les futurs pasteurs de nos paroisses. Les supérieurs de séminaires, hommes souvent « classiques » ma non troppo, tentent de faire barrage à cette vague de plus en plus traditionnelle. Anecdote significative : dans un séminaire s’est constitué un « groupe stable » de 9 séminaristes (représentant de fait le quart des séminaristes proprement diocésains de ce séminaire) qui a formulé une « demande » selon le Motu Proprio Summorum Pontificum auprès du supérieur, le P. B. : la célébration, une fois par semaine, d’une messe selon la forme extraordinaire. Le supérieur, pour l’instant, n’a pas donné suite.

Si quelqu'un trouve ces vidéos sur le site de la CEF, qu'il ait l'amabilité de me prévenir...

Par Maximilien Bernard
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Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /2010 06:53

Dans le cadre de l'Année sacerdotale, le diocèse de Nanterre vient de publier sur Internet des documents de réflexion sur le cœur de la mission du prêtre et l'appel aux vocations. Les trois documents sur le ministère presbytéral sont à la portée de tous. Ils s'inscrivent dans le cadre des différentes initiatives proposées cette année par le diocèse de Nanterre. Mgr Nicolas Brouwet, évêque auxiliaire du diocèse de Nanterre, explique :

"Les fiches sont à la disposition des paroisses via le site Internet du diocèse. Elles permettent, dans le cadre de l'année sacerdotale, de réfléchir sur le ministère du prêtre et sur sa place dans la communauté. Nous encourageons les petites communautés de foi : nous poussons chaque baptisé à se retrouver régulièrement autour de la Parole de Dieu et d'un thème pour vivre un temps de partage. Les équipes peuvent se saisir de ces fiches qui peuvent aussi nourrir une démarche de Carême".

Chacune des trois fiches aborde le sacerdoce des prêtres, et chacune le déploie avec un regard particulier, de l'ordre du théologique, du témoignage, de l'appel aux vocations.

«Des prêtres pour quelle mission ?» est le titre de la première fiche, réalisée par Mgr Brouwet et le P. Olivier Lebouteux. « Le prêtre est le signe sacramentel du Christ bon pasteur présent au sein de la communauté ! Sa mission ne peut pas seulement se résumer aux actions qu'il accomplit », assure Mgr Brouwet. Des textes issus de l'épître aux Hébreux, des extraits de l'Exhortation apostolique Pastores Dabo Vobis et de la Constitution du concile Presbyterorum Ordinis, ont été choisis pour aider à comprendre le rôle du prêtre et pour revenir au cœur de sa mission.

La deuxième fiche s'intéresse aux figures de prêtres qui ont œuvré dans le diocèse de Nanterre, depuis saint Clodoald (ou saint Cloud, petit-fils de Clovis) à l'Abbé Georges Michonneau, curé du Sacré-Cœur de Colombes dans les années cinquante.

La troisième fiche a été conçue dans l'idée de susciter des vocations, avec cette injonction : «L'appel au ministère presbytéral : l'affaire de tous... parce que le prêtre est au service de tous !» Selon l'évêque auxiliaire de Nanterre :

"Si la communauté comprend la nécessité et le cœur du ministère, si elle a la maturité de savoir accueillir le Christ bon pasteur avec ses charismes différents, alors ce sera plus clair pour les jeunes hommes. Ils pourront se projeter prêtre en étant eux-mêmes, c'est-à-dire sans endosser les rêves et les attentes de la communauté."

