Identité catholique

Mercredi 10 mars 2010 3 10 /03 /2010 06:44
Mgr Henri Brincard, évêque du Puy-en-Velay, chargé de la pastorale des pèlerinages sur les chemins de Saint-Jacques, fera partie d'une délégation d'évêques français, les 19 et 20 juillet prochains.

  • Le 4 mai 2009, à Roncevaux, l'archevêque de Saint-Jacques de Compostelle nous a confirmé son intention d'inviter les évêques français dont les diocèses sont traversés par le Camino francès, les 19 et 20 juillet 2010, à l'occasion du jubilé compostellan. Une délégation d'une quinzaine d'évêques, présidée par le Cardinal Ricard, archevêque de Bordeaux, sera donc à ces dates à Compostelle. Des jeunes, des groupes paroissiaux et divers pèlerins nous accompagneront. C'est une grande première de très heureux augure.
  • Chaque année, les évêques dont le diocèse est traversé par le Chemin se réunissent au cours de l'Assemblée plénière à Lourdes pour réfléchir et échanger sur la pastorale à mettre en œuvre ou à développer. Grande nouveauté en mai 2009 : onze évêques tant français qu'espagnols se sont rencontrés pour réfléchir sur le contenu d'une pastorale commune. Plusieurs points ont retenu notre attention, par exemple : 
    • L'approfondissement et l'actualisation de la dimension chrétienne du pèlerinage.
    • La nécessité de promouvoir dans un esprit évangélique l'accueil tout au long de la route.
    • L'importance de conjuguer foi et culture ; c'est-à-dire d'une part de développer la pratique de la prière, des sacrements et, d'autre part, de promouvoir des valeurs humaines et spirituelles vécues depuis des siècles sur les chemins de Saint-Jacques. Par exemple, la solidarité, l'amitié, un regard contemplatif sur une nature qui chante la gloire de Dieu...
Par Maximilien Bernard
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Lundi 8 mars 2010 1 08 /03 /2010 21:01
Interrogé à propos du "kiss in" organisé par les groupes de pression homosexuels devant la cathédrale Notre-Dame de Paris le dimanche 14 février, le cardinal André Vingt-Trois a déclaré au micro de Radio Notre-Dame qu'il condamnait la réaction des catholiques.

Plutôt que de se montrer indigné par l'action des militants homosexuels, qui venaient effectuer une provocation dans le but de faire passer leurs revendications (le mariage et l'adoption), il a préféré dénigrer les courageux catholiques (devenus "des groupes armés" et des "groupes de nervis" dans la bouche du cardinal !) qui ont refusé que les homosexuels viennent faire leur provocation devant la cathédrale.

Demain, quand les homosexuels viendront, comme ils viennent de le faire aux Pays-Bas, perturber la messe célébrée par le cardinal, que fera-t-il ?
Par Maximilien Bernard
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Vendredi 5 mars 2010 5 05 /03 /2010 12:02

Extrait du communiqué de Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, suite à la tempête Xynthia :

"Je voudrais aussi redire à tous combien le Christ est la seule et véritable espérance malgré nos épreuves et nos doutes. Plus fort que la mort, Il nous rejoint dans nos tribulations et ouvre nos cœurs à la Lumière."

Par Maximilien Bernard
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Mercredi 3 mars 2010 3 03 /03 /2010 06:48
Une session de formation d’une soixantaine d’évêques s’est déroulée à Albi du 22 au 24 février. Cette session était l’occasion d’une "relecture attentive du concile Vatican II pour en poursuivre la réception et aider le peuple chrétien à en découvrir la profondeur évangélique." Etait notamment à l'ordre du jour, la Constitution Dei Verbum sur la Parole de Dieu.
La relecture attentive :
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A titre de comparaison, voici une photo du synode sur la Parole de Dieu, qui s'était déroulé à Rome :
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Ces photos illustrent en quelque sorte la dichotomie entre ce que dit le Concile et la façon dont il a été réceptionné en France.
Par Maximilien Bernard
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Mercredi 24 février 2010 3 24 /02 /2010 12:37

