Jeudi 11 mars 2010
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Il s'agit de Mgr Marc Aillet, qui ne reste pas silencieux sur le drame de l'avortement :
"Alors que la France connaît un fort taux d’IVG, deux fois plus qu’en Allemagne, le Ministre de la Santé vient d’annoncer le relèvement de la tarification pour l’avortement.
L’on ne peut être insensible au fait que 83% des femmes (sondage IFOP-Alliance pour les Droits de la Vie publié le 4 mars 2010) reconnaissent que l’avortement laisse des traces psychologiques
difficiles à assumer et 60% d’entre elles souhaiteraient éviter d’y avoir recours.
Cette revalorisation d’un acte qui donne la mort au plus faible est un couperet antisocial. La suppression d’une vie humaine innocente est un drame, pour l’enfant d’abord, mais aussi pour
les parents et la société.
Il est fort regrettable que Madame Bachelot ne veuille pas prendre en compte l’expression des Françaises qui plébiscitent, au contraire, une vraie politique de prévention de l’avortement et
d’accompagnement des femmes enceintes."
Il est urgent que ce communiqué soit repris sur le site de la CEF, d'habitude plus rapide quand il faut réagir à des
tags sur un édifice.
Par Maximilien Bernard
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Mardi 9 mars 2010
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12:26
Lorsque l'avortement a été légalisé en 1975, le silence de la CEF a scandalisé les chrétiens. Comme l'écrit Simone Veil elle-même dans Une Vie :
"Avec l'Eglise catholique, les choses se sont mieux déroulées que j'aurais pu le craindre. (...) je me suis entretenue avec le prélat en charge de ces problèmes au sein de la hiérarchie
catholique. Il n'a pas tenté de me dissuader. Il exprimait le voeu que la liberté de conscience soit assurée dans la loi et que nul ne puisse obliger un médecin ou un soignant à pratiquer
une IVG. Il est vrai qu'à cette époque, l'Eglise de France était très ouverte". (page 191)
"Pour en revenir au débat avec la hiérarchie catholique, j'ai souvenir d'une rencontre, à l'époque, avec des représentants du clergé régulier destinée à examiner le problème de leur protection
sociale. La réunion s'est fort bien déroulée, dans une ambiance courtoise et positive. J'en ai tiré le sentiment que les communautés religiseuses étaient peut-être plus concernées par leur
régime de sécurité sociale que par l'IVG". (page 191-192)
Hier, Roselyne Bachelot a annoncé de nouvelles mesures
pour l'avortement : augmentation de près de 50% des forfaits versés aux établissements qui pratiquent les avortements dès 2010. Le gouvernement compte aussi améliorer
l'accès à la contraception des femmes et des jeunes filles. Il envisage notamment de rembourser, par le biais de l'Assurance maladie, certains modes de contraception, comme
les patchs et les anneaux.
Et le site de la CEF est toujours muet. Cette complicité par le silence est vraiment scandaleuse.
Addendum 21h25 : Constatant le silence assourdissant de nos évêques, le service de communication de la CEF a tenté de pallier au vide en copiant le communiqué du VIS (Vatican Information
Service) de ce jour, dans lequel Mgr Migliore, observateur permanent du Saint-Siège à l'ONU, a condamné "la violence contre la femme que constituent l'avortement, l'infanticide ou
l'abandon d'enfant". C'est mieux que rien.
Par Maximilien Bernard
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Jeudi 4 mars 2010
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Cette après-midi,
Mgr Alain Castet, évêque de Luçon, a célébré une messe d'obsèques de 3 victimes de la tempête (sur les 53),
en présence de François Fillon, Premier
ministre, Philippe de Villiers, président du Conseil général., et de plus de 2500 personnes. Lors de
son homélie, il a notamment déclaré :
-
"La communauté chrétienne ne vit pas à l’écart des autres
hommes. Comme eux, dans le malheur, dans l’épreuve, atteinte par cette souffrance qui mine le fond de l’être, elle interroge son créateur, comme au jour du Vendredi Saint : «Mon Dieu,
mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné» Le cri de Marie, la soeur de Lazare mêlant confiance et angoisse, devient le sien : «Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait
pas mort ». La force du mystère d’iniquité, la puissance du mal qui survient et terrasse, ébranle jusqu’à faire naître ce cri de révolte qui est le signe d’une humanité blessée.