Par Maximilien Bernard
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Samedi 20 février 2010 6 20 /02 /2010 07:20
Voici le billet de François Foucart, paru dans le dernier numéro de l'Homme Nouveau :
  • "Au village de Foucart, pays de Caux, on appelle quelqu’un qui se sent bien dans la maison Église un « églisier ». Voilà pourquoi, étant de la famille, on a quelque scrupule à critiquer tel prêtre ou tel évêque, d’autant que « Grosjean qui en remontre à son curé » a quelque chose d’agaçant. Et pourtant… tant d’évêques ont récemment défrayé la chronique que, comme ils disent, « je ne puis me taire ». 
  • Voilà Mgr Nourrichard, évêque [d'Evreux] (après Mgr Gaillot et Mgr David…) qui vient en personne pour vider de son poste l’abbé Françis Michel, curé de Thiberville. On ne discutera pas le droit hiérarchique de l’autorité épiscopale. On sait que, comme dans d’autres diocèses, l’Eure est en chute libre et que l’on « réorganise » le circuit des paroisses. Mais on se dit : pourquoi l’abbé Michel ? Est-ce parce que malgré (ou à cause) du côté tradi et de la soutane cette paroisse est particulièrement vivante et n’entre donc pas dans la perspective catastrophique d’une Église sans prêtres ?
  • D’autant que l’on retrouve la même situation en Corse où Mgr Brunin chasse d’excellents prêtres tels le père Hélie à Ajaccio et le père Polge à Corte parce qu’ils ne sont pas en accord avec « les nouvelles manières de vivre le ministère du prêtre », nouvelles manières qui sont « à chercher » ! On a, hélas !, l’impression que ces évêques sont persuadés que, faute de prêtres et de pratiquants, l’Église que l’on a connue ne renaîtra jamais, et qu’il vaut mieux, comme on le disait dans les années 1970, casser la baraque, raser ce qui reste, toute tentative de retour à un état antérieur étant voué à l’échec.
  • Impression confirmée par l’ineffable Mgr Rouet (Poitiers) qui écrit que « … le manque est une chance que je crois (sic), c’est la chance de créer autre chose, de faire autrement ». Mais alors, faire quoi, puisque « autrement » relève, par nature, d’un vide suicidaire ? 
  • Eh bien, comme on l’a laissé entendre à Lourdes (Assemblée plénière) : confier une paroisse à un fidèle laïc, dès lors qu’un curé modérateur est à ses côtés. Voilà bien une solution nulle, parce que si un prêtre est là autant qu’il soit curé plutôt que « modérateur », et que l’on ferait fuir les derniers fidèles qui viennent chercher non pas un « commando liturgique » mais la messe et les sacrements.
  • Si l’on ajoute ce qu’aurait dit (mais c’est impensable…) Mgr Guéneley (Langres) en s’en prenant à trois de ses confrères parmi les meilleurs (NNSS Centène, Aillet, Rey), cela commence à faire vraiment beaucoup. Parfois, il y a quand même un miracle de courage : la présence au milieu d’une majorité de tradis (pensez donc !) de Mgr Dominique Lebrun, évêque de Saint-Étienne dans ce qui devrait motiver tous ses confrères : une Marche pour la Vie !"
Par Maximilien Bernard
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Mercredi 17 février 2010 3 17 /02 /2010 06:05
Mgr Yves Le Saux, évêque du Mans, a tenu une conférence le 26 janvier, au cinquième colloque de Rome organisé par la Communauté de l'Emmanuel sur le thème «prêtres et laïcs dans la mission». Un texte à lire dans son intégralité, car on y voit un évêque qui a compris la crise que connaît l'Eglise en France. Extraits :
  • l-copie-11.jpg "1) Dans la dynamique du Concile Vatican II, les laïcs ont pris conscience de manière heureuse et positive que l'Eglise n'était pas seulement les évêques, les prêtres, les religieux et religieuses, mais l'Eglise est constituée aussi des baptisés. Ils sont l'Eglise. Plus exactement, ensemble, nous sommes l'Eglise. Les laïcs ne se définissent pas simplement à partir des clercs. Il n'y a pas d'un côté les administrateurs et de l'autre les administrés. Leur identité se définit à partir du baptême. [...]
