Communication

Mercredi 10 mars 2010 3 10 /03 /2010 17:53

Jean Madiran rebondit sur mon article de lundi à propos du Cardinal Vingt-Trois, qui a pratiqué la calomnie à l'égard des catholiques qui ont refusé la provocation des homosexuels. Il écrit dans Présent :

"Il faut ajouter que le Cardinal, dans ses propos cités, manifeste sa méchanceté déjà bien connue et même, semble-t-il, sa haine à l’égard des catholiques militants qu’il imagine, selon la tradition lustigérienne, comme des intégristes maurrassiens, donc à ses yeux comme animés par le néo-paganisme le plus cynique et le plus dangereux. Le Cardinal reprend là le procédé maçonnique qui représentait les militants contre l’avortement comme des commandos armés pour assassiner les médecins tueurs."

Par Maximilien Bernard
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Samedi 6 mars 2010 6 06 /03 /2010 06:43
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Par Maximilien Bernard
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Vendredi 26 février 2010 5 26 /02 /2010 14:54

Le communiqué de Mgr Dubost, qui s'en prend au silence des pouvoirs publics, des politiques, de la presse et de l’opinion publique sur les profanations antichrétiennes semble libérer la parole. Mgr Bernard Podvin, le porte-parole de la Conférence épiscopale, d'habitude si caressant à l'égard des autorités au nom d'une "laïcité apaisée", interrogé par Famille chrétienne, déclare en effet :

"Je crois que sa réaction a été très appréciée par les évêques. Ceux qui en ont pris connaissance ont trouvé qu’il s’agissait d’une manière saine de rappeler la nécessité de respecter tous les cultes. C’est une colère constructive, comme Mgr Dubost en est capable. Il est normal que nous posions une exigence dans la reconnaissance de notre dignité. [...]

Mais j’ai le sentiment que la société française entretient une passivité culturelle, un sentiment d’habitude par rapport au christianisme. Son imprégnation dans la société fait que nous avons été amenés à être réactifs quand étaient atteintes les autres religions, ce qui est une très bonne chose. Mgr Dubost a d’ailleurs dit dans son communiqué qu’il se réjouissait que les atteintes envers les juifs et les musulmans soient condamnées. Le problème n’est pas entre les religions, mais plutôt dans une sorte de banalisation des violences envers le christianisme. Je crois qu’il reste des miasmes d’une gestion conflictuelle de la laïcité. La société a beaucoup de mal à reconsidérer le christianisme dans sa dignité, et fait preuve d’ingratitude envers lui. Et ce qui est vrai pour les agressions dénoncées par Mgr Dubost me semble repérable, aussi, dans le traitement que font les médias du christianisme.

S’il pouvait seulement y avoir une équité dans les réactions publiques, ce serait déjà énorme ! Mgr Dubost ne demande rien d’autre, quand il évoque le « silence étourdissant » qui entoure les profanations d’églises. On a cru que le christianisme faisait partie des meubles, qu’il n’avait pas besoin d’être défendu, mais ce n’est pas vrai. Les catholiques ont un droit au respect, à l’expression, à l’image. C’est aussi cela, le respect de la liberté religieuse."

Il me semble que cette remise en cause de la laïcité apaisée est une grande première. La critique des autorités publiques et du traitement médiatique réservé aux catholiques est également inhabituel. Il faut le souligner. Il révèle que l'Eglise en France peut se réveiller. Et si elle le fait à propos des profanations d'églises, elle peut aussi le faire à propos de la culture de mort. On attend toujours une réaction de la CEF aux dernières propositions de Roselyne Bachelot, de même que l'on attend une critique du rapport de la commission parlementaire sur la bioéthique.

Par Maximilien Bernard
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Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /2010 17:15

Il aura fallu 4 jours après le communiqué de l'évêque d'Evry et 2 jours après que ce blog en ait parlé, pour que l'AFP relaie enfin l'épouvantable profanation de l'église de Morangis dans l'Essonne. Celle-ci s'est déroulée le 12 février. Des cambrioleurs ont cassé une porte vitrée, détruit un détecteur de présence, jeté au sol tout ce qu’ils ont trouvé : papiers, chaises…, pénétré dans la sacristie et ont volé 2 ciboires en or, une patène en argent et un calice. Dans l’église, ils ont ensuite saccagé le tabernacle et emporté le coffre qui contenait les hosties consacrées. Les enquêteurs l’ont retrouvé à proximité de l’église, ouvert. Les hosties étaient jetées au sol et piétinées.