«Si tu avais été là !» «Où est-il ce Dieu qui permet l’inacceptable ?»
- Aujourd’hui, Jésus se rend chez des amis. Lazare, l’un de ses proches, vient de mourir. Par ses paroles, ses attitudes et ses actes, le Seigneur nous révèle le visage d’un Dieu humain, d’un
Dieu qui sait compatir, d’un Dieu blessé par l’injustice de la mort de l’être aimé. Le Dieu des Chrétiens n’est pas un Dieu froid et lointain dont l’absence ou l’irritation permettrait les
détresses. Il demeure à nos côtés, victime lui-même du mal jusqu’à subir l’injustice et le supplice de la croix. Devant le tombeau de Lazare, Jésus est «bouleversé d’une émotion
profonde» qui s’exprime dans les larmes. Aujourd’hui, nous entrons dans son intimité, Il entre dans la nôtre, proche compagnon de nos détresses. Il est l’icône d’un Dieu qui écoute,
s’émeut et comprend. Repris par l’émotion, à l’entrée du tombeau, Il révèle un Dieu qui aime jusqu’à ne pas laisser le dernier mot à la mort. Il n’accepte pas sa loi implacable. La mort
n’est pas une fatalité. Tel est le sens de cette parole forte, proférée avec autorité : «Lazare, Viens dehors !» Cette parole est adressée à chacun et à chacune d’entre nous, avant
de l’être à l’ami qui se relève. A chacun le Seigneur dit : «Viens dehors !», ne reste pas dans les ténèbres de la mort et de la crainte, « viens dehors ! », la vie est toujours
victorieuse. Si nous acceptons cette parole, les liens de la peur qui nous retiennent se brisent et l’espérance nous illumine, révélant par delà l’épreuve, la justesse de ce verset du livre des
Lamentations : «Les bontés du Seigneur ne sont pas épuisées, ses miséricordes ne sont pas finies.»
- Ainsi, au coeur du carême se profile déjà le triomphe de Pâques, une nuit de Lumière qui vient transfigurer la nuit de ténèbres que nous avons vécue. Alors en ce jour, à la lumière des
cierges résonnera le chant de l’Exultet: « ô nuit dont il est écrit : « La nuit comme le jour illumine, la ténèbre autour de moi devient lumière pour ma joie » (Ps 138,12)… Ô nuit
bienheureuse, où se rejoignent le ciel et la terre, où s’unissent l’homme et Dieu. »
- Frères et soeurs, chères familles éprouvées par le deuil et la séparation, après les bouleversements légitimes, un horizon nouveau s’ouvre à nous, laissant entrevoir la certitude d’une
rencontre nouvelle par delà le seuil éprouvant de la mort. Telle est la foi des chrétiens, telle est l’espérance qu’ils proclament. Cette espérance est la force et la grandeur des
saints."
Par Maximilien Bernard
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Jeudi 4 mars 2010
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Mgr Jacques Noyer est évêque émérite
d'Amiens. Nous avons déjà eu l'occasion de
l'évoquer. Récemment, il a même soutenu le groupuscule
Comité de la jupe... Dans Témoignage chrétien, il vient de commettre un article sur ce
que l'on peut appeler l'affaire Fisichella.
Mgr Schooyans a récemment condamné dans un article la fausse compassion dont s'est rendu coupable le président de l'Académie pontificale pour la vie sur l'affaire de Recife, suite à
laquelle il avait laissé croire que l'Eglise autorisait l'avortement thérapeutique. Informé de ce scandale, le Pape avait demandé une note rectificative à la Congrégation pour la doctrine de la
foi. Ce qui fut fait. Mais Mgr Fisichella a toujours refusé de reconnaître son erreur. C'est pourquoi, une partie non négligeable de l'APV demande aujourd'hui sa démission. Signe du trouble :
pour la première fois, la réunion plénière de l'APV s'est déroulée à huis-clos. Dans son discours prononcé pour l'occasion, le Pape a confirmé les propos de Mgr Schooyans en déclarant que "Il
est donc nécessaire de répéter fermement qu'il n'existe pas de compréhension de la dignité humaine qui soit liée uniquement à des éléments extérieurs tels que les progrès de la science, la
formation progressive de la vie humaine ou la pitié facile face à des situations extrêmes".