  • 2) Avant même d'être évêque, mais encore plus depuis que j'ai la charge d'un diocèse, je constate un fonctionnement plus problématique. Dans beaucoup de paroisses, les chrétiens réfléchissent et gèrent le rapport des laïcs aux prêtres à partir de la diminution du nombre de prêtres. La question est alors comment va-t-on faire pour remplacer les prêtres. On réfléchit en termes de remplacement. Permettez-moi un descriptif presque caricatural. On commence par se dire que le prêtre est âgé, il ne peut plus fonctionner seul, il faut quelqu'un pour l'aider. Quand il n'y a plus de prêtre, on se dit : « Que faisait le prêtre ? Que peut-on faire sans être prêtre ? » Parfois, on se met en recherche dans la paroisse de quelqu'un qui pourrait être ordonné diacre. Avec un nouveau débat sur ce que peut faire ou ne pas faire le diacre. Dans ce cas, la relation entre prêtre et laïcs se gère en termes de remplacement face à la diminution du nombre de prêtres, et en termes de ce que peut faire ou ne pas faire un laïc.
  • Nous ne sommes plus dans une chrétienté (je parle pour la France). Le monde qui nous entoure n'est plus chrétien. [...] Mais dans le fonctionnement, dans les réflexions, je constate que l'on continue à vouloir travailler et vivre comme si on était encore dans une chrétienté. On réfléchit en termes de couverture du territoire. Auparavant, il y avait un prêtre dans chaque village. Aujourd'hui, ce n'est plus possible. Alors on confie plusieurs villages à un seul prêtre, pour faire la même chose, mais avec moins de monde. L'étape suivante consiste à faire la même chose, mais avec les laïcs, ou alors, il faut absolument ordonner un diacre. On pense en termes de remplacement. [...]
  • 3) Autre constat. Beaucoup de laïcs sont surtout engagés dans le service de la communauté chrétienne, dans les paroisses, les mouvements, la chorale, le catéchisme, la liturgie...Je ne reviens pas sur le côté positif de tout cela. Il est inimaginable aujourd'hui de penser la vie de nos communautés sans cela. Mais il me semble qu'il y a un véritable risque d'oublier que le premier lieu d'engagement du laïc est dans sa vie familiale, professionnelle, politique, associative, que la première exigence réside dans le rayonnement de la vie baptismale dans le monde. Il y a un risque à proposer comme modèle du laïc engagé quelqu'un qui est au service interne de la communauté chrétienne. Alors que le véritable modèle est celui qui vit pleinement sa vie du baptême au milieu du monde, pour le transformer. De cette situation, découle une forme de revendication de la reconnaissance d'un statut ecclésial particulier du permanent laïc en pastorale, avec la tentation d'oublier que ce sont le baptême et la confirmation qui fondent la mission du laïc. Parfois, nous assistons à une forme de cléricalisation du laïc. [...]
  • 4) En France, on parle aujourd'hui de crise des vocations, et les chiffres sont là. [...] Comment susciter un élan de sainteté, au sens de l'appel universel à la sainteté du Concile Vatican II, chez tous les baptisés ? Les vocations spécifiques ne peuvent éclore que dans une communauté chrétienne traversée par un véritable élan de sainteté. [...] En ce sens, je pense que les services des vocations ne servent à rien. Le service des vocations est la communauté chrétienne dans son ensemble. Je m'interroge quand je vois des communautés chrétiennes dites vivantes ou dynamiques où il n'y a pas eu de vocations particulières depuis 30 ou 40 ans. C'est parce que l'ensemble des baptisés s'attache radicalement au Christ que ceux qui ont une forme d'appel plus radical peuvent répondre."
Par Maximilien Bernard
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Lundi 15 février 2010 1 15 /02 /2010 14:17

