Vendredi 12 mars 2010
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Les évêques de France ont engagé une réflexion sur ce que l'on
nomme les « musiques actuelles chrétiennes » (MAC), objet de la dernière livraison des
Documents
épiscopat. Ce terme englobe toutes les musiques amplifiées d’inspiration religieuse, qui font la part belle à la guitare électrique, basse, batterie, cuivres et synthétiseur...
Dans la préface,
Mgr Benoît Rivière, évêque d’Autun, président du Conseil pour la pastorale des enfants et des jeunes, écrit :
- "À quelles conditions certaines peuvent être appelées musiques chrétiennes ? L’Église peut-elle davantage encourager voire initier des expériences innovantes ?"
Ce document n'est pas sans mérite. Il distingue 4 catégories : les chanteurs grand public, qui témoignent de leur foi par des concerts, les ensembles de pop louange et de « paraliturgie »,
et, enfin,
les groupes destinés à l’animation de messe, souvent au centre des débats dans les paroisses. À cet égard, animateurs et prêtres trouveront des pistes concrètes : «
Tel
morceau joué à l’orgue peut être repris au piano avec des variations de tempo et de tonalité. Tel cantique peut être repris avec un swing qui le rend vivant.» ....
Il reste à savoir quand notre épiscopat fera la promotion du
chant grégorien. Car, si l'on est fidèle au Concile Vatican II, on sait qu'il y a dans la Constitution
Sacrosanctum Concilium cette phrase :
- "L’Église reconnaît dans le chant grégorien le chant propre de la liturgie romaine ; c’est donc lui qui, dans les actions liturgiques, toutes choses égales d’ailleurs, doit occuper la
première place."
Connaissez-vous beaucoup de paroisses en France dans lesquelles le chant grégorien occupe la première place ? Moi pas.
Par Maximilien Bernard
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Lundi 8 mars 2010
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Lu dans Regnat, sous la plume de Jean-Jacques Leboeuf :
"Le 19 février, Mgr Michel Dubost s’est plaint sur le site de son diocèse de ce que l’Église de Morangis avait été profanée, et le Saint-Sacrement, Jésus, piétiné. Nous nous étonnons de ce que
l’évêque se scandalise qu’on ne respecte ni les églises ni la Présence réelle qui en est le coeur, les rendant saintes et sacrées, puisque lui-même, comme tant d’autres, depuis des lunes
(le Bon Dieu est bien patient ! Mais pour combien de temps encore ?), et pour ne parler que de cela, distribue la Communion dans la main, acceptant ainsi de voir le Corps du Christ, tout entier
présent dans la moindre parcelle du pain consacré, tomber à terre et être foulé aux pieds…
Allons, soyons sérieux ! Lorsque Mgr Dubost et ses confrères accepteront enfin de suivre l’exemple de notre Saint Père donnant la Communion à des gens qui la reçoivent à genoux et sur la
langue, ils auront le droit de se scandaliser de voir le Saint-Sacrement profané ! En attendant, ils continueront à récolter ce qu’ils sèment : outrages, sacrilèges et indifférences
commis contre Jésus-Eucharistie, à commencer par le fait que les prêtres ne savent plus venir L’y adorer publiquement et quotidiennement. «Lorsque le sel a perdu sa saveur, avec quoi le
salera-t-on ? Il n’est plus bon à rien. On le jette dehors, et les gens le piétinent.»
Voilà ce que l’Église est devenue, elle qui est le Corps du Christ : elle est méprisée partout parce que, d’abord dans la personne de ses chefs, eux qui devraient être « le sel de la
terre», elle est devenue « un cloaque d’impureté », comme le disait Marie à La Salette. Il est grand temps d’organiser des cérémonies de réparation et de pénitence publique pour demander
pardon de nos péchés et la grâce d’être habités par l’amour vivant et brûlant de notre grand Dieu et Sauveur, trois fois saint, qui daigne, jour et nuit, habiter, si seul, au tabernacle de nos
églises."
Par Maximilien Bernard
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Vendredi 19 février 2010
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12:21
Il y en a plusieurs, mais c'est toujours Mgr Dubost qui en est la star. Excusez le terme, mais je n'en ai pas trouvé d'autre pour qualifier ce genre de "messe-spectacle", ce type de célébration que
Benoît XVI qualifiait d'auto-célébration de l'assemblée.
Il s'agit d'une
messe célébrée à St Spire le dimanche 14 février 2010.