Contre le pape, Mgr Noyer prend donc le parti de Mgr Fisichella, car, il l'a bien compris, c'est l'occasion de légitimer l'avortement thérapeutique :
"Pour ma part, je n’hésite pas. La Compassion est la première mission de l’Église. [...] Sans doute y a-t-il une Vérité qu’il faut chercher, un Bien qu’il faut vouloir. Nous
pouvons nous entraider pour nous en approcher ensemble. Mais l’appel et le choix de Jésus donnent-ils aux successeurs des Apôtres le pouvoir de définir la Vérité et de déterminer le
Bien en s’appropriant la Raison et la Sagesse ?"
Par Maximilien Bernard
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Jeudi 25 février 2010
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07:05
L'évêque de Luçon a publié une lettre pastorale pour le Carême. Extraits :
"A la lumière de l’Ecriture, les chrétiens apportent une contribution originale et fondamentale dans le débat sur l’écologie. A la suite du pape Jean-Paul II, nous pouvons parler d’une
« écologie humaine » qui désigne en réalité une écologie prise dans son intégralité. Celle-ci doit se soucier en tout premier lieu de la vie des hommes. Elle amène donc
à une plus grande solidarité entre eux mais aussi entre l’homme et la création. Ainsi, nous ne pouvons pas limiter nos efforts à une simple recherche de moyens pour consommer de manière plus
responsable. Si cette recherche est nécessaire, elle ne doit pas nous faire oublier que dans notre monde, la dignité d’hommes et de femmes reste bafouée et que notre devoir est d’œuvrer à
ce que cette dignité soit respectée. Nous ne pouvons pas nous satisfaire que notre monde soit capable de modifier le tracé d’une autoroute pour protéger une colonie de grenouilles quand
des milliers de gens dans nos quartiers souffrent de solitude, de désespoir, du chômage, de la violence, de la misère, de l’éclatement de la famille ou quand la vie n’est pas respectée
dès son origine. Si les luttes visant à améliorer la qualité de notre environnement sont légitimes, il ne faut pas oublier que cet environnement, cette nature, ont été créés pour l’homme
et que si l’écologie consiste à protéger la vie sous toutes ses formes, la vie humaine doit donc être le premier de ses combats. « Un élément-clé de
l’écologie humaine est l’inviolabilité de la vie humaine, en particulier au début et au terme de celle-ci. » La négation de la dignité humaine provoque désordre et injustice et
menace ainsi l’équilibre même de la création en abîmant son harmonie voulue par Dieu."
Par Maximilien Bernard
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Samedi 20 février 2010
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Monseigneur Ricard, cardinal-archevêque de Bordeaux, a accordé une interview à l'association Oui à la vie, qui
organise une marche pour la vie à Bordeaux. La prochaine à lieu la 29 mai.
Monseigneur, quel jugement portez-vous sur les atteintes à la vie en France ?
J’en vois quatre qui me paraissent particulièrement préoccupantes : le nombre des avortements qui reste encore élevé en France, les recherches sur l’embryon,
l’effet pervers d’un dépistage qui contribue à supprimer des porteurs d’handicaps et un lobby actif qui souhaiterait légaliser l’euthanasie.
Les différentes marches pour la vie peuvent-elles aider nos concitoyens à ouvrir les yeux sur les atteintes faites aux hommes, et en particulier aux plus petits d’entre eux.
Il faut donner leur juste place à ces marches pour la vie. Nos concitoyens sont habitués aux marches, manifestations et défilés, souvent autour de questions sociales. Il ne faut
pas survaloriser leur efficacité mais ces manifestations publiques fonctionnent comme un clignotant rouge. Elles attirent l’attention sur un problème. Elles alertent l’opinion. Nos
consciences ont besoin d’être réveillées. Je pense que les différentes marches pour la vie ont cette fonction. Il est nécessaire qu’elles soient accompagnées tout au long de l’année par un
patient travail d’éducation et d’action sur les mentalités et dans certains cas d’interpellation de nos législateurs. C’est là qu’il est important de soutenir un certain nombre
d’associations qui œuvrent à cette conscientisation.