Il s'agit de l'abbé Michel-Marie Zanotti-Sorkine, curé de l'église St-Vincent-de-Paul à Marseille depuis 2004. Son surnom : le curé qui multiplie les paroissiens. Extrait d'un article paru dans le n°1672 du 30 janvier de Famille chrétienne :

z"C’en est fini des « Réformés », comme l’appellent les Marseillais (l’actuelle église a été bâtie à l’emplacement d’une ancienne chapelle d’Augustins Réformés). Il est même envisagé de désaffecter l’église Saint-Vincent-de-Paul dont les flèches pointent à 76 mètres de haut. Destruction pure et simple de l’édifice, création d’un centre culturel, musée, accueil social, autant de projets qui ne sortiront jamais des cartons.

«Quand je suis arrivé, la messe était célébrée dans la crypte pour la petite communauté qui survivait ici, une cinquantaine de personnes tout au plus», se remémore un des plus anciens paroissiens. Le nouveau curé n’attendra pas plus de dix jours avant de faire sortir le petit troupeau de ses catacombes. Cinq ans plus tard, ils sont plus de cinq cents personnes, de toute origine sociale, culturelle ou ethnique, à accourir chaque dimanche de tout Marseille, parfois même de plus loin, aux «Réformés». L’ajout systématique de chaises supplémentaires n’empêche pas des dizaines de personnes de devoir rester debout au fond ou dans les allées latérales de l’église. [...]

Le Père Zanotti-Sorkine subit paisiblement cette renommée. Là n’est pas l’essentiel pour le curé marseillais qui n’a d’autre souci que de «ramener le plus d’âmes possibles à Dieu» comme il l’explique de sa voix à la fois onctueuse et décidée. Pour cela, le prêtre a ressorti l’artillerie lourde, éprouvée depuis des siècles dans l’Église. Des armes de conversion massive qui ont pour nom charité, beauté de la liturgie, confessions, consécrations à la Sainte Vierge, neuvaines et prières quotidiennes à saint Michel. Rien donc de révolutionnaire aux Réformés, si ce n’est qu’au service de cette pastorale se trouve un prêtre au charisme hors norme. «C’est la Vierge qui fait tout ! », assure-t-il. Âgé de 50 ans, le Père Zanotti-Sorkine a été ordonné il y a seulement dix ans. Avec pour devise, cette phrase de saint Paul aux Corinthiens : «Je me suis fait tout à tous pour les sauver tous ». [...]


[La] dévotion pour la Mère de Dieu ne l’a jamais quitté. Pour rien au monde le curé des Réformés ne lâcherait son chapeletil confesse même en récitant son rosaire, ce qui n’est pas allé sans surprendre quelques pénitents ! «Le Christ est passé par Marie pour arriver jusqu’à nous. Comme lui, passons par elle pour arriver jusqu’à Dieu. Elle prépare les coeurs à recevoir le Christ, c’est pourquoi elle devrait, à mon sens, être davantage annoncée comme première dans la foi.» [...]

Du mardi au vendredi, le prêtre ouvre son église à 8 h. [...] Tous les soirs de la semaine, à partir de 19 h et souvent tard dans la nuit, il se tient également à disposition dans la sacristie. Pour se rendre disponible à tous, il a pris une décision radicale: aux Réformés, les réunions sont limitées au strict nécessaire."

Et cet article de La Provence, de l'année dernière :

"Même en semaine, l'église ne désemplit pas. Et tous les troisièmes jeudis du mois, c'est de loin que l'on vient assister à la messe des malades. [...] Dès huit heures du matin, il y a du monde devant les grilles. En soutane. "C'est ma blouse de travail, dit-il. Je la porte comme le Pape! Le jour où il la quittera, je la quitterai moi aussi!" [...] S'il porte la soutane, c'est "pour permettre à tous ceux qui ne connaissent plus le chemin de l'Église de rencontrer le prêtre et de l'aborder en toute liberté. Et croyez-moi, les gens ne se gênent pas pour le faire". [...]  Procession, encensement, grandes orgues, une vingtaine d'enfants de choeur, bruns, blonds [...] l'accompagnent en ce début de célébration. Dans l'assistance, plus un souffle, sinon celui de la ferveur. Trop de pompe? "Au siècle de l'image, il importe d'en offrir, et de belles !", rétorque le père Zanotti-Sorkine. "Ceux qui pensent que la messe doit refléter le misérabilisme de la société se trompent." Une belle liturgie dans un beau lieu, et un peu de sacré ne font pas de mal à la prière, pense-t-il. "Que nos offices ne soient pas un pensum où les gens s'ennuient sous une avalanche de paroles ou de chansonnettes insipides!" "

Des fidèles ont créé un site internet sur lequel on peut retrouver ses homélies.