Par Maximilien Bernard
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Vendredi 19 février 2010
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De
Denis Crouan :
- "Le Cardinal André Vingt-Trois, Archevêque de Paris, a présenté à la presse le cycle des conférences de carême de Notre-Dame de Paris. Thème retenu: "Vatican II, une boussole pour notre
temps Plus de quarante ans après, qu'est devenu le concile?" Excellente question que nous avons souvent posée à nos pasteurs diocésains - dont le Cardinal Vingt-Trois - qui n'ont
jamais daigné nous répondre...
- Ces conférences de carême aborderont "la perspective historique dans laquelle s'inscrit Vatican II, l'actualité et la force de ses principaux documents, le sens de la réforme liturgique
qui lui est liée..." Pour ce qui est du sens de la réforme liturgique, nous avons déjà des éléments de réponse. Mi-janvier, en effet, le Cardinal Antonio Cañizares Llovera, Préfet de la
Congrégation pour le Culte divin, rappelait qu'il était absolument nécessaire de favoriser un nouveau mouvement liturgique basé sur ce que le Concile a vraiment enseigné et s'appuyant sur la
connaissance de la forme "extraordinaire" du rite romain. Il faut, disait encore le Cardinal, un enseignement et une pratique qui nous permettent de retrouver le véritable "esprit de la
liturgie". On reste souvent bien loin de tout ceci en France..."
Par Maximilien Bernard
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Mardi 16 février 2010
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14:53
Ce n'est pas nous qui le disons mais Denis Crouan :
"En France, le problème n'est plus liturgique; il est devenu épiscopal. Le meilleur des conciles, le meilleur des missels, le meilleur des textes magistériels... ne peuvent aboutir à rien
s'ils sont reçus par des évêques qui ne les comprennent pas, ou qui n'en veulent pas, ou qui ne sont pas décidés à les mettre en oeuvre. Or c'est bien le cas en France.
Nous avons un missel romain restauré à la suite de Vatican II, dont le pape Benoît XVI lui-même a souligné la grande valeur. Quand a-t-on entendu les évêques de France prendre la parole
pour rappeler à tous les prêtres qu'ils ont l'obligation de mettre ce missel en oeuvre sans y changer quoi que ce soit de leur propre chef? Jamais. Nous avons une Constitution
conciliaire qui souligne des points fondamentaux de la liturgie actuelle (interdiction de la modifier arbitrairement, importance du latin et du chant grégorien... etc.) Quand a-t-on
entendu les évêques de France prendre la parole pour rappeler à tous les prêtres que cette Constitution devait être respectée? Jamais. Nous avons un pape - Benoît XVI - qui, à la suite
de Jean-Paul II a donné des indications très claires visant à remettre la liturgie sur ses rails: Sacramentum caritatis, Summorum pontificum... Quand a-t-on entendu les
évêques de France prendre la parole pour rappeler à tous les prêtres qu'ils avaient pour mission de mettre en oeuvre, là où s'exerce leur responsabilité, les directives contenues dans ces
documents magistériels? Jamais.
Et non seulement nos évêques ne parlent pas, mais en plus il leur arrive très souvent de donner le mauvais exemple lorsqu'ils célèbrent eux-mêmes la liturgie: adaptations,
improvisations, manque de dignité, modifications... La situation actuelle fait clairement comprendre que la crise de la liturgie n'est que l'écho - certes assourdissant - d'une crise qui touche
bien plus profondément notre épiscopat français qu'elle ne touche en réalité les célébrations liturgiques."
Par Maximilien Bernard
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Samedi 13 février 2010
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Un film de présentation des prêtres du diocèse de Moulins est visible sur le site dédié
Un prêtre m'a dit. Le site précise que ledit film "
a
été réalisé en étroite collaboration avec Mgr Pascal Roland, évêque de Moulins" et que ce film est en cours de distribution "
dans les départements de l'Allier et du Puy de
Dôme", où sévit l'évêque du diocèse de Clermont-Ferrand,
Mgr Hyppolite Simon.
L'
épisode 1 de ce film présente l'abbé Hubert Minet, curé de Chatel de Neuvre. On apprend ainsi qu'il a développé
une passion pour les coquetiers (à partir de 6'57). Mais cette passion a pris de telles proportions
qu'il a remplacé le calice par un coquetier pour sa messe quotidienne, sur sa table de
cuisine (à 7'50) !