Le fait que l'AFP cite Perepiscopus montre que ce blog est désormais lu par les journalistes.

Par Maximilien Bernard
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Jeudi 18 février 2010 4 18 /02 /2010 15:46

p-copie-19Il y a quelques jours, je m'étonnais de l'étrange parallèle effectué par le journaliste Patrice de Plunkett entre la Sapinière ("naissance de l'intégrisme") et les réseaux catholiques que le Cardinal Vingt-Trois souhaite faire condamner. Un lecteur me fait parvenir quelques citations que le journaliste Plunkett a omis de soumettre à son lectorat montrant que La Sapinière n'était pas un "club" d'anonymes en conflit avec l'autorité de l'Eglise (qu'on ne nous raconte pas qu'il n'aurait pas lu ces citations, puisqu'un lecteur les lui a soumis dans un commentaire que Monsieur de Plunkett n'a pas jugé bon de publier...). Nous réparons pour nos lecteurs cette omission :

"Nous exhortons au nom de Dieu nos chers fils, les compagnons du Sodalitium Pianum, à continuer leur œuvre bien commencée, eux qui combattent le bon combat de la foi, surtout contre les erreurs multiformes du modernisme et ses ruses ; implorant Dieu en leur faveur, nous leur accordons très affectueusement la Bénédiction Apostolique."

Saint Pie X. Le 5 juillet 1911.

"Nous exhortons dans le Seigneur nos chers fils, compagnons du Sodalitium Pianum qui ont si bien mérité du catholicisme, à continuer le bon combat pour l'Eglise de Dieu et le Saint Siège contre les ennemis intérieurs et extérieurs, et, demandant à Dieu, pour eux et leur Institut, tout ce qui leur est favorable et salutaire, nous leur accordons très affectueusement la Bénédiction Apostolique."

Saint Pie X. Le 8 janvier 1912.

"J'ai présenté au Saint Père le programme par quoi les excellents membres de la "Direction du Sodalitium Planum" visent à réunir dans un même but, avec un Comité romain, des groupes divers de catholiques qui, partageant un même sentiment de la foi catholique, entière et inconditionnelle, selon les directives du Saint Siège, sont ça et là, en Italie ou à l'étranger, réunis en groupes familiers et amicaux, ou en comités ou en autres organisations pour agir de façon catholique.

L'idée de cette fédération a plu à Sa Sainteté et a été trouvée opportune, soit pour conserver les groupes divers et les associés de ces mêmes groupes dans le zèle de la foi et de la profession catholique et dans leurs projets, soit pour mettre en leur âme ce courage et cette force que donne l'union, afin de pouvoir toujours mieux travailler au bien de l'Eglise et de la société chrétienne.

Pour ces motifs, le Saint Père approuve, et bénit cette initiative, et fait le vœu qu'elle puisse s'accomplir pour la plus grande gloire de Dieu et pour le bien des âmes, se réservant d'examiner en son temps les statuts et de les approuver dans les formes dues par l'intermédiaire de la Sacrée Congrégation Consistoriale."

Cardinal De Laï, évêque de Sabine. Secrétaire de la Consistoriale. En vue de l'approbation canonique. Le 25 février 1913.

"Nous demandons au Seigneur, en reconnaissance envers nos chers fils, et pour leur récompense, tout ce qui leur est favorable et salutaire ; et en témoignage de notre exceptionnelle bienveillance, nous leur accordons très affectueusement la Bénédiction Apostolique."

Saint Pie X. Le 6 juillet 1914.

Alors pourquoi Patrice de Plunkett a-t-il volontairement caché ces citations à ses lecteurs ? Il se murmure qu'il chercherait les faveurs du cardinal-archevêque de Paris afin d'obtenir un poste de porte-parole au sein de la CEF ou d'un diocèse. Mais qui pourrait y croire vu son passé ?