Par Maximilien Bernard
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Jeudi 11 février 2010 4 11 /02 /2010 20:24
30 évêques (tous en fonction) sont à Ars pour le 'Jubilé des évèques' dimanche 14 février. Mgr Bagnard a invité tous ses confrères de la conférence épiscopale se ressourcer pour cette année sacerdotale auprès du St Curé. Le programme :

Dimanche 14 février 2010  
10h00 : Chapelet pour les vocations (Eglise ND de la Miséricorde) 
11 h : Messe solennelle en l’église souterraine, N.-D. de la Miséricorde. 
14 h 30 : Adoration et prière pour les vocations (Basilique). 
15 h 30 : Vêpres (Basilique).
16h : Inauguration de la statue taille réelle du Curé d’Ars (Maison du Saint Curé)

Mgr Bagnard explique cette initiative :
  • "Depuis quelques années, certains évêques ont exprimé le désir de se retrouver dans un climat de fraternité, en dehors des habituelles réunions. Lors de l'assemblée plénière de Lourdes en avril dernier, ils ont manifesté leur souhait de mieux connaître le Saint curé d'Ars. J'ai répondu à leur demande en publiant un petit livret biographique. Je leur ai ensuite proposé de se rendre en pèlerinage à Ars, le week-end du 14 février, jour de célébration de la venue de Saint Jean Marie Vianney comme curé d'Ars. [...]
  • Nous essaierons d'établir un lien entre le Mystère de la Croix du Christ dans le ministère de Jean-Marie Vianney et l'appel aux vocations pour les jeunes d'aujourd'hui dans nos diocèses. J'espère exprimer, le mieux possible, la vision du prêtre que nous pouvons tirer du ministère du Saint curé d'Ars, qui livra sa vie au service de sa paroisse, dans le plein ministère de la Croix. [...]
  • L'important est que nous soyons tournés vers l'avenir et, qu'en cette année sacerdotale, nos prières aillent à l'appel aux vocations. [...] Une trentaine d'évêques ressent le besoin de se retrouver sous le patronage de Saint-Jean Marie-Vianney et de demander son intercession pour les vocations dans leur propre diocèse, mais aussi pour vivre leur ministère plus pleinement encore."
Par Maximilien Bernard
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Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /2010 07:14
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Mercredi 3 février à midi
, l'évêque d'Agen, Mgr Hubert Herbreteau était à Villeneuve-sur-Lot afin de dédier la chapelle de Magnac à saint-Jean-Marie Vianney. Autrement dit, cette chapelle de style néogothique, située près de la halle d'Eysses, avenue du Général-de-Gaulle, ne se nommera plus la chapelle de Magnac mais la chapelle Saint-Jean-Marie-Vianney du nom du saint curé d'Ars, intiative originale en cette Année Sacerdotale.


Une messe a eu lieu, rassemblant environ 70 personnes, suivie d'une bénédiction de la statue de Jean-Marie Vianney et du dévoilement d'une plaque commémorant ce jour. La petite chapelle est née d'une donation du notaire villeneuvois Magnac, à la fin du XIXe. L'exécuteur testamentaire du notable, l'ancien curé d'Eysses de l'époque, avait ordonné la construction de cet édifice religieux qui devait constituer un espace spirituel pour les résidents d'« une maison de secours » pour personnes âgées, fruit du legs du notaire et gérée par les Soeurs de la Charité. La chapelle a été achevée en 1891. L'édifice a servi pour les messes jusqu'en 2000. Depuis, il est dévolu à la prière.

Par Maximilien Bernard
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Samedi 23 janvier 2010 6 23 /01 /2010 12:39
Dimanche 24 janvier à Fougères, en l’église Saint-Léonard, à 10h30, Philippe Hebert sera ordonné diacre en vue du sacerdoce par Mgr Nicolas Souchu, évêque auxiliaire du diocèse de Rennes.