(via le FC)
Voici ce que demande le missel romain de 2002 :
- "Parmi les objets requis pour la célébration de la Messe, on tient spécialement en honneur les vases sacrés et, parmi eux, le calice et la patène dans lesquels le vin et le pain sont
offerts, consacrés et consommés.
-
Les vases sacrés sont confectionnés en métal noble. Généralement ils sont dorés à l’intérieur s’ils sont d’un métal susceptible de rouiller, ou moins noble que l’or.
- Au jugement de la Conférence des Évêques, après reconnaissance des actes par le Siège Apostolique, les vases sacrés peuvent aussi être faits d’autres matières solides et – selon
l’appréciation commune de chaque région – nobles, comme l’ébène ou d’autres bois durs, pourvu qu’elles conviennent à l’usage sacré. Dans ce cas, seront préférées les matières qui ne se brisent
ni ne s’altèrent facilement. Cela vaut aussi pour tous les vases destinés à recevoir des Hosties, comme la patène, le ciboire, la custode, l’ostensoir, et d’autres de ce genre.
-
Quant aux calices et autres vases destinés à recevoir le Sang du Seigneur, leur coupe sera confectionnée dans une matière qui n’absorbe pas les liquides. Leur pied, cependant, peut
être fait d’autres matières solides et dignes.
- Pour la consécration des hosties, une patène plus grande peut commodément être employée, sur laquelle est déposé le pain tant pour le prêtre et le diacre que pour les servants et les
fidèles.
- En ce qui concerne la forme des vases sacrés, c’est à l’artisan de les confectionner d’une manière appropriée, selon les coutumes de chaque région, pourvu que chacun des vases soit apte
à l’usage liturgique auquel il est affecté, et clairement distinguable des vases à l’usage ordinaire.
Et, bien sûr, on ne dit pas la messe dans la cuisine...
Par Maximilien Bernard
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Mardi 9 février 2010
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07:28

Messe
célébrée le 24 janvier dernier par
Mgr Michel Dubost,
évêque d'Evry.
Par Maximilien Bernard
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Vendredi 29 janvier 2010
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Il
s'agit de
Mgr François Maupu, évêque de Verdun.
Voici ce que disait Son Eminence le Cardinal Francis Arinze, alors Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, au Colloque organisé le 26 octobre 2006 à
l’occasion de la célébration du Jubilé d’Or de l’Institut Supérieur de Liturgie de l’Institut Catholique de Paris :
- "Beaucoup d’abus, dans le domaine de la Liturgie, ont pour origine, non pas la mauvaise volonté, mais l’ignorance, «puisqu’on rejette généralement ce dont on ne perçoit pas le sens plus
profond, et dont on ne connaît pas l’ancienneté» (Redemptionis Sacramentum, 9). Ainsi, certains abus ont-ils pour origine la place indue qui est accordée à la spontanéité,
ou à la créativité, ou bien à une fausse idée de la liberté, ou encore à cette erreur qui a pour nom : « horizontalisme », qui consiste à placer l’homme au centre de la
célébration liturgique au lieu de porter son attention vers le haut, c’est-à-dire vers le Christ et ses Mystères."
Par Maximilien Bernard
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Dimanche 24 janvier 2010
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14:53

On apprend sur un commentaire du
Salon Beige (suite à
ce post, voir le commentaire de "moms", que
Mgr Bellino Ghirard, évêque de Rodez (
il aura 75 ans en mai prochain)
interdit à ses prêtres de célébrer plus d'une messe le
dimanche. Il interdit également de célébrer la messe pour des funérailles, sous prétexte qu'il n'y a plus de prêtre.
Par Maximilien Bernard
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Jeudi 21 janvier 2010
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19:40
En l'anniversaire de l'assassinat de Louis XVI, l'évêque
auxilliaire de Paris, Monseigneur Renauld de Dinechin, a célébré selon la forme ordinaire du rite romain, en latin et orienté face à Dieu, la messe de
Requiem pour le roi Louis XVI, la France et la famille royale en l'église Saint-Germain l'Auxerrois, paroisse des rois de France, en présence du Comte de Paris et de son neveu, le Prince
Charles-Philippe d'Orléans. L'assistance était d'environ 500 personnes.