Par Maximilien Bernard
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Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /2010 06:32
m-copie-14.jpgLe diocèse s'est inspiré du film grand public "Le Petit Nicolas" pour la campagne de collecte du Denier de l’Eglise en 2010. Le Denier collecté chaque année dans le diocèse est en progression. En analysant les chiffres depuis 10 ans, la progression peut se comprendre de deux manières :
- augmentation du nombre de donateurs (notable jusqu'en 2001),
- augmentation du don moyen (la valeur moyenne du don par donateur).
Si on analyse et on compare par rapport aux autres diocèses et par rapport à la population du diocèse, cela peut se résumer par :"Les donateurs sont généreux mais peu nombreux". La nécessité de faire une campagne n'est pas à démontrer car, il s'agit de trouver de nouveaux donateurs pour remplacer ceux qui partent (géographiquement ou "vers le Père").

Il y a plusieurs décennies, collecter pour le Denier était relativement simple : des enveloppes distribuées et les fidèles participaient. La multiplicité des sollicitations associées à une sécularisation confirmée par tous les sondages a rendu obligatoire la sensibilisation. Les personnes se disant catholiques et qui ne contribuent pas à faire fonctionner l'Eglise sont majoritaires. Il faut donc entrer en contact avec ces personnes par tous les moyens. La campagne "Le Petit Maximin" se décline de manière classique (tract, affiche) mais aussi de manière novatrice : vidéo, site internet, radio, facebook

Saint Maximin est un des soixante-douze disciples du Christ ; il devint d'après la tradition, le premier évêque d'Aix-en-Provence. Ce fut un des premiers martyrs de la Gaule et il fut enterré dans la crypte gallo-romaine de ce qui n'était pas encore Saint- Maximin, en 72, après sa décollation sous le règne de l'empereur Dioclétien. Saint-Maximin est aussi connu par les catholiques pour abriter les reliques de sainte Marie-Madeleine qui était venue finir sa vie dans une grotte du massif que l'on nomme en son honneur la Sainte-Baume.
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Par Maximilien Bernard
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Vendredi 29 janvier 2010 5 29 /01 /2010 12:05

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Les faits
que j'ai rapportés hier ne sont vraiment pas isolés. Un lecteur me signale en effet qu'une lettre ouverte datée du 29 novembre est toujours sans réponse. Rédigée par la Fédération St Gélase, elle était adressée au Cardinal Vingt-Trois, en tant que président de la CEF, et s'indignait des propos tenus par Mgr Gueneley à l'égard de ses confrères.

Par Maximilien Bernard
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Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /2010 18:48

Dans une lettre ouverte à Mgr André Vingt-Trois, un groupe qui demande la célébration de la forme extraordinaire dans leur paroisse à Versailles écrit :

"Le journal La Croix du 20 janvier s’est fait l’écho de vos discussions avec le Pape Benoit XVI relatives aux difficultés d’application du Motu Proprio à Versailles. [...] Les diocèses de Versailles et de Strasbourg sont cités comme étant le foyer de «groupes de militants utilisant le Motu proprio» et pratiquant «la surenchère systématique». Jusqu’à présent, et afin de faciliter le travail de nos clercs, nous n’avons jamais communiqué sur notre démarche même si malheureusement elle a été médiatisée malgré nous dans des lettres dont ni le ton ni les arguments ne sont nôtres. Mais l’article recèle trop de contre-vérités et les propos que l’on vous prête ont si profondément blessé les demandeurs de Notre-Dame de la Paroisse de Versailles que nous ne pouvons rester silencieux. [...] Depuis le début, nous entretenons de bonnes relations avec le Curé de la paroisse et notre évêque Monseigneur Eric Aumonier avec qui les échanges sont courtois. Le 20 novembre 2007, Monseigneur Aumonier a considéré que notre demande était «forte, originale, conséquente et entendue». [...] Aussi, nous sommes donc très surpris du contenu de cet article."

Ce cas n'est pas isolé. Dans sa dernière lettre, Paix Liturgique écrit :

"Samedi dernier, 23 janvier 2010, un pas supplémentaire a été franchi par le Cardinal archevêque de Paris dans sa politique de négation de la demande et d’opposition au Motu Proprio de Benoît XVI. En effet, Monseigneur Vingt Trois a choisi la violence de la force policière pour bâillonner l’expression d’une demande d’application du Motu Proprio superbement ignorée et méprisée depuis plusieurs années par le curé, couvert par son archevêque."