Monseigneur Marc Stenger, évêque de Troyes, s'en rendu en Haïti. Il témoigne :

"Tout est encore à terre à Port-au-Prince. Un mois après la catastrophe du 12 janvier, des cadavres sont toujours bloqués sous les décombres, on sent l’odeur de la mort partout. Les conditions sont extrêmement précaires : sur le campus des Frères des écoles chrétiennes vivent 10 000 réfugiés ! À l’hôpital Saint-François-de-Sales, en partie en ruine, des chirurgiens épuisés opèrent sous la tente sans discontinuer.

Mais d’un autre côté, j’ai été extrêmement frappé par la façon dont la vie triomphe dans ce contexte de mort : les Haïtiens s’organisent, s’entraident. J’ai été touché également par mes rencontres avec des personnes qui ont subi de très lourdes amputations. Notamment quatre séminaristes qui ont perdu un bras ou une jambe : ils arrivent encore à sourire, je n’ai rencontré personne qui se plaignait. La foi des Haïtiens est extraordinaire et nous a donné une belle leçon. Ils pensent déjà à leur avenir…On souhaiterait que leur espérance ne soit pas déçue. [...]

Haïti est sorti de l’extrême urgence, mais le traumatisme psychologique est énorme. Je l’ai senti de manière flagrante plusieurs fois : lorsque j’ai célébré la messe pour les étudiants de Port-au-Prince, la tension était palpable dans l’assemblée, chacun pensait aux camarades disparus dans le séisme. J’ai rencontré également beaucoup d’Haïtiens qui ne veulent plus dormir dans les maisons et tremblent à la moindre réplique sismique.

L’heure est venue de reconstruire, mais pas seulement les infrastructures : il s’agit de reconstruire les personnes si fortement ébranlées. Ce qui nous inquiète un peu, c’est l’effervescence d’Églises évangéliques dont le discours porte sur le châtiment et la punition divine… Lorsque j’ai célébré la messe à la nonciature, qui est juchée tout en haut de Port-au-Prince, nous pouvions entendre en contrebas des prédicateurs haranguant les foules. [...]

Les communautés religieuses que nous avons visitées sont accablées par l’étendue des dégâts, mais pleines de courage et déterminées à rester. Nous cherchons maintenant comment aider cette Église avec laquelle nous avons des liens privilégiés."

Par Maximilien Bernard
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Jeudi 18 février 2010 4 18 /02 /2010 06:57
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L'archevêque de Besançon
consacre son dernier éditorial au prochain scrutin électoral. Extraits :
  • "Jadis, on demandait parfois aux évêques de donner des consignes de vote. On y a renoncé, heureusement. L’Eglise n’a pas à prendre position sur l’organisation de la cité. C’est l’affaire de tous les citoyens, qu’ils croient en Dieu ou non. Si l’Eglise n’a pas de solution technique à offrir, elle a une mission de vérité à remplir en faveur d’une société à la mesure de l’homme. Le Pape Benoît XVI, rappelle, dans sa première encyclique « Dieu est amour », que « L’Eglise ne peut ni ne doit prendre en main la bataille politique pour édifier une société la plus juste possible. Elle ne peut ni doit se mettre à la place de l’Etat. Mais elle ne peut ni doit non plus rester à l’écart dans la lutte pour la justice. » (N° 28) 
  • S’il faut reconnaître une légitime variété d’options chez les chrétiens, et des possibilités d’engagements différents, la foi qui nous habite pousse chacun d’entre nous à rechercher une cohérence entre ses options humaines et l’Evangile : s’informer des enjeux d’un vote, y réfléchir ensemble, participer à des débats publics, donner son avis personnel, respecter celui des autres, partager les responsabilités, rechercher le « bien de tous », c’est finalement semer l’espérance d’une société de justice et de paix. 
  • Je souhaite que chacun d’entre nous comprenne et respecte la finalité de la politique qui est d’améliorer le « vivre ensemble », pour construire, chacun à sa place et selon ses responsabilités, un monde digne de l’homme, qui ne soit pas dominé par l’individualisme et la recherche du profit… mais par la justice et la fraternité universelle. Elles sont comparables à « la petite graine de moutarde qu’un homme a jetée dans son jardin. Elle pousse, elle devient un arbre, et les oiseaux du ciel font leur nid dans ses branches ». (Luc 13, 18). Ce passage d’évangile met l’accent est mis sur le temps nécessaire à la croissance cachée, à la création, à la capacité d’innovation. Leçon de patience, de confiance et d’espérance."
On aurait préféré l'expression "bien commun", plus significative que celle politiquement correcte de "vivre ensemble". Et surtout, une référence à la doctrine sociale de l'Eglise aurait été utile comme base de cohérence entre l'Evangile et option politique.
Par Maximilien Bernard
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Mercredi 17 février 2010 3 17 /02 /2010 15:15

