Vatican

Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /2010 15:48

Le Saint-Père a nommé aujourd'hui membre de la Congrégation pour le clergé, le Cardinal André Vingt-Trois, Archevêque de Paris. Le préfet de la Congrégation pour le clergé est actuellement le cardinal Claudio Hummes. Il sera âgé de 76 ans en août et sa succession est donc déjà à l'ordre du jour. De là à penser qu'au jeu des chaises musicales, Benoît XVI souhaite voir se libérer le siège de l'archevêché de Paris, il n'y a qu'un pas...

Par Maximilien Bernard
Recommander - Publié dans : Vatican
Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /2010 15:45

t-copie-7
Interrogé sur “la peur“ grandissante en Europe à l’égard de l’islam au vu des réactions dans le débat sur le voile, la burqa ou les minarets, le cardinal français Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, a affirmé que “le problème dans ces affaires“ était “l’ignorance des gens qui sont contre l’islam".

Il s’agit de gens qui n’ont jamais rencontré de musulmans et qui se basent sur ce qu’il voient ou entendent à la télévision“.

C'est un peu simpliste. J'ai rapporté ici-même les propos du Père Daniel-Ange, qui n'est certainement pas un ignorant :

"quoi qu’on en dise, cette christianophobie violente, agressive, déchaînée parfois, serait-elle quelque part inscrite dans les gènes de l’Islam ? Voici plus de 25 ans en 1983, dans mon ouvrage analysant la situation des différents terrains d’évangélisation (Monde d’orphelins, peuple de témoins), j’avais diagnostiqué que le monde de l’Islam prenait la relève de la persécution communiste. Hélas, je ne croyais pas si bien dire. [...] Nous ne pouvons plus jouer à la politique de l’autruche. Nous ne pourrons pas dire plus tard, sans mentir  : «Nous ne savions pas. Personne ne nous en a parlé !» "

Par Maximilien Bernard
Recommander - Publié dans : Vatican
Lundi 18 janvier 2010 1 18 /01 /2010 15:54

1. Nous connaissions le "petit Ratzinger" en la personne du Cardinal espagnol Antonio Cañizares Llovera, aujourd'hui préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, un poste très adapté pour la "réforme de la réforme" souhaitée par Benoît XVI et sur laquelle travaille déjà ce proche du Souverain Pontife. Il déclarait en juillet dernier :

"Vous êtes connu dans les media comme “le petit Ratzinger”. Quel effet est-ce que cela vous fait-il?

Eh bien [il sourit, ndr], c’est peut-être parce que nous avons tous les deux les cheveux blancs… Peut-être ce surnom est-il né quand, entre 1985 et 1992, j’ai été secrétaire de la Commission épiscopale pour la Doctrine de la Foi. Pour moi, évidemment, cela a toujours été un grand honneur d’être comparé au cardinal Ratzinger, à plus forte raison aujourd’hui."

l-copie-42. Nous avons le "Ratzinger belge", en la personne de Mgr André-Mutien Léonard, l'évêque de Namur nommé aujourd'hui archevêque de Malines-Bruxelles - donc nouveau primat de Belgique - et devant par conséquent devenir prochainement Cardinal (en photo, lors des ordinations à la Fraternité Saint Pierre). Osservatore vaticano en dresse ce portrait :

"On pensait l’an passé qu’il n’avait plus de chances d’accéder au siège de Malines, notamment en raison du désagrément que cela aurait causé au gouvernement, qui ne lui pardonne pas ses interventions en faveur de la famille naturelle. Mais cela est devenu sa chance depuis l’incroyable vote de protestation de la Chambre des Représentants, le 2 avril 2009, contre les propos tenu par le Pape au sujet du préservatif dans l’avion qui le menait en Afrique. Bref, on dit que le Saint-Siège ne serait vraiment pas fâché de fâcher les élites du Royaume. [...]

Né à Namur en 1940, André Mutien Léonard fut ordonné prêtre en 1964. Maître-agrégé en philosophie (thèse : Commentaire littéral de la Logique de Hegel), il enseigna à Louvain-la-Neuve, devint recteur du Séminaire Saint-Paul et membre de la Commission théologique internationale. Et, en février 1991, cet ami du cardinal Lustiger fut nommé évêque de Namur. Ses prises de position en matière d’homosexualité sont les suivantes : dans un livre d'entretiens que lui a consacré Louis Mathoux en 2006, il a déclaré: «Je comprends que, dans certains milieux, on se montre prudent quant à l'engagement de personnes homosexuelles pour des missions éducatives concernant des jeunes» ; et en avril 2007, comme je l’ai dit, dans un entretien à l'hebdomadaire Télémoustique, il évoquait «l'anormalité» de l'homosexualité. Cloué au pilori et voyant ses propos déformés par la presse, il précisa que «que ce jugement négatif visait le comportement et non les personnes». [...]