L’année dernière, dans une ambiance joyeuse, plus de 2 000 personnes ont marché dans les rues de Bordeaux à l’appel de l’association Oui à la Vie. Quel regard portez-vous sur cette initiative
? Que fera cette année le diocèse de Bordeaux pour promouvoir cette marche ?
Tout ce qui pourrait apparaître comme une croisade me semble contreproductif. C’est pourquoi j’ai apprécié l’ambiance de la marche de l’année dernière, une ambiance joyeuse,
positive, disant la joie qu’il y a d’appeler à la vie. Il me paraît important que cette marche rassemble dans une grande diversité les familles, les générations, les personnes valides ou
handicapées. Les organisateurs ont voulu cette marche non-confessionnelle pour y inviter le plus grand nombre de personnes. Elle n’est donc pas organisée par l’Eglise. Chaque catholique est donc
libre d’y participer ou pas. Mais, j’ai souhaité que le diocèse s’associe à cette grande cause du Oui à la Vie en organisant une veillée de réflexion et de prière le Mercredi 26 mai, à
20h 30, à la cathédrale Saint André. Il nous faut être aujourd’hui plus que jamais les serviteurs de « l’Evangile de la Vie » !
Par Maximilien Bernard
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Jeudi 11 février 2010
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ONG reconnue,
Points-Cœur a voix consultative auprès du Conseil Économique et Social de l’ONU.
Points-Cœur agit au
service des personnes les plus délaissées dans le monde, spécialement les enfants. Pour rejoindre ceux qui souffrent le plus, Points-Cœur envoie de jeunes volontaires pour des
missions de 1 ou 2 ans au cœur de quartiers défavorisés. Il s'agit de permettre, par un travail de solidarité rapprochée prenant en compte toutes les dimensions de la
personne – affective, matérielle, éducative… –, que des personnes fragiles, en grande détresse ou en situation d’exclusion – à commencer par les enfants –, puissent se
reconstruire et se réinsérer dans le tissu social local.
Le siège de Points-Cœur se situe dans le diocèse de Fréjus-Toulon. L’association est soutenue par le Conseil Pontifical pour les Laïcs à Rome et par Monseigneur Dominique Rey.
Pour soutenir Points-Coeur, vous pouvez faire un don ou parrainer un volontaire. Le 27 février aura lieu un week-end
de formation.
Par Maximilien Bernard
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Mercredi 3 février 2010
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Le rapport parlementaire sur la bioéthique, qui propose la poursuite de
la recherche criminelle sur les embryons et le diagnostic eugéniste de la trisomie 21, a été publié il y a maintenant plusieurs semaines. Nos évêques, et notamment l'instance de la CEF sur la bioéthique, dirigée par Mgr d'Ornellas, archevêque de
Rennes, qui avait pourtant longuement travaillé sur le sujet, n'a toujours pas montré de réaction. Le Cardinal Vingt-Trois vient juste de réagir.
Depuis quelques semaines également, une polémique enfle à propos d'un projet de film faisant la promotion de
l'homosexualité à destination d'élèves de primaire. Ce film est notamment financé par des institutions publiques (Conseil
régional de Bretagne, Conseils généraux des Côtes-d'Armor et du Finistère, ville de Rennes). Sur ce sujet aussi, nos évêques brillent par leur silence. L'éducation de nos enfants serait-elle donc
accessoire ?
Sur le grave sujet de l'avortement, l'actualité est abondante : il y a actuellement une campagne du Planning Familial en Ile-de-France (pas de
réaction), le rapport de l'IGAS préconise un renforcement
de la contraception et un meilleur accès à l'avortement (pas de réaction) et le ministre de la santé, Roselyne Bachelot, promet plus d'information sur ce sujet, notamment à l'école, et plus
de moyens. Et pas de réaction épiscopale.
L'Assemblée Parlementaire du Conseil de l'Europe a discuté il y a
quelques jours de deux textes problématiques : le premier sur les droits des homosexuels, le second sur le droit à l’avortement. Là encore, silence épiscopal.