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Mgr Dominique Lebrun
, évêque de Saint-Étienne, a prononcé le 14 février un discours lors de la manifestation de soutien à la grande mosquée de Saint-Étienne après les dégradations volontaires commises le 8 février 2010. Vêtu de sa soutane et de sa calotte, il a notamment déclaré :

"Nous voulons croire que les auteurs sont des marginaux. Mais, je dois à la vérité de dire que les sentiments d’amitié ne sont pas partagés par tous et pas seulement par ces marginaux. Des chrétiens ont du mal à comprendre la présence de lieux de culte musulman sur le territoire qu’ils considèrent comme le leur. Cette pensée n’est pas juste et, autant que cela m’est donné comme une grâce de Dieu, je veux en demander pardon. Les musulmans comme les juifs comme les chrétiens ont le droit de pratiquer leur religion dans la paix, ici et partout dans le monde."

C'est malheureux : encore une fois, il n'y a pas de culte en islam. Les propos de Père Daniel-Ange resteront-ils lettre morte pour nos évêques ? La fin est cependant plus intéressante :

"Quoiqu’il en soit, les chrétiens croient avant tout en la miséricorde de Dieu qui change le cœur de l’homme et pardonne. Ils entrent en carême mercredi prochain. Je vis ce moment comme une préparation au carême. Jésus, avant d’interroger sur nos pensées mauvaises, dit à un paralysé : confiance, mon fils, tes péchés sont pardonnés (Mt 9, 2). Ne sommes-nous pas comme paralysés aujourd’hui ? En m’adressant maintenant à tous, croyants et non croyants, je forme ici le vœu que nous réfléchissions ensemble à la base de notre vie commune avec toutes les composantes de la société. Elle ne peut se fonder sur le simple respect de l’autre. Elle doit mettre au centre le développement de l’homme à la hauteur des ambitions de Dieu pour lui. Le décalogue – les dix commandements- ne peut-il pas être cette base ?"

Les musulmans sont-ils prêt à appliquer le décalogue ?