Par Maximilien Bernard
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Lundi 11 janvier 2010
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Lu sur
Proliturgia :
- "Avec l'accord de l'Archevêque de Strasbourg [Mgr Jean-Pierre Grallet], les messes dominicales seront supprimées dans plusieurs secteurs paroissiaux le 17 janvier prochain, à
l'occasion de la semaine de prière pour l'unité des chrétiens. Dans le secteur d'Illkirch par exemple (sud de Strasbourg), le Curé a annoncé sur les feuilles paroissiales: "Dimanche 17
janvier: 10h30 Office oecuménique à l'église protestante PAS de messe ce dimanche matin dans notre communauté de paroisses. La dimension oecuménique de notre foi chrétienne n'est pas une
option, mais une réalité indispensable (...) Soyons nombreux à cette célébration commune." Autrement dit, l'Eucharistie dominicale, elle, est une option."
C'est un scandale. Dans le diocèse de Strasbourg, on détourne l'oecuménisme pour priver les fidèles des sacrements. Dans sa
note doctrinale concernant certains aspects de l'évangélisation, la
Congrégation pour la doctrine de la foi écrit :
- "Dans l’engagement œcuménique, on peut distinguer plusieurs dimensions : d’abord l’écoute, condition fondamentale de tout dialogue ; ensuite, la discussion
théologique, où l’on cherche à comprendre les confessions, les traditions et les convictions d’autrui, en vue d’une éventuelle concorde, parfois cachée dans la discorde ; enfin,
l’autre dimension essentielle, indissociable des aspects précédents, qui ne peut faire défaut dans l’engagement œcuménique, est le témoignage et l’annonce d’éléments qui ne sont
pas des traditions particulières ou des nuances théologiques mais qui appartiennent plutôt à la Tradition de la foi elle-même"
Rien ne justifie la suppression de la messe dominicale.
Par Maximilien Bernard
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Samedi 9 janvier 2010
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13:55
Mgr Robert Poinard, vicaire général du
diocèse aux Armées (dirigé par
Mgr Luc Ravel), a écrit le 8 janvier une lettre aux
aumôniers militaires concernant les normes du culte. Voici :
- " Ceci est un simple rappel nécessité par des incidents récents.
-
1. Dans l'Eglise catholique, la messe répond à un certain nombre de normes de droit liturgique que tous sont tenus d'observer sans restriction. Il n'est permis à quiconque de
s'affranchir de ces règles sans autorisation expresse de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements.
-
2. Aucune autre autorité ne peut interférer dans le rite liturgique, qu'elle soit civile, militaire, voire même ecclésiastique.
-
3. La loi de notre pays reconnaît la liberté d'opinion et de religion et interdit à quiconque de s'immiscer dans le fonctionnement interne d'un culte. En conséquence, Mgr l'évêque me
demande de vous rappeler, et ceci solennellement, en sa double qualité de garant de la liturgie dans son diocèse et comme aumônier en chef du culte catholique, quelques règles impératives sur
lesquelles il n'est pas possible de tergiverser.
-
a) aucun chef militaire ou représentant d'un autre culte n'a compétence pour s'imposer d'une façon quelconque dans le déroulement de la messe, notamment par des interventions, de quelque
nature qu'elles soient.
-
b) la messe n'est pas une cérémonie œcuménique : elle est l'expression du culte catholique. Il n'y est pas prévu d'interventions d'aumôniers d'autres cultes hormis pour la semaine
mondiale de prière pour l'unité des chrétiens qui a lieu chaque année du 18 au 25 janvier
-
c) l'homélie est réservée aux ministres ordonnés : seuls l'évêque, le prêtre ou le diacre sont légitimement fondés à assurer une prédication durant la célébration de la messe.
-
c) pour toutes les messes célébrées par l'évêque hors de sa cathédrale on veillera à lui présenter suffisamment à l'avance les éléments ad libitum de la célébration et on évitera
absolument à lui imposer - sans qu'il ait eu le temps de la réflexion - des éléments qui pourraient le mettre en porte-à-faux ou soient de nature à causer du trouble.
Ces rappels peuvent servir à tous les prêtres, et même à quelques évêques français.
Addendum : Sur
Le Forum Catholique, Feiz ha Breizh reprend intégralement ce texte, y compris mon commentaire,
sans mettre la source, provoquant de légitimes interrogations des autres lecteurs quant à l'authenticité du texte. Je précise pour ma part que la source est officielle.
Par Maximilien Bernard
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Jeudi 7 janvier 2010
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07:03
A Lillers, diocèse d'
Arras (
Mgr Jean-Paul Jaeger), la nuit de Noël :
De Benoît XVI, le 30 décembre :
- "La célébration des sacrements doit être empreinte de dignité et de retenue, doit favoriser le recueillement personnel et la participation communautaire, le sens de la présence de
Dieu et l'ardeur missionnaire".
