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Le nouveau projet de l’enseignement non-catholique de Mgr Rouet
Le mercredi 8 décembre, l’Enseignement catholique du diocèse de Poitiers a promulgué son nouveau projet diocésain. Le document de Mgr Rouet est en ligne. On y lit que l’urgence est « d’humaniser » ce monde. Pour l’évangéliser c’est une autre affaire. En effet, les convictions que Mgr Rouet énumères sont très humaines (trop humaines dirait un curé) : la confiance, la solidarité et le savoir. On se demande ce que vient faire l’adjectif « catholique » à cet enseignement. Car les axes choisis sont du même acabit : 1. l’Espérance, le questionnement de la vie 2. La Relation, le « vivre ensemble » 3. La Solidarité, la lutte contre les inégalités 4. Le Sens, l’inscription dans le temps long. Et aux casuistes qui voudraient interpréter le 4e axe comme une référence implicite à Jésus-Christ, Mgr Rouet réplique : Un sens peut se replier sur lui-même, sur des possessions, sur des statuts et même sur une religion close. Un sens toujours plus loin se fait désir et le désir habite les questions. S’il faut poser ici le sujet de la spiritualité qui constitue un des objectifs de l’enseignement catholique, il convient d’insister sur un point de l’humanité, celui qui affirme que l’homme est un être capable d’infini. Donnez aux jeunes une ardeur, faites-les brûler non pour les réponses que vous leur apporteriez, mais sur la saveur des questions qui restent ouvertes et qui taraudent, car ce sont elles qui stimulent la marche et la recherche. Il n’y a jamais d’annonce explicite sans incarnation radicale ni écoute tenace. Bref : surtout ne leur annoncez pas Jésus-Christ, ils devraient Le découvrir tout seuls !  Read More →
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Le Conseil pontifical pour la Nouvelle Evangélisation diffusera-t-il le catéchisme dans les écoles catholiques de France ?
Le 12 octobre, par le Motu proprio Ubicumque et semper, Benoît XVI a créé un nouveau dicastère, le Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation. A sa tête, a été nommé Mgr Fisichella, qui dirigeait l’Académie pontificale pour la vie. Mgr Fisichella a déclaré que ce conseil a notamment pour tâche de promouvoir le Catéchisme de l’Eglise catholique promulgué par Jean-Paul II le 11 octobre 1992. Mgr Fisichella a fait observer que le Catéchisme de l’Eglise catholique est l’un des fruits majeurs de la ligne conciliaire, car il rassemble harmonieusement tout le patrimoine dogmatique et constitue le meilleur instrument de diffusion de la foi de toujours face aux évolutions et aux nouvelles interrogations des croyants et du monde. Mgr Fisichella a souligné que, dans un an, on fêtera les 20 ans de ce Catéchisme. Quand on connaît la situation dramatique de la catéchèse, telle qu’elle est enseignée dans la grande majorité des écoles catholiques sous contrat, on se met à espérer que Mgr Fisichella fera la promotion d’un authentique catéchisme catholique, afin que la doctrine de la foi soit transmise à nos enfants. On se souvient qu’en 1982, dans une conférence mémorable (« Transmission de la foi et sources de la foi« ), le cardinal Ratzinger avait critiqué l’enseignement de la catéchèse en France. Il s’était appuyé sur le catéchisme et ses 4 composantes : le symbole des apôtres, les sept sacrements, les dix commandements et la prière du « Notre Père ». 4 composantes qui sont formellement absentes des manuels de catéchèse que l’on trouve aujourd’hui en France. Il y a aujourd’hui au moins deux choses à réformer : le contenu (afin que la catéchèse enseigne vraiment la foi et non des notions comme celle « vivre-ensemble ») et le contenant (enseigner les vérités de la foi issues de la... 
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Catéchisme : la contre-attaque du noyau dirigeant de l’épiscopat contre Benoît XVI
Depuis quelques jours, je signale la nouvelle conception du catéchisme dans les écoles dites catholiques. Dans Présent du 8 octobre, Jean Madiran s’insurge contre la nouvelle catéchèse : Le manifeste du 22 septembre contre le catéchisme catholique est celui de la nouvelle religion incrustée dans les structures administratives et médiatiques de l’Eglise. Il occupe trois pages du journal La Croix : la une, la deux et la trois. En une, son slogan de ralliement : « A publics nouveaux, caté (sic) nouveau. » Ce n’est pas l’annonce d’un projet mais la proclamation éditoriale d’une situation désormais installée presque partout dans l’enseignement diocésain. Depuis quarante ans la nouvelle religion se contentait souvent d’avoir supprimé le petit catéchisme pour enfants baptisés et de veiller à ce qu’il ne soit remplacé par rien. Maintenant c’est fait, assure le manifeste : «Le catéchisme nouveau n’a rien à voir avec le catéchisme d’hier.» Rien à voir, rien, c’est radical. Et c’est dit carrément. Il s’agit d’une contre-attaque massive de la nouvelle religion, et d’une vengeance qui se veut éclatante contre le motu proprio du 07.07.07 ; en somme une tentative particulièrement agressive de reprise en main du terrain perdu depuis trois ans. Le manifeste proclame que la catéchèse est «indissociable de la vie liturgique», et c’est vrai, mais en l’occurrence cela veut dire que ce nouveau catéchisme implique une vie liturgique n’ayant elle non plus «rien à voir» avec celle «d’hier». Le catéchisme « d’hier » est souvent présenté par les modernistes comme le « catéchisme tridentin », c’est-à-dire comme une invention circonstancielle issue du concile de Trente. En réalité, comme pour la messe, ce catéchisme tridentin n’a fait que confirmer la pédagogie millénaire de l’Eglise, déjà traditionnelle quand saint Thomas d’Aquin l’énonçait : une instruction religieuse...