Par Maximilien Bernard
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Lundi 15 février 2010 1 15 /02 /2010 06:24
Jean-Louis Vandelle a analysé l'entretien donné par Mgr Robert Le Gall, archevêque de Toulouse, que nous avions rapporté :
  • "je voudrais souligner deux « petites phrases » qui me semblent indignes d’un évêque, mais qui, en même temps caractérisent tout à fait un mode opératoire simplement suicidaire. La première est énorme. Sur le ton paisible de celui qui est « un artisan de paix professionnel », l’évêque déclare : «La France n’est pas un pays totalement musulman». Vous avez bien lu : pas totalement. En français, le synonyme de « pas totalement c’est « presque ». la France est presque un pays musulman mais quand même pas totalement. La première petite phrase caractéristique du mode opératoire épiscopal, c’est de valoriser l’adversaire.. A priori, il est plus fort que soi. A priori, il a déjà gagné (ou presque). A priori, face à l’islam, le christianisme est en position d’infériorité sur le plan quantitatif, sur le plan de l’efficacité et sur le plan du destin historique. La France n’est pas un pays totalement musulman, mais elle est un pays musulman… Est-elle un pays chrétien ? «Nos racines sont chrétiennes» concède l’évêque. Le christianisme, c’est le passé (les racines). L’islam c’est le présent, même si ce n’est pas encore totalement le cas. «Notre pays s'est construit à partir d'intégrations successives et massives»… La dernière intégration massive, suivez mon regard, est bien évidemment celle de l’islam, face auquel le christianisme se considère déjà comme une survivance (les racines). 
  • La seconde petite phrase est absurde. Je lis : «adopter une position de défense n'est jamais très bon». Ce genre de phrase qui se donne elle-même comme une évidence recèle une sorte de perversion de l’esprit qu’il est criminel de diffuser. Adopter une position de défense signifie simplement que l’on est l’agressé et qu’il y a un agresseur. Si l’on n’adopte pas une position de défense en fonction de l’agresseur, même potentiel, cela signifie que l’on accepte d’emblée l’idée de perdre et que l’on ne cherchera même pas à conjurer le sort. Cet impératif catégorique : il ne faut pas se défendre, ce n’est jamais très bon, est au cœur de la moraline chrétienne. C’est un dissolvant puissant. Les évêques étaient considérés autrefois comme « les gardiens du troupeau ». Ils sont aujourd’hui les annonciateurs de la faillite dont ils se font les syndics au quotidien. Et face à la faillite annoncée, il est interdit de se défendre, au motif que « ce n’est pas très bon »."
Par Maximilien Bernard
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Samedi 13 février 2010 6 13 /02 /2010 06:41

On trouve, sur le site du diocèse de Nantes (Mgr Jean-Paul James), une publicité pour un colloque qui se déroulera le 6 mars, intitulé :

"RENCONTRE DES IDENTITES : VERS UNE SOCIETE METISSEE ?"

Ce colloque est organisé par les associations "Chrétiens en forum" et "Métisse à Nantes". Lors de la Table ronde "Vers le métissage : une fertilisation croisée" [sic], le vicaire épiscopal du diocèse, l'abbé René Pennetier, interviendra. Rappellera-t-il ces propos de Jean-Paul II sur l'identité chrétienne de la France ? L'abbé Pennetier est le plus à gauche sur la photo ci-dessous :

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Par Maximilien Bernard
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Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /2010 18:56

Monseigneur Le Vert, évêque de Quimper et Léon a refusé un concert donné par le pianiste Didier Squiban en la cathédrale Saint-Corentin de Quimper. L'artiste aurait pu y jouer, le 6 mars, dans le cadre d'une semaine-hommage à Frédéric Chopin. En effet, la musique du compositeur polonais est profane. Et Didier Squiban n'a pas non plus d'oeuvres sacrées à son actif. «Chopin est un artiste majeur mais la vocation première d'une église est d'être un lieu de prières et de louanges», a-t-il été répondu à l'association Amitiés France-Pologne, organisatrice du concert. 

Mgr Le Vert suit la Note de la Congrégation pour le Culte divin (Eléments de réflexion et d’interprétation des normes canoniques du 5 novembre 1987) qui dit notamment ceci :
- Après avoir obtenu l’autorisation donnée par le Curé, l’église pourra être utilisée selon les conditions suivantes : l’entrée de l’église demeure libre et gratuite. On adoptera une tenue et un comportement convenant au caractère sacré du lieu. On n’occupera jamais le choeur de l’église et on respectera en toute circonstance l’autel, l’ambon et le siège du célébrant.
- Le concert (toujours de musique sacrée) sera assorti de commentaires permettant de le situer dans la tradition spirituelle.

Par Maximilien Bernard
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Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /2010 22:18
m-copie-15.jpg Ce matin, reprenant les informations du quotidien La Provence (ici et ici) je signalais que l'archevêque d'Avignon était (ou devait être) présent à l'inauguration de la mosquée de Monclar.

Ahmeida Bahi, président de l'association cultuelle de la mosquée, avait invité Mgr Cattenoz (ainsi que le rabbin), comme cela se fait désormais partout, sous couvert de dialogue interreligieux, pour montrer à la face des chefs de l'Eglise catholique en France la montée de l'islam en France.