L'instance épiscopale européenne, la COMECE, est restée muette. Seul, Mgr Luigi Ventura, nonce
apostolique à Paris, a réagit au nom du Vatican. Il a même donné une leçon de
saine laïcité : l’Église a le droit et le devoir de participer aux débats menés dans les instances internationales, elle a donc aussi le droit et le devoir de conseiller
les élus qui font profession d’être catholiques. Il a donc écrit aux députés catholiques de l'APCE, leur demandant de déposer des amendements afin de rendre ces textes conformes à la loi
naturelle. Il a également proposé le nom de Luca Volonté -un catholique convaincu- pour prendre la présidence du PPE. Que croyez-vous qu'il arriva ? Luca Volonté a été élu et le texte sur les
droits des homosexuels a été renvoyé en commission en raison du grand nombre d'amendements déposés.
Par Maximilien Bernard
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Mercredi 3 février 2010
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Dans son éditorial de La Nef, Christophe Geffroy lance un appel pour briser le tabou sur
l'avortement :
"Il serait temps que nos évêques délaissent une fausse conception de la laïcité pour s’engager davantage dans ce combat pour la vie, en commençant par essayer de toucher les fidèles par
un travail de fond qui doit être fait à la base, notamment au niveau des paroisses. C’est notre mentalité qu’il faut changer : quitter celle du dernier carré de résistants certains que
tout est perdu, pour passer à l’offensive, car changer l’opinion est possible, l’exemple américain nous le prouve. Allons, au travail…"
Par Maximilien Bernard
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Jeudi 28 janvier 2010
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07:49
Extraits des
voeux prononcés par
Mgr Raymond Centène,
évêque de Vannes,
à l'occasion du nouvel an :
- "Le respect de la Création ne se limite pas à un consensus de la communauté internationale pour la protection des
ressources énergétiques qui reste à trouver. Il s’enracine dans une authentique écologie de l’humain fondée sur le respect de la vie et sur la reconnaissance de son éminente dignité, surtout
quand elle est faible, non seulement la faiblesse économique et sociale, mais la faiblesse radicale, ontologique, la faiblesse liée à la vie elle-même depuis les premiers balbutiements
de ses origines jusqu’aux derniers soubresauts de son achèvement. L’engagement de l’Eglise dans le débat bioéthique repose tout entier sur cette conviction.
-
Enfin, cette année 2010 est pour l’Eglise une année sacerdotale. Le 150ème anniversaire de la mort du saint
curé d’Ars lui donne l’occasion de dire qu’elle est fière de ses prêtres, qu’elle les aime et que leur ministère est indispensable à la vie de nos communautés. En dépit des faiblesses
et des blessures auxquelles les médias donnent un large écho, l’Eglise veut reconnaître le travail pastoral qu’accomplissent ses prêtres, dans des conditions souvent difficiles, parfois
héroïques, dans l’exercice d’une humble fidélité. C’est à ces prêtres aussi que je veux ce matin présenter mes vœux."
Par Maximilien Bernard
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Lundi 25 janvier 2010
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08:26
Mgr Emmanuel Delmas, évêque d'Angers, a eu le courage de soutenir la marche pour la vie du 17 janvier. Dans un communiqué, Matthieu Orphelin, tête de liste Europe
Ecologie Maine et Loire et Vincent Dulong, secrétaire départemental des Verts de Maine et Loire, écrivent :
"Nous regrettons que Mgr Delmas, évêque d’Angers, tombe dans des travers réactionnaires remettant en cause le droit fondamental à l’avortement. La solidarité est une valeur que
nous défendons et qui ne doit pas être galvaudée par un ordre moral archaïque. Nous condamnons l’appel de Mgr Delmas en faveur de l’abolition du droit à
l’avortement !"
C'est ainsi que les écologistes respectent la nature : en méprisant la vie humaine ! Ce communiqué est d'autant plus scandaleux, qu'il est publié alors que l'évêque d'Angers est hospitalisé.
Pour soutenir Mgr Delmas, c'est ici.
Par Maximilien Bernard
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Lundi 25 janvier 2010
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07:13
Dans le diocèse de Nanterre (Mgr Gérard Daucourt) s'est mis en
place un foyer d'aide aux femmes enceintes en difficulté. Depuis plus de 100 ans, la Congrégation des Filles de la Charité présente à Neuilly se consacre au service des pauvres. Depuis 2
ans, de jeunes femmes enceintes cherchent refuge auprès de la communauté afin d’être soutenues dans ce moment difficile de leur vie (abandon, sans domicile, inquiétudes face
à leur grossesse).