Par Maximilien Bernard
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Lundi 21 décembre 2009
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07:15
Le 28 novembre à Athis-Mons, de nombreux fidèles se sont retrouvés pour une journée de formation à la liturgie. Organisée par
le Service Diocésain de la Pastorale Liturgique et Sacramentelle, elle proposait pour thème : la liturgie et la proposition de la foi, notamment pour les plus jeunes. Des
interventions et 20 ateliers étaient prévus. La journée s'est conclue par une intervention de
Mgr Michel Dubost, qui a pris soin de citer une partie de la Constitution apostolique du Concile Vatican II, Sacrosanctum Concilium. Peut-être aurait-il fallu
commencer par là. On peut lire notamment dans cette Constitution (passage non cité par l'évêque) :
"L'usage de la langue latine, sauf droit particulier, sera conservé dans les rites latins"
"L'Église reconnaît dans le chant grégorien le chant propre de la liturgie romaine; c'est donc lui qui, dans les actions liturgiques, toutes choses égales d'ailleurs,
doit occuper la première place."
Ce rappel aurait sans doute évité à l'atelier 12 de gloser vaguement sur le chant liturgique.
Par Maximilien Bernard
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Samedi 19 décembre 2009
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18:05
Nous avions évoqué ici la profanation de la chapelle St-Pierre de Mahalon par un pseudo-spectacle d'art
contemporain, durant lequel
de curieux artistes se sont déshabillés sur l'autel. L'évêque de Quimper,
Mgr Le Vert, qui a édicté depuis de nouvelles règles pour l'utilisation
des chapelles,
a publié un communiqué dont voici un large
extrait :
- "Le 14 juillet dernier, une profanation d’une rare gravité et d’une grande violence a été perpétrée dans la chapelle St Pierre de Mahalon, au cours d’une manifestation culturelle
organisée par l’association « L’Art à la Pointe », dans le cadre de « Cap accueil ». Deux personnes présentant leurs « performances », un homme et une femme, sont
montés sur l’autel, se sont totalement dénudés et ont dansé sur cet autel, devant plusieurs personnes présentes, dont des enfants et des jeunes. Cet acte odieux pour la conscience et la
sensibilité des catholiques, pour qui l’autel est le lieu le plus sacré d’une église, puisqu’y est célébré l’acte central de la foi catholique qu’est l’Eucharistie, a profondément scandalisé
des croyants comme des non-croyants, d’autant plus qu’il semblerait qu’il ait été prémédité.
- Devant le scandale public et le large écho récent dans différents médias (presse, radio, Internet), l’Eglise catholique qui est en Finistère ne peut pas ne pas réagir. En France, les
chrétiens ont le droit d’être respectés dans leur foi et leur sensibilité, comme n’importe quel autre citoyen ou croyant ! On n’ose imaginer l’ampleur qu’aurait prise un tel acte s’il
avait été commis dans une mosquée ou dans une synagogue… L’association « Art à la Pointe » a présenté ses excuses : elles ont été acceptées, le diocèse de Quimper et Léon
reconnaissant que, pour une part, cette association avait été elle-même victime de cette malveillance. Pendant plusieurs semaines de réflexion et de consultation, il a été recherché une
réaction ajustée et équilibrée. [...]
- C’est pourquoi il a été décidé un moratoire d’un an de toutes les expositions relevant d’Art à la Pointe, et des manifestations culturelles qui y sont attachées, dans les chapelles
et églises du doyenné du Cap-Sizun – Douarnenez – Plogastel-Saint-Germain. Nous demandons que ce laps de temps jusqu’à l’été 2011 soit mis à profit pour que les différents partenaires de ces
manifestations (paroisses, communes, associations culturelles, commission diocésaine d’Art sacré) puissent réfléchir à une nouvelle manière de faire pour organiser des expositions. [...]
Toutes les précautions nécessaires devront être prises pour que de telles profanations ou autres abus ne se reproduisent plus. Sinon, la collaboration avec telle ou telle association
culturelle pourrait être définitivement suspendue.
-
Une célébration de réparation aura lieu dans la chapelle St Pierre de Mahalon ; la date en sera fixée ultérieurement. Enfin, le diocèse se réserve le droit d’éventuelles
poursuites judiciaires à l’encontre des auteurs de cette profanation."
Par Maximilien Bernard
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