Mais Mgr Cattenoz n'est pas venu, comme l'a signalé un lecteur du Forum Catholique. Et son agenda indique qu'il est en retraite à Paray-le-Monial. L'archevêque d'Avignon a brisé le consensus épiscopal qui veut que les évêques inaugurent les mosquées de leur diocèse. Honneur lui soit rendu.
Par Maximilien Bernard
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Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /2010 11:00
Ce vendredi à 11 heures est inaugurée la nouvelle mosquée de Monclar (84). La mosquée de Monclar a été construite en un an et remplace un ancien préfabriqué. Elle accueille jusqu'à 1 200 musulmans le vendredi soir.

L'inauguration a lieu en présence de l'archevêque d'Avignon, Mgr Jean-Pierre Cattenoz. Avignon, la Cité des Papes.

Addendum : Information démentie.
Par Maximilien Bernard
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Samedi 30 janvier 2010 6 30 /01 /2010 12:32
Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a inauguré la grande mosquée de Clermont-Ferrand hier. Rappelons que le 13 juin 2003, Mgr Hippolyte Simon s'était associé à la pose de la première pierre de cette mosquée.
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L'appel du père Daniel-Ange sur le tabou épiscopal à l'égard de l'islam est de plus en plus d'actualité.
Par Maximilien Bernard
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Vendredi 22 janvier 2010 5 22 /01 /2010 12:20

bGuy Aurenche est le président du CCFD, un organisme qui a pignon sur rue dans l'Eglise, en France, mais dont le second "C" est inapproprié quand on connaît les positions peu catholiques de Guy Aurenche et de cet organisme (lire notamment Le terrorisme pastoral de Jean-Pierre Moreau). Le 22 septembre, un débat était organisé à la Catho à Lyon entre le cardinal Philippe Barbarin et lui. La Vie vient d'en rapporter l'essentiel. Extrait :

"Guy Aurenche : J’avoue être effrayé par certains jeunes prêtres, qui s’enferment dans une fonction d’autorité, dans leur rôle de clercs !. Il regardent les laïcs comme des concurrents, des inférieurs. Ils refusent de voir en eux des co-responsables de la communauté. Parfois, le travail en commun devient même impossible. D’où cela vient-il ? De leur formation ? D’une difficulté à entrer en relation ? Peut-être de leur isolement. Je suis sidéré de la solitude dans laquelle ils vivent.

Mgr Barbarin : Il y a quarante ans, nous avons vécu exactement le contraire. On parlait alors des «nouveaux prêtres». Ils portaient des pull-overs rouges, roulaient en moto et fumaient avec les jeunes au pied des immeubles des cités. Certains s’en scandalisaient. Aujourd’hui, de jeunes prêtres souhaitent remettre la soutane et le surplis. Est-ce si important ? Les générations se suivent et ne se ressemblent pas. Les plus anciens ont du mal à voir arriver des plus jeunes en rébellion contre ce qu’ils ont été... Sur le fond, il nous faut retrouver le sens du sacerdoce, sous peine de lendemains douloureux."

Par Maximilien Bernard
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Jeudi 21 janvier 2010 4 21 /01 /2010 17:19

Dans un remarquable article de France Catholiqe, le père Daniel-Ange brise le tabou qui règne autour de l'islam, n'hésitant pas au passage à remuer les évêques français. En voici des extraits :

d-copie-1"Du Nigéria et de l’Algérie à l’Indonésie, via Pakistan, Iran, Irak, Arabie Saoudite, Égypte, et jusqu’en Érythrée, Kirghizistan, Maldives, sur 54 pays recensés comme ne respectant pas les droits de l’homme quant à la liberté religieuse, 37 sont islamiques, soit plus de 2/3 !  Ce ne sont plus des faits isolés. [...] Ne peut-on leur appliquer le mot de Soljénitsyne du temps où l’empire soviétique couvrait 1/3 du globe terrestre, et où l’on parlait du «communisme à visage humain» : «Je vous mets au défi de trouver un seul pays où le communisme est au pouvoir et qui respecte les droits de l’homme.» C’est trop facile de dire qu’il ne s’agit que de faits divers ponctuels, dus à des groupuscules fondamentalistes. [...] Sans parler de l’hémorragie massive des chrétiens de tous les pays du proche et du moyen Orient [...]