Le foyer El Paso, «le passage» en espagnol, est né comme une réponse
à cet appel impérieux de servir les plus fragiles : la mère et l’enfant. «Passage» car c’est un lieu de maturation et de croissance : la femme qui apprend à être mère,
l’enfant qui vient au monde ; passage aussi de l’isolement à la relation. El Paso est un lieu où l’on apprend à aller plus loin. Ce foyer a plusieurs objectifs :
• Offrir à la jeune femme un lieu de stabilité avec un entourage chaleureux.
• Être un lieu d’écoute et de discernement de ses difficultés permettant une reconstruction personnelle tournée vers la maternité et l’accueil de l’enfant.
• Veiller au suivi médical de la grossesse.
• Proposer une aide à la réinsertion sociale avec l’élaboration d’un projet professionnel.
• Rendre les jeunes femmes autonomes par une participation à la vie de la maison et par l’acquisition de savoirfaire (cuisine, couture…), en vue de leur future indépendance.
• Proposer, dans le respect des convictions de chacune, un soutien spirituel.
Une équipe de laïcs bénévoles est en place pour épauler les soeurs dans tous ces domaines. Vous pouvez soutenir cette oeuvre diocésaine pro-vie en envoyant vos dons à l'Association San Fernando,
Filles de la Charité de Saint Vincent de Paul, 121 bd Bineau 92200 Neuilly-sur-Seine (Chèque à l’ordre de l’Association San Fernando. Un reçu fiscal sera envoyé).
Mgr Nicolas Brouwet, évêque auxiliaire, présentera cette initiative jeudi 28 janvier à 11h00
sur Radio Notre-Dame.
Par Maximilien Bernard
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Samedi 23 janvier 2010
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13:50
Voici ce qu'on lit sur
le blog de Daniel Hamiche :
- " 7 cardinaux, 40 évêques, 350 prêtres, 550 séminaristes et 8 000 fidèles à la Messe de vigile pour la Vie à Washington"
A la veillée de prière en l'église Saint François-Xavier à Paris le 16 janvier, veille de la Marche, il y avait zéro évêque.
Par Maximilien Bernard
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Samedi 23 janvier 2010
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07:55
Réagissant à la fermeture de l'usine Marbot de Neuvic, l'évêque de Périgueux et Sarlat publie un message intitulé "Je ne peux pas me
taire", prenant la défense des malheureux salariés mis à la porte. Sa légitime indignation, dans cette affaire de délocalisation, semble montrer que Mgr Mouïsse est un évêque qui ne
supporte pas l'injustice.
Et pourtant.
Mgr Michel Mouïsse reste bien silencieux face au massacre des enfants à naître. Il n'a pas apporté
son soutien à la Marche pour la vie.
Par Maximilien Bernard
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Dimanche 17 janvier 2010
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21:12
Son nom ne figurait même pas dans le comité de soutien de la 6e Marche pour la vie. C'est donc le
27e évêque à soutenir la Marche. L'évêque de
Saint-Etienne a vu ce matin partir le
car de Saint-Etienne et a dit à ses fidèles qu'il les rejoindrai après la messe de 10h30. Il a en effet sauté dans le TGV pour être à 15h dans le cortège de la manifestation pour retrouver ses
fidèles.
D'après nos informations, Mgr Dominique Lebrun ne savait pas qu'aucun évêque n'était venu à la Marche, ni cette année, ni les années précédentes. Sans complexe, sans se soucier du "
qu'en
dira-t-on ?", ni de la récupération politique, sans avoir pesé les conséquences diplomatiques avec l'archevêque du diocèse, Mgr Lebrun est simplement venu accompagner ses fidèles, comme un
berger accompagne son troupeau. Il est venu pour défendre la vie.
Mgr Lebrun sera-t-il l'évêque qui aura réussi à briser l'omerta épiscopale sur la Marche pour la vie ? Grâce à lui, verra-t-on l'année prochaine plusieurs dizaines d'évêques ? Ce qui est certain,
c'est que, aujourd'hui, il a désormais besoin de notre soutien (on peut lui écrire au 1 rue Hector Berlioz 42030 SAINT ETIENNE CEDEX 2 ou par
courriel).
Mais en tout état de cause, honneur à Mgr Dominique Lebrun !
Par Maximilien Bernard
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