Au vrai, sa christologie est nettement plus catholique que celle de la plupart de ses confrères.[...] Il en résulte que les séminaires de son diocèse sont les seuls de Belgique à accueillir de nouvelles vocations. Comme je l’ai dit, lors de la rentrée de 2009, les deux séminaires de Namur comptaient 32 séminaristes (37 l’an passé), alors qu’il n’y avait que 6 séminaristes à Malines-Bruxelles l’an passé et 9 à Liège. Mgr Léonard aura 75 ans dans 5 ans et demi. Bref, même quant à son âge, il est entre chair et poisson : un possible de primat « de transition » ? "

Et en France ? Qui sera notre "Ratzinger" ?

Par Maximilien Bernard
Recommander - Publié dans : Vatican
Mardi 29 décembre 2009 2 29 /12 /2009 12:58

Le Cardinal français Paul Poupard, fait cette déclaration à La Croix :

"Jean-Paul II me confiait : « Notre seul dialogue avec les athées a lieu avec ceux qui sont au pouvoir. Ce n’est pas satisfaisant ! De même, les évêques me parlent peu de l’athéisme, de l’indifférence, de l’agnosticisme, alors qu’ils devraient s’en préoccuper en premier lieu !» Je me souviens l’avoir vu véritablement taper du poing sur la table, regrettant que Gaudium et spes, sur ce point, ait pu devenir lettre morte !"

Par Maximilien Bernard
Recommander - Publié dans : Vatican
Dimanche 27 décembre 2009 7 27 /12 /2009 11:14

Le cardinal français Roger Etchegaray, blessé lors de l'agression contre le pape durant la messe de minuit, doit être opéré de la hanche ce dimanche, selon le porte-parole du Vatican.


Agé de 87 ans, le vice doyen du Sacré Collège a été pris dans la bousculade provoquée jeudi soir par une femme de 25 ans, apparemment déséquilibrée, qui a fait tomber le pape en pleine basilique Saint-Pierre.


Souffrant d'une fracture du col du fémur, Mgr Etchegaray a été admis à l'hôpital Gemelli, à Rome. Ses "conditions générales sont bonnes et les médecins essayent de vérifier que les conditions sont réunies pour procéder à l'opération qui aura lieu - selon ce que tout laisse prévoir aujourd'hui - dimanche matin", a déclaré le père Lombardi dans un communiqué. Les médecins devraient lui poser une prothèse de hanche.

Le prélat a reçu plusieurs visites et ses interlocuteurs mettent en avant sa "sérénité" et son "très bon moral", a ajouté le père Lombardi dans son communiqué. "Il prie pour le pape et attend avec optimisme l'intervention chirurgicale".

Par Maximilien Bernard
Recommander - Publié dans : Vatican
Mardi 8 décembre 2009 2 08 /12 /2009 18:41

Contrairement à certains évêques, le cardinal français Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, a déclaré dans La Croix, suite au vote suisse sur les minarets :
  • "Il nous pose la question de la place de l’islam en Europe, aujourd’hui et demain. Pour moi, l’ignorance est la mère de toutes les dérives, elle est à la base de toutes les difficultés. Il faut se connaître davantage, s’apprivoiser, voir ce que l’on peut faire ensemble. On ne se rencontre jamais assez. Nous devons également réaffirmer la liberté de religion, dans son sens le plus large, qui suppose comme minimum nécessaire que chacun puisse disposer de lieux de culte adéquats, cela en Europe comme au Moyen-Orient. Naturellement, les mosquées comme les églises doivent respecter le paysage urbain et le contexte culturel. Pas question de construire une cathédrale devant la grande mosquée de Riyad ou une mosquée devant Notre-Dame de Paris ! Le sens commun doit nous dicter le respect d’autrui. Comme l’ont fait remarquer des personnalités musulmanes, le minaret n’est pas essentiel à une mosquée. Le muezzin doit obéir à la loi locale, tout comme les cloches de l’église y obéissent !"
Voilà qui nous change de Mgr de Germiny. Et au cas où ce dernier n'aurait vraiment pas compris que le problème du minaret n'est pas essentiel (puisque la mosquée reste un lieu adéquat), le cardinal rappelle où se situe vraiment le problème : dans les pays musulmans, où les chrétiens ne peuvent pas célébrer la messe :
  • "Malheureusement, en dépit de la visite historique du roi Abdallah d’Arabie saoudite au Vatican le 7 novembre 2007, nous ne voyons rien venir."
On attend la réaction de Mgr de Germiny, si prompt à réagir sur le comportement des autres pays.