Agé de 33 ans, l'abbé Philippe Hebert a été Scout Unitaire de France, a effectué des études de commerce à Paris, puis est parti 2 ans en coopération au Burkina Faso. Ensuite, il a passé 2 autres années au sein de la Communauté des Béatitudes. Découvrant l'appel de Dieu, il a débuté et poursuivi son séminaire à Paris avant de rejoindre le diocèse de Rennes, Dol et Saint Malo l’an passé. Cette année, il navigue entre le séminaire Saint-Yves à Rennes et la paroisse de la Visitation de Fougères où il s’occupe notamment de la pastorale des jeunes. Il déclare à propos du sacerdoce :

"j’étais de plus en plus saisi par la grandeur de la vocation des prêtres : ils sont ceux qui permettent à Dieu d’agir dans son Église. Sans prêtre, impossible d’être baptisé, de recevoir le Corps et le Sang du Christ, d’être pardonné de ses fautes... La parole du Christ en croix : « J’ai soif » me revenait souvent en mémoire et je saisissais intérieurement que le prêtre avait cette mission extraordinaire d’étancher la soif des hommes en leur donnant Dieu et d’étancher celle de Dieu en lui donnant et en intercédant pour les âmes qui viennent se confier à lui par l’intermédiaire des prêtres."
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Par Maximilien Bernard
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Vendredi 22 janvier 2010 5 22 /01 /2010 07:13
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Dans ses voeux au diocèse, l'évêque de Laval insiste sur la nécessité d'avoir des prêtres :
  • "Les dernières décennies ont vu le nombre de laïcs investis dans la pastorale s’accroître considérablement, et ce fait est des plus heureux. Mais il serait tragique qu’on en arrive à penser qu’un jour ces laïcs remplaceront les prêtres et qu’ainsi, le moment est déjà venu d’envisager concrètement l’avenir des paroisses sans prêtres. S’il est évident que le nombre de prêtres diminue chez nous – et cette diminution va s’accélérer dans les années qui viennent –, jamais les laïcs ne pourront remplacer les prêtres, car le ministère ordonné est un élément structurant de la vie de l’Église. Il nous importe ainsi plus que jamais de rendre visible le ministère des prêtres et de relayer au maximum auprès des jeunes l’appel à la vie sacerdotale. [...] J’ai pensé que nous pourrions accueillir ce matin deux signes de la visibilité du ministère des prêtres en cette année sacerdotale :
  • le premier nous est donné à travers l’inauguration le 1er décembre dernier de la Maison Charles de Foucauld [...] voulue par les évêques de la Province de Rennes pour accueillir des jeunes gens en discernement pour un projet de vie sacerdotale. L’objectif est de permettre à des jeunes hommes qui souhaitent être prêtre de vivre une véritable expérience spirituelle pour mieux connaître le Christ et l’aimer. 19 jeunes ont ainsi commencé en septembre cette année de fondation spirituelle au coeur de la Maison Mère des petites Soeurs des Pauvres en Ille-et- Vilaine. C’est donc un signe fort que les évêques ont posé tous ensemble pour rappeler que le Maître de la moisson continue aujourd’hui encore à appeler des ouvriers pour sa moisson et que jamais nous ne pourrons nous résoudre à voir s’accroître l’inexorable diminution des vocations au sacerdoce et à la vie consacrée.
  • le second signe nous est donné dans ce projet de vie fraternelle que deux frères prêtres ont commencé à mettre en place sur le doyenné du pays de Mayenne. [...] L’expérience qu’ils vivent s’inscrit dans l’esprit des récents travaux du Conseil presbytéral qui s’est tenu fin octobre et dont l’objectif était de poser les jalons d’une réflexion autour de pôles de vie sacerdotale dans notre diocèse. De quoi s’agit-il ? Il ne s’agit pas de faire des prêtres diocésains des religieux et des moines. Il s’agit de leur donner la chance et les moyens de vivre une vie de fraternité au service de la mission. Cette fraternité pourrait prendre forme autour du partage des repas, de la prière ensemble (l’oraison commune, certaines heures de l’office, des temps d’adoration), du partage de la Parole de Dieu en lien avec le ministère de chacun. S’ajouteraient l’approfondissement doctrinal et la préparation des homélies. Ainsi vécue, la prière deviendrait la source de l’évangélisation et le fondement de la fraternité."
Par Maximilien Bernard
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Jeudi 21 janvier 2010 4 21 /01 /2010 15:55

Fin de messe à Thiberville ?

ABBE DUBOST - Serait-ce pour cela que vous m'avez fait venir ? Pour m'annoncer que vous souhaitez me voir quitter Saint-Symphorien ?

MGR GALLORME - J'étais heureux de vous revoir, mais je ne veux pas biaiser avec vous : oui, c'était également pour cela.


ABBE DUBOST - Je croyais que l'Église manquait de prêtres.


MGR GALLORME - Cela, c'est le discours que véhiculent les médias. L'Église a des besoins nouveaux, qui échappent à la logique des statistiques.


ABBE DUBOST - Auriez-vous déjà choisi mon successeur ?


MGR GALLORME - Non, parce qu'en vérité, je n'ai pas l'intention d'en nommer.


ABBE DUBOST - Je ne comprends pas.


MGR GALLORME - Ce n'est pas parce qu'il y a un presbytère à Saint-Symphorien que je vais nommer un curé. Ce que je souhaite, c'est que les chrétiens apprennent à se prendre en charge. Pardonnez-moi, mon Père, mais je crois que vous avez un peu trop couvé vos paroissiens. Depuis que l'on m'a confié ce diocèse, onze prêtres sont morts ou sont partis à la retraite. Je ne les ai pas remplacés.


ABBE DUBOST - Je pensais que c'était faute de vocations.


MGR GALLORME - Savez-vous ce qui s'est passé dans ces onze paroisses ? Eh bien, je ne crains pas de le dire, une nouvelle Pentecôte. Partout, les chrétiens ont accepté de devenir eux-mêmes les artisans de leur avenir. Ils ont pris en charge la vie de l'Église. Ils sont devenus responsables. Quel signe éclatant de vitalité spirituelle ! C'est ainsi que se refait la catholicité. Non pas dans l'arrogance et le triomphalisme, comme au temps de nos pères, mais au travers des responsabilités que prennent en mains les baptisés. Ce renversement de perspectives est plein de promesses. Il donnera à l'Église une moisson nouvelle.


iLes deux protagonistes de cet échange ne sont pas Mgr Nourrichard, évêque d'Evreux, et M. l'abbé Michel, curé de Thiberville, tout récemment révoqué de sa charge. Ce sont les personnages principaux d'une pièce écrite par Michel De Jaeghere, Ite Missa Est, bouleversant huis clos mettant aux prises l'abbé Dubost, modeste curé de campagne attaché à sa soutane et à la messe de son ordination et son évêque Mgr Gallorme, qui lui annonce qu'il souhaite le voir quitter sa paroisse. Les dialogues sont plus vrais que nature et ont un accent d'authenticité époustouflant pour qui a suivi l'affaire de Thiberville. Michel De Jaeghere avait même imaginé une visite à la nonciature.