Rappel des faits :

"Le groupe des demandeurs du doyenné du 12ème arrondissement de Paris se compose de plus de 90 familles. Après bien des contacts personnels, une première démarche structurée est mise en œuvre en avril 2008. [...] Au mois de septembre 2008, n'ayant aucune réponse du doyen, d'autres fidèles sont allés remettre en mains propres une lettre au cardinal Vingt-Trois [...]. A l'issue de cet épisode, Mgr Chauvet, curé de Saint-François Xavier [...] contacta le groupe des demandeurs et leur proposa une rencontre en son presbytère. A l'issue de ce rendez vous, qui se déroula au mois d'octobre 2008, on arrêta la décision d'organiser une réunion élargie. [...] Ce qui devait arriver arriva… c'est-à-dire qu’il ne se passa plus rien. [...] Plusieurs fidèles demandèrent [...] comment la situation avait évolué durant l'année 2009. La réalité était bien simple : il ne s’était rien passé. Une fois de plus, on a menti aux fidèles, on les a manipulé et on a mis en œuvre la feuille de route du Cardinal Vingt Trois : Pas d’application du Motu Proprio à Paris !"

Et ceci ne concerne pas seulement la forme extraordinaire. Au nom de Proliturgia, Denis Crouan a écrit au cardinal à propos de la forme ordinaire le 30 décembre. Sa lettre est restée... lettre morte.

Il y a un réel défaut de communication à l'évêché de Paris.

Par Maximilien Bernard
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Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /2010 12:25
Voici ce qu'écrit Denis Crouan :
  • c.jpg "il s'agit du droit des fidèles à demander à un évêque qu'il assume véritablement et totalement sa fonction épiscopale, comme l'Eglise le lui demande. Que dit le Droit canonique ? [...] 
  • les fidèles ont la liberté de faire connaître aux évêques (et à leurs représentants) leurs besoins - surtout spirituels - et leurs souhaits (Can. 212 §2). Et si un fidèle - clerc ou laïc - est officiellement reconnu compétent en tel ou tel domaine, il a non seulement le droit mais aussi le devoir de donner à l'évêque son opinion sur ce qui touche le bien de l'Eglise, et de la faire connaître aux autres fidèles (Can. 212 §3). Les droits des fidèles ne s'arrêtent pas là.
  • Les fidèles ont le droit de recevoir de leurs Pasteurs l'aide provenant de la Parole de Dieu et des sacrements (Can. 213); ils ont aussi le droit de rendre le culte à Dieu selon les dispositions de leur rite liturgique dès lors qu'il est approuvé par les Pasteurs légitimes de l'Eglise (i. e. le Souverain Pontife).
  • Les fidèles ont la liberté de revendiquer les droits dont ils jouissent dans l'Eglise (exemples: droit à un catéchisme véritablement catholique, droit à une liturgie incontestablement catholique, droit à des funérailles catholiques... etc.) et de défendre ces mêmes droits devant la juridiction de l'Eglise compétente (exemple: la Congrégation pour le Culte divin pour ce qui touche à la liturgie) (Can. 221).
  • Quant aux clercs, ils sont tenus à témoigner respect et obéissance au Souverain Pontife (Can. 273), ce qui revient à dire qu'ils ont le devoir d'appliquer les décisions magistérielles et non de les discuter sur la place publique ou de les adapter selon la fantaisie du moment."
Par Maximilien Bernard
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Vendredi 22 janvier 2010 5 22 /01 /2010 09:14

vLes responsables religieux ont présenté hier leurs voeux au président de la République à l'Elysée. Ils en ont profité pour évoquer le cas du voile intégral. Si le représentant des musulmans, le président du CFCM Mohammed Moussaoui, a logiquement réaffirmé son opposition à une loi d'interdiction, le cardinal André Vingt-Trois, président de la Conférence des évêques de France et archevêque de Paris, a d'abord dit que comme responsable catholique, il n'avait pas à se prononcer sur le sujet du voile.

Mais, "en tant que citoyen" [sic], il s'est déclaré "réticent à l'idée que les pouvoirs publics s'occupent de la façon dont on s'habille, ou alors ils doivent s'occuper aussi de la façon dont on se déshabille". S'ils s'occupent du voile intégral, "que disent-ils des publicités de femmes nues sur les 4x4 ?", s'est-il interrogé.

Par ailleurs, le cardinal Vingt-Trois a dit avoir exprimé sa préoccupation sur le sort des chrétiens au Proche-Orient.