 

Par Maximilien Bernard
Recommander - Publié dans : Vatican
Lundi 7 décembre 2009 1 07 /12 /2009 20:30

Mgr Nicolas Thévenin, 51 ans, prêtre de la Communauté Saint-Martin, avait été choisi par le cardinal Bertone, lors de sa nomination comme Secrétaire d’État, pour faire partie de son secrétariat personnel. Il quitte ce poste « de l’ombre » pour être nommé à la Préfecture de la Maison pontificale, en même temps qu’il devient membre du collège des protonotaires apostoliques participants, la plus haute dignité au sein des prélats non-évêques (ils sont seulement sept).

La suite sur Osservatore Vaticano.

Par Maximilien Bernard
Recommander - Publié dans : Vatican
Jeudi 3 décembre 2009 4 03 /12 /2009 16:00


Le Père Bernard Ardura, de l'Ordre des Prémontrés, a été nommé aujourd'hui par le Pape, Président du Comité pontifical pour les sciences historiques (site). Né à Bordeaux en 1948, il est entré dans l'Ordre des chanoines réguliers de Prémontré. Ordonné prêtre en 1972, il a rejoint l'abbaye de Frigolet, en Provence, et s'engage définitivement dans la vie religieuse. Il continue ses études jusqu'à l'obtention d'un doctorat en théologie et d'un autre en histoire.


Son premier ministère l'amène à se partager, de 1975 à 1987, entre l'enseignement et la prédication en France, assurant missions et retraites. En 1989, il est appelé au Conseil pontifical de la Culture alors présidé par le cardinal Paul Poupard. Il est très vite nommé sous-secrétaire (1992), puis secrétaire (1997). Numéro deux de ce dicastère créé en 1982, le Père Ardura a coordonné le travail de ses collaborateurs. Sa fonction l'amène à représenter le Saint-Siège et à intervenir dans des instances et réunions internationales.

Il est également Consulteur de la Congrégation pour les causes des saints. Il assume la postulation pour la cause de canonisation de plusieurs figures du catholicisme français comme Robert Schuman (ancien ministre), Claire de Castelbajac et l'abbé Jean-Baptiste Fouque. Il est l'auteur d'un certain nombre d'ouvrages historiques sur l'histoire de l'Eglise (Pie VII et le Concordat, Lacordaire, histoires des abbayes...).

Dans un discours aux membres du Comité pontifical pour les sciences historiques en mars 2008, Benoît XVI déclarait :

"Il ne s'agit plus seulement d'affronter une historiographie hostile au christianisme et à l'Eglise. Aujourd'hui, c'est l'historiographie elle-même qui traverse une crise plus sérieuse, devant lutter pour son existence dans une société façonnée par le positivisme et par le matérialisme. Ces deux idéologies ont conduit à un enthousiasme effréné pour le progrès qui, marqué par des découvertes spectaculaires et des succès techniques, malgré les désastreuses expériences du siècle dernier, détermine la conception de la vie dans de larges secteurs de la société. Le passé apparaît ainsi uniquement comme un arrière-plan obscur, sur lequel le présent et l'avenir resplendissent de promesses invitantes. A tout cela est encore liée l'utopie d'un paradis sur terre, en dépit du fait que cette utopie se soit révélée fallacieuse.
Un trait typique de cette mentalité et le désintérêt pour l'histoire
, qui se traduit par la marginalisation des sciences historiques. Là où ces forces idéologiques sont à l'œuvre, la recherche historique et l'enseignement de l'histoire à l'université et dans les écoles de tous les niveaux et degrés sont négligés. Cela engendre une société qui, oubliant son passé et donc dépourvue de critères acquis à travers l'expérience, n'est plus en mesure d'élaborer un projet de coexistence harmonieuse et un engagement commun dans la réalisation des objectifs futurs. Cette société se présente comme particulièrement vulnérable à la manipulation idéologique.
Le danger s'accroît dans une mesure toujours plus grande en raison de l'importance excessive accordée à l'histoire contemporaine, en particulier lorsque les recherches dans ce secteur sont conditionnées par une méthodologie inspirée du positivisme et de la sociologie. Par ailleurs, d'importants domaines de la réalité historique, voire des époques entières, sont ignorés. Dans de nombreux programmes d'étude, par exemple, l'enseignement de l'histoire ne commence qu'à partir des événements de la Révolution française. Le produit inévitable de ce développement est une société qui ignore son propre passé et qui est donc privée de mémoire historique. Chacun se rend compte de la gravité d'une telle conséquence:  comme la perte de la mémoire provoque chez l'individu la perte de l'identité, de manière analogue ce phénomène a lieu pour la société dans son ensemble."

Quand on lit ce discours, on s'aperçoit que la nomination d'un Français à la tête de ce Comité est un clin d'oeil à notre actualité.

Par Maximilien Bernard
Recommander - Publié dans : Vatican

Présentation

Recherche

Contact

 
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés