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« Evêque, c’est par vous que je meurs ! »
C’est ainsi que le 30 mai 1431, Jeanne d’Arc, prête à mourir sur le bûcher à Rouen, lança cette terrible accusation. Accusation que les belles âmes de l’époque ont du juger ainsi « mais comment oser s’en prendre ainsi à nos pasteurs, nos évêques, c’est indigne…« . Belles âmes que nous retrouvons aujourd’hui, et qui préfèrent se terrer la tête dans le sable, voire hurler avec les loups, plutôt que de reconnaître que, c’est par certains de nos évêques que nous mourrons. Qui sont les évêques Cauchon de nos temps ? Peu importe. Ces insupportables procès en sorcellerie ne sont pas l’apanage du XVe siècle. Pierre Cauchon était licencié en Droit, et sans doute diplômé en théologie de la Sorbonne. Il était évêque. Mais il rêvait d’être archevêque de Rouen. Or, voici que l’occasion se présentait. C’était une chance unique : s’il arrivait à prouver l’imposture de Jeanne, à la déclarer hérétique ou sorcière, les Anglais seraient plus que ravis : le roi Charles VII, sacré par une sorcière, serait définitivement disqualifié ! Quel rire dans la chrétienté. Alors, il se disait que c’était sa chance et qu’une simple bergère ne pourrait se dépatouiller des instruments de sa rhétorique. Il serait facile de la piéger. Monseigneur Cauchon prépara longuement son procès. Il envoya des émissaires à Domremy, le village natal de Jeanne, pour y recueillir des témoignages, si possible compromettants. Ils ne trouvèrent pas grand chose sinon une danse qu’elle avait pratiquée enfant, avec les fillettes du village, à l’occasion de la saint Jean, autour de « l’arbre des fées », une vieille tradition au parfum païen. Au début, il ne croyait pas en Jeanne. Il commença donc par faire vérifier sa virginité, elle qui se targuait de son titre de « pucelle ». Si elle était vierge, il était prêt à en manger son chapeau.... 
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Utiliserait-on Edmond Michelet à des fins personnelles ?
La “plume” de Mgr Charrier pour le suivi des affaires Edmond Michelet serait l’abbé Nicolas Risso, membre de la commission historique pour la béatification d’Edmond Michelet, du conseil presbytéral et du collège des consulteurs de l’évêché de Tulle. L’abbé Risso défend ainsi le ministre du général De Gaulle : Cette personnalité corrézienne a trouvé dans le catholicisme social sa source d’inspiration. Il a essayé, dans sa vie politique, d’être en accord avec la conviction de sa conscience, allant au-devant des gens qu’ils soient juifs, communistes ou algériens, toujours dans le respect de la dignité humaine. Et ce, sans considération d’appartenance religieuse, philosophique et ethnique. Cependant, ministre de la Justice de 1951 à 1961, ayant signé l’ordonnance de juin 1960, pour appliquer la peine de mort aux généraux putschistes, Edmond Michelet n’est pas allé « au-devant » des militants de l’Algérie française… Mais l’abbé Risso tient à sa béatification : Sur cette affaire, il faudra regarder les documents d’extrêmement près pour savoir dans quel contexte et comment ils ont été élaborés [il n'est] pas question de faire de l’Histoire au creux des émotions. Le saint n’est pas un héros, car c’est sa fragilité qui le rend humain. Or, qu’est-ce que la sainteté si l’on ne peut accomplir son humanité ? Voilà une argumentation étonnante : imagine-t-on l’abbé Risso tenir la même à l’égard de politiques maurrassiens, « Algérie française » ou je ne sais quoi ? Ce zèle pour faire avancer la béatification de cet homme politique pourrait ne pas être la conséquence d’une dévotion personnelle (l’abbé Risso n’a même aucun lien de parenté avec la famille Michelet, contrairement à d’autres), mais en partie parce que cela pourrait... 