Finalement, quoi qu’on en dise, cette christianophobie violente, agressive, déchaînée parfois, serait-elle quelque part inscrite dans les gènes de l’Islam ? Voici plus de 25 ans en 1983, dans mon ouvrage analysant la situation des différents terrains d’évangélisation (Monde d’orphelins, peuple de témoins), j’avais diagnostiqué que le monde de l’Islam prenait la relève de la persécution communiste. Hélas, je ne croyais pas si bien dire. [...] Nous ne pouvons plus jouer à la politique de l’autruche. Nous ne pourrons pas dire plus tard, sans mentir  : «Nous ne savions pas. Personne ne nous en a parlé  !» [...] Combien de pasteurs en parlent  ? [...] Delpart lâche  : «En France, les évêques sont muets. Leur silence renvoie à un autre silence, fort, sombre, de notre Histoire…» (p.17), faisant allusion à la seconde guerre mondiale. Mais il aurait pu évoquer le black-out total de l’épiscopat français sur la persécution communiste, pendant des années. Devant celle des nazis, quelques grandes voix de l’épiscopat français ont crié, au risque de leur vie, sauvant ainsi l’honneur de l’Église de France. Face à la persécution communiste, combien furent-ils à en avoir le courage, disons simplement le fair-play ?

Voici dix ans, j’ai réalisé une étude documentée sur cette «conspiration du silence» dans l’Église catholique en France, en ses instances officielles, face à la persécution communiste dans les pays d’Europe de l’Est (à notre porte !), comme en Asie. Les conclusions sont accablantes, et honteuses pour nous. C’était un sujet tabou, car il ne fallait pas porter ombrage à la politique de la «main tendue» ou de l’Ostpolitik. Il a fallu Jean-Paul II pour nous arracher, avec grand peine, à ce silence assourdissant [...] Que je sache, pas une parole publique d’un évêque français pendant ces décennies, où s’écrivait le plus terrible des martyrologes de l’histoire de l’Église. Même après les insurrections de Budapest et de Prague. Tant de prêtres et d’évêques là-bas m’ont avoué leur douloureuse déception devant cette cruelle (apparente) indifférence, et leur stupeur scandalisée devant nos flirts avec le parti même qui les torturait en prison, ou les expédiait au goulag. Pas un évêque de chez nous n’a encore eu le courage de leur demander un pardon public. [...]


Eh bien ! j’ose poser la question politiquement, ecclésialement très incorrecte : ne recommençons–nous pas, avec la persécution islamique ? Voici quatre ans, un document de la Conférence épiscopale, remarquable par ailleurs, validé par l’Assemblée plénière à Lourdes, abordait tous les aspects du dialogue. Je n’y ai pas trouvé une allusion à cette violence islamique anti-chrétienne. Sans même parler de la question de la réciprocité par rapport aux lieux de culte [...]. Il ne faudrait pas que dans 10 ans, lorsque les faits éclateront au grand jour, ces frères qui donnent leur vie plutôt que de renier leur foi, nous reprochent à leur tour notre indifférence coupable, notre lâcheté, osons le mot  : notre couardise. Je voudrais éviter à l’Église de France, cette tache sur son Visage d’épouse du Christ.


Que peut donner un dialogue d’intellectuels – ne représentant souvent qu’eux-mêmes, du côté musulman – sans ce minimum de clarté, d’honnêteté, de vérité  ? Cette vérité dont Benoît XVI ne cesse de nous dire qu’elle est inséparable de la Charité  : caritas con-gaudet veritati. Occulter la vérité, c’est renier la charité."

Par Maximilien Bernard
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