Par Maximilien Bernard
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Lundi 11 janvier 2010 1 11 /01 /2010 22:29
Quelle publicité ! Sur la photo en lien, il s'agit bien de Mgr Nourrichard, malgré les apparences.
Par Maximilien Bernard
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Vendredi 8 janvier 2010 5 08 /01 /2010 12:06

Voici un extrait de l'analyse de Claire Thomas, paru dans l'hebdomadaire Monde & Vie daté du 9 janvier, sur l'affaire de Thiberville :

"Il me semble que la première leçon des événements de Thiberville, c’est qu’aujourd’hui le curseur s’est déplacé tellement loin sur la droite, parmi les catholiques qu’un évêque de gauche qui veut avoir un discours de gauche, comme Mgr Nourrichard, chaque fois qu’il s’exprime personnellement, apparaît comme décalé. Comme était décalé Mgr l’évêque de Langres face aux militants de Paix liturgique. Comme était décalé Mgr l’évêque de Nancy lançant ses foudres sur les traditionalistes de son diocèse dans sa grande interview du 11 novembre au Républicain lorrain [en fait c'était l'évêque de Metz, NDMB]. Comme était décalé Mgr l’évêque de Poitiers dans son livre testamentaire, J’aimerais vous dire, où, de son propre aveu, il n’a le temps que de s’intéresser aux préliminaires d’un discours chrétien. Et comme, en contraste, apparaît comme recentré ce progressiste intelligent qu’est Mgr Dagens, auteur d’un rapport sur l’identité catholique, où il reconnaît – généreusement – ce qu’il appelle lui-même ce « décalage » justement, entre beaucoup d’évêques et le peuple de Dieu [...].

Mgr Nourrichard s’était déjà illustré il y a deux mois, en interdisant la communion dans la bouche à la cathédrale d’Evreux, au nom de la grippe H1N1, alors que tout le monde savait déjà que cette grippe ne serait pas l’épidémie prédite par la classe politique et les médias. S’attardant dans sa toute récente carte de voeux, non pas sur l’état de son diocèse, mais sur l ‘échec du Sommet de Copenhague, il montre sans le vouloir quelle farce est aujourd’hui le trop fameux « discours social » des évêques de gauche, lorsqu’ils sont incapables de gérer un conflit parmi leurs prêtres, tout en prétendant s’affliger des dysfonctionnements de la Planète.

Quelle conclusion tirer de l’affaire Thiberville ? Non seulement le progressisme est mort depuis longtemps, faute de troupes jeunes et nombreuses, l’affaire Gaillot nous avait permis de nous en apercevoir dès 1995, année de sa destitution du diocèse d’Evreux par le pape Jean Paul II lui-même. A l’époque déjà cela n’avait pas fait un pli. Mais le progressisme fossilisé, demeurant en place dans l’Institution ecclésiale, est devenu aujourd’hui inaudible ou ridicule : Mgr Gueneley, Mgr Raffin et Mgr Rouet en ont chacun à leur manière ce trimestre, administré, la preuve. Mgr Nourrichard risque de devenir le symbole de cette difficulté à communiquer que rencontre le progressisme historique. Même Jean Mercier, dans un très bel article de La Vie, semble prendre acte du caractère anachronique de la lutte engagé par l’évêque normand contre son meilleur curé. Un peu comme Christian Terras, dans Golias, s’était farci Guéneley avec une gourmandise non déguisée. Ces progressistes mitrés sont décidément trop ringards !"

A noter que Mgr Nourrichard est Membre du Conseil pour les mouvements et associations de fidèles. Effectivement, les mouvements de fidèles, il connaît...

Par Maximilien Bernard
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Mercredi 6 janvier 2010 3 06 /01 /2010 20:26
Sur le site du diocèse de Mgr Nourrichard, 3 communiqués ont été publiés. L'un du Conseil presbytéral (qui se prend pour le Sénat de l'évêque !), l'autre des Diacres permanents et un troisième du Conseil diocésain de pastoral (qui oublie de donner du "Mgr" à l'évêque). Aucun de l'évêque.