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Dictionnaire des Evêques de France au XXe siècle
Dans Présent du 23 octobre, Yves Chiron évoque le Dictionnaire des Evêques de France au XXe siècle (850 pages), rédigé, sous la direction de Dominique-Marie Dauzet et Frédéric Le Moigne, par une centaine d’historiens, de chercheurs et d’archivistes : On n’attendra pas de ce genre d’ouvrage des analyses toujours fines et balancées. Certaines formules simplistes sont employées à la va-vite. Ainsi, quand, dans la notice consacrée à celui qui fut archevêque d’Avignon de 1978 à 1982, on lit : «Mgr Bouchex a inlassablement travaillé à l’entrée dans la pleine communion catholique du monastère lefebvriste Sainte-Madeleine-du-Barroux, ce qui s’est réalisé au mois de juillet 1988.» Outre que résumer cette longue histoire dans une seule phrase est un peu court, on pourra trouver aussi que l’adverbe «inlassablement» et le qualificatif «lefebvriste» sont, ici, particulièrement inappropriés. L’ouvrage, pour méritoire qu’il soit, a néanmoins deux faiblesses, conséquence de deux partis pris. Le premier parti pris est de restreindre le sens d’«évêques de France» aux seuls évêques qui ont été à la tête d’un diocèse qui a eu «statut de département français au long du XXe siècle». On trouvera donc tous les évêques qui ont été titulaires d’une chaire dans un département métropolitain et dans les DOM-TOM. L’Algérie ayant été constituée, jusqu’à son indépendance, de départements français, on trouvera aussi dans ce volume les évêques d’Alger, d’Oran et de Constantine, de 1905 à 1962. En revanche, on ne trouvera pas les évêques français du Maroc, de Tunisie, de l’AEF, de l’AOF, etc. Autant dire que quasiment tous les évêques français missionnaires sont absents de ce Dictionnaire, on en trouvera seulement la liste nominale dans l’annexe 12 de l’ouvrage (p. 775-796). Ce parti pris d’exclure les évêques missionnaires aboutit à un résultat cocasse (ou ridicule si l’on... 
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La photo du jour
Actuellement, se déroule au Rwanda un congrès présidé par le cardinal Philippe Barbarin, que l’on voit ici, entouré de l’archevêque de Kigali, Mgr Thadee Nthihinyurwa, du Président de la conférence des évêques du Rwanda, Mgr Smaragde Mbonyintege et du Nonce apostolique, au mémorial du génocide. Alors ? La soutane blanche lui convient-elle ?…  Read More →
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Autres temps, autres moeurs
Les catholiques n’ont pas toujours toléré le gallicanisme de leurs évêques. Voici ce que je lis sur le Forum catholique : En octobre 1902, Mgr Le Nordez, évêque de Dijon, refuse de signer la lettre de protestation de 74 évêques français (sur 78), contre la loi qui défait la tutelle des congrégations enseignantes sur les écoles libres. En août 1903, il demande aux congrégations féminines de Dijon de se soumettre à la loi Combes. La population bourguignonne s’en émeut. Le 23 février 1904, au cours de son sermon, Mgr Le Nordez, est hué dans sa cathédrale Saint-Bénigne. Cinq jours plus tard, la plupart des séminaristes refusent de recevoir les ordres de ses mains. Il est convoqué à Rome par le saint pape Pie X, sans l’accord du gouvernement, ce qui provoque d’ailleurs une grave crise diplomatique entre la France et le Saint-Siège. Quelques mois plus tard, Mgr Le Nordez est contraint de démissionner.  Read More →
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Autres temps autres moeurs
Un lecteur du Forum catholique a la bonne idée de nous faire partager sa lecture de la revue Itinéraires : Il y avait d’autres évêques très libéraux au début du XXième siècle. Saint Pie X, ne voulant pas aggraver la situation avec le gouvernement français, ne les inquiéta pas. Mais Monseigneur Sueur, archevêque d’Avignon, fut contraint de démissionner par quelques dames énergiques : elles l’attendirent à la sortie de sa cathédrale et lui tapèrent dessus à coups de parapluie. Mgr Sueur démissionna. Quelques prélats de Rome montèrent alors une farce qui réussit parfaitement : « Puisqu’il a reçu une raclée, on va le faire nommer archevêque d’Héraclée. » Saint Pie X, qui ne comprenait que le français littéraire, tomba dans le piège ; sans soupçonner le jeu de mots, il nomma Mgr Sueur archevêque d’Héraclée de Bithynie.  Read More →