source : Renaissance catholique

Par Maximilien Bernard
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Lundi 18 janvier 2010 1 18 /01 /2010 11:28
Hier, Raphaël Mercier, religieux missionnaire de saint François de Sales (il a prononcé ses voeux perpétuels en 2007) a été ordonné prêtre à l’église Saint-Maurice de Thorens-Glières dans le diocèse d'Annecy. C’est dans le contexte particulier de l’année sacerdotale que ce diocèse, dirigé par Mgr Yves Boivineau, a vu la conjonction, qu'il juge "exceptionnelle", de nombreuses ordinations : 2 ordinations de prêtres, 2 ordinations de diacres en vue du ministère de prêtre, et 5 ordinations de diacres permanents. Voici comment ce nouveau prêtre voit son rôle :
  • "Dans notre congrégation, nous avons trois orientations de mission qui sont : l’éducation de la jeunesse, les missions de proximité... l'’aide au diocèse, là ou nous sommes... et les missions lointaines. J’aimerais donner une petite citation de Vatican. II que je trouve vraiment admirable, où la mission du prêtre rejoint pleinement la mission de l’Église : «Par leur ministère qui consiste principalement dans l’Eucharistie, laquelle donne à l’Église sa perfection, ils sont en communion avec le Christ et amènent d’autres êtres à cette communion.» Voilà comment je conçois le ministère du prêtre aujourd’hui : la mission du prêtre est une mission de communion."
Par Maximilien Bernard
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Jeudi 14 janvier 2010 4 14 /01 /2010 07:11
Elle a été prise en Guadeloupe :
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Non, il ne s'agit pas des membres d'une maison de retraite. Mais de la photo prise lors de la retraite des prêtres du diocèse, qui a eu lieu à Baillif, du 04 au 08 Janvier 2010. Elle a été animée par le Père Robert Daviaud, Responsable des prêtres du Prado. Au cours de cette retraite centrée sur le thème «Dieu nous attend», le prédicateur s’est basé sur le projet pastoral du diocèse et l’année Sacerdotale pour aboutir à la question : «Qui sommes-nous ?».

Effectivement, il y a du travail...
Par Maximilien Bernard
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Mercredi 13 janvier 2010 3 13 /01 /2010 07:37
Issues du service national des vocations de la CEF, on y apprend que :
  • En 2008, on comptait 15 008 prêtres diocésains (contre 15 341 en 2007)
  • 4 632 prêtres religieux (contre 4 936 en 2007)
  • 89 prêtres diocésains ont été ordonnés en 2009 (contre 98 en 2008 et 101 en 2007)
  • 125 hommes sont entrés en 1ère année de séminaire diocésain (au 15 novembre 2009) contre 139 l'année passée
  • 756 séminaristes en formation en 2009 (non compris les propédeutiques)
Par Maximilien Bernard
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Mercredi 6 janvier 2010 3 06 /01 /2010 12:38
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Mgr Bernard Podvin, porte-parole de la conférence des évêques (et qui n'est pas évêque, contrairement à ce qu'écrit France Soir, mais prélat de Sa Sainteté), explique doctement les raisons de la crise des vocations :
  • "Quelles sont les causes de la crise des vocations ?

  • L’Eglise est devant un défi de l’Occident qui se pose de nombreuses questions suite à la crise économique, la crise d’identité et la crise de l’engagement. Les jeunes ont peur de s’engager, cela se voit aussi bien dans le syndicalisme qu’en amour et l’Eglise n’est pas épargnée. Il y a un autre facteur qui vient du manque de communication de l’Eglise. Ce problème a trop longtemps été nié. Plus il y aura d’annonces faites, plus il y aura de prêtres. Tout cela représente un vrai défi, mais nous faisons un travail en profondeur dont on commence à percevoir les changements. De nombreux jeunes sont en demande, on en voit de plus en plus qui assistent aux messes du dimanche soir. Je ne suis pas pessimiste."
Il y a un autre problème qui est nié. Il n'y a qu'à regarder les instituts "traditionalistes" (comme la Fraternité Saint Pierre) ou "conservateurs" (comme la Communauté Saint Martin), qui eux, connaissent une croissance continue. Il faudra un jour que la conférence épiscopale s'interroge sur l'image du prêtre, son identité (y compris en soutane), la liturgie (y compris en latin), sa formation (y compris avec St Thomas d'Aquin), etc.

Par Maximilien Bernard
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Mercredi 6 janvier 2010 3 06 /01 /2010 06:57
Le jeune évêque de Luçon présente dans une vidéo (durée : 2mn30) ses voeux aux fidèles de son diocèse. Il y annonce notamment l'ouverture des assises de la mission car, c'est une certitude, l'Evangile est "une Bonne nouvelle pour tous".

Au coeur de l'anné sacerdotale, Mgr Castet annonce 2 ordinations de prêtres pour son diocèse.
Par Maximilien Bernard
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