Force est de constater que ces communiqués, qui confondent la haine et la colère légitime des paroissiens, n'apportent rien à l'affaire. C'est plutôt le bureau des pleurs : "manifestations de haine et de violence", "heures affligeantes", contenant des contre-vérités comme
  • "le diocèse d'Evreux malgré les tempêtes a su témoigner d'une Eglise dynamique",
  • "nous savons les efforts que vous avez mis en oeuvre pour tenter de résoudre la situation au mieux, pour l'ensemble du diocèse, pour les chrétiens de Thiberville et pour le père Francis Michel."
  • "vous [Mgr Nourrichard] permettez au diocèse de vivre pleinement sa mission qui est d'annoncer la Bonne Nouvelle à tous."
  • "Le diocèse d'Evreux, malgré les tempêtes, a su témoigner d'une Eglise dynamique, ouverte sur le monde, proche de toutes les femmes et tous les hommes, quelles que soient leur confession ou leur appartenance politique."
Cette Eglise "dynamique" n'a plus que 52 prêtres en activité, plutôt âgés, et une seule ordination sacerdotale par an.
Cette Eglise "proche de toutes les femmes et tous les hommes" n'a concédé (hormis à Thiberville...) qu'une messe mensuelle selon la forme extraordinaire du rite romain et a refusé la célébration d'une première messe de l'abbé Goupil, membre de l'Insititut du Christ-Roi dans son diocèse.
Quant aux efforts de Mgr Nourrichard, nous commençons à les connaître pour détruire la paroisse la plus vivante  de son diocèse, à la différence du pôle ecclésial où il veut la rattacher et où, par exemple, le denier du culte a chuté de 45% entre 2007 et 2008, soit la plus forte baisse de tous les secteurs du diocèse.

Addendum : Même la presse allemande parle de Thiberville !
Par Maximilien Bernard
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Mercredi 6 janvier 2010 3 06 /01 /2010 15:39

Nous avons montré que, selon le site du diocèse de Mgr Nourrichard, l'abbé Francis Michel était toujours curé de la paroisse de Thiberville.

Mais dans une note papier de Mgr Nourrichard, datée de la fête du Sacré-Coeur de 2009 et communiquée le 30 juin, on apprend que l'abbé Michel avait été nommé prêtre coopérateur de la paroisse Père Laval dans le secteur nord dont le curé est l'abbé Jérôme Payre, et que l'abbé Philippe Bénard était nommé curé de Thiberville.

Toutefois, sur la page internet du site du diocèse, datée du même jour (fête du Sacré-Coeur), la note de Mgr Nourrichard ne mentionne ni l'abbé Michel ni Thiberville. Si le curé de la paroisse Père Laval est toujours l'abbé Payre, son coopérateur est devenu l'abbé Denis Diouf. Quant à l'abbé Bénard, il n'apparaît plus, mais on le retrouve aumônier d'une maison de retraite.

Enfin, 3 jours après le déplacement de Mgr, le site du diocèse reste muet : incapacité à justifier noir sur blanc une position ou peur que celle-ci soit retenue à charge ?

Lire la lettre de Paix Liturgique consacrée aux faits de ces derniers jours qui préconise la démission de Mgr Nourrichard. Cela lui évitera d'avoir à expliquer au Souverain Pontife les raisons obscures de sa décision ou pourquoi il n'autorise la célébration de la forme extraordinaire qu'une fois par mois à Evreux, lors de la prochaine visite Ad Limina.

Par Maximilien Bernard
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Mardi 22 décembre 2009 2 22 /12 /2009 16:59

Suite à certaines polémiques internes au diocèse (voir ici), que la grande presse a monté en épingle, l'évêque de Bayonne publie un long message, dans lequel il revient sur le cas des "filles enfants de choeur", sur la messe en basque et la messe en latin. Ce message, clair et net, est à lire dans son intégralité. En voici simplement la fin :

"Mais je trouve que, ces derniers temps, on s’est beaucoup intéressé à la vie interne de notre Eglise. Remarquez que cela veut sans doute dire que l’Eglise, qu’on dit minoritaire, a encore beaucoup d’intérêt aux yeux du monde, ce dont il faut sans doute se réjouir. Mais ce qui m’intéresse, à l’approche de Noël, si vous le permettez, c’est que l’on sorte des sacristies et que l’on cesse de donner l’impression d’une Eglise d’abord préoccupée d’elle-même, et que l’on se tourne résolument vers le monde avec ses inquiétudes et ses épreuves présentes, en attente de notre solidarité et de notre courage à annoncer la bonne nouvelle du Salut."

Par Maximilien Bernard
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