delete
Faut-il avoir peur de l’islam ?
Le cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux, donnait une conférence le 20 août à l’abbaye de Belloc dans les Pyrénées Atlantiques, sur le thème : Faut-il avoir peur de l’islam ? Comme on pouvait s’y attendre, la réponse a été « non ». Toutefois, l’essentiel de son propos montrait qu’il fallait se méfier de l’islam. Le principe de non-contradiction doit être inconnu de notre cardinal. Après avoir expliqué ce qui pourrait constituer des convergences avec la religion musulmane, le cardinal français a montré concrètement qu’il fallait tout de même rester prudent. Alors que croire ? Dans un sens, le chrétien n’a pas peur de l’islam. Il ne doit craindre que Dieu et par conséquent le salut de son âme. S’il meurt sous les coups de l’islam -et nous savons que c’est souvent le cas à travers le monde aujourd’hui- il ne peut que se réjouir de la palme du martyr. En ce sens, le cardinal a raison. Néanmoins, son propos est ambigu. Si la question « avoir peur de l’islam » revient à se demander si l’islam est dangereux dans nos sociétés humaines, alors oui, c’est bien le cas. Mgr Tauran a également développé des points tout à fait contestables. Selon lui, nous partagerions avec l’islam le respect de la « personne humaine ». Il est vrai que, au sein de l’ONU, les positions défendues par l’Eglise trouvent un écho favorable auprès des pays musulmans. Toutefois, l’islam ne reconnaît que l’oumma, la communauté musulmane. Le concept de « personne humaine » ou d’individu libre est totalement étranger à l’islam. D’ailleurs, le terme même d’islam signifie soumission. Par ailleurs, toujours selon Mgr Tauran, nous aurions en commun les valeurs familiales… C’est étonnant de croire... 
delete
Le diocèse d’Evry communique
Sic. Et pour les affreux réactionnaires hostiles à l’apprentissage de la langue de Mahomet (pourtant fort utile pour dialoguer avec nos frères musulmans !), voici la traduction : Chers amis musulmans, Nous vous souhaitons une Heureuse fête de l’Aïd Al-Fitr, pleine de la joie d’avoir servi Dieu de tout votre coeur, durant le Ramadan, dans la prière, le jeûne, l’accueil amical et généreux de tout être humain. Que Dieu bénisse chacun de vous et des vôtres, qu’Il vous soutienne de sa Lumière et de sa Force au long des jours. Qu’Il nous aide à construire ensemble un monde de paix, de solidarité, de fraternité. Nous vous exprimons notre fidèle amité. Mgr Michel Dubost Évêque d’Évry – Corbeil-Essonnes et la communauté catholique  Read More →
delete
Le dialogue « bien vivant » entre chrétiens et musulmans
Message de Mgr Lagleize, évêque de Valence : Pour vous, croyants sur le chemin de l’islam s’ouvre le 1er août, le ramadan. Je souhaite que ce temps fort de la Communauté musulmane renforce le dialogue, déjà bien vivant, entre les chrétiens et les musulmans de la Drôme, dans le respect et l’acceptation de nos différences qui sont le chemin possible de l’amitié entre les chrétiens et les musulmans. C’est ensemble que nous avons à vivre, dans la fraternité, au service des hommes de notre temps, là où nous sommes. Nos occasions de contacts sont nombreuses à l’image des « Rencontres d’Aiguebelle « . Que ce mois de prière et de jeûne soit béni pour vous tous, croyants sur le chemin de l’islam dans la Drôme. Le dialogue est « bien vivant », ce qui n’est pas vraiment le cas des chrétiens du Pakistan, d’Egypte, d’Irak, etc.  Read More →
delete
Lecture du Coran après la messe avec le Cal Barbarin
La presse bretonne, comme en 2010, se fait l’écho d’une apostasie publique : messe du dimanche suivie de la lecture de la sourate 18, avec cette année la présence du Cardinal Philippe Barbarin, Primat des Gaules. Ouest-France titre dans son édition du lundi 25 juillet « Le 57° pèlerinage islamo-chrétien célèbre la fraternité universelle » et relate ainsi cette cérémonie : Ce week-end le hameau des Sept Saints a accueilli le 57e pèlerinage Islamo-Chrétien institué par Louis Massignon. Sur les traces du grand orientaliste, chrétiens et musulmans se sont retrouvés au pied de la fontaine du Stivel pour écouter la lecture de la Sourate 18 qui, comme la gwers bretonne, raconte le miracle des sept dormants d’Ephèse. Ils ont ensuite partagé le lait et les dattes, signe de bienvenue et d’acceptation de l’autre dans ses différences. C’est ce thème, au travers de « La fraternité universelle », qui la veille avait aussi été au centre d’un colloque entre les représentants des deux cultures. Dans son édition du 19 juillet, le même quotidien annonçait : Le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, primat des Gaules, participera dimanche 24 juillet à la grand-messe de 11 h du 57e pèlerinage islamo-chrétien du Vieux-Marché. Présidée par Mgr Denis Moutel, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier, cette célébration aura lieu dans la chapelle du hameau des Sept-Saints. Elle sera suivie de la lecture de la Sourate 18 du Coran à la fontaine du Stiffel, distante de 600 m. Ce texte évoque la légende des sept Dormants d’Éphèse, que l’on retrouve également dans une gwerz. Dimanche après-midi : place à la fête et à la poursuite des échanges islamo-chrétiens dans la chapelle. Source : La Porte Latine  Read More →
delete
Le diocèse de Nanterre se met à l’heure de l’Aïd
Carte Aïd pour la fin du Ramadan Est-ce vraiment une façon d’annoncer l’Evangile que de conforter ainsi les musulmans ?    Read More →
delete
Le dialogue avec les musulmans entre naïveté et ignorance
L’abbé Fabrice Loiseau, supérieur des Missionnaires de la Miséricorde divine, qui oeuvrent dans le diocèse de Fréjus-Toulon, notamment dans l’évangélisation des musulmans, déclare au mensuel La Nef de ce mois : Que pensez-vous du dialogue interreligieux avec les musulmans ? Le dialogue interreligieux est nécessaire mais il est souvent mal vécu. Car on se contente d’une certaine paix spirituelle sans exigence de vérité. La confusion des différentes formes de dialogues (définies dans le document pontifical Dialogue et annonce de 1991) entretient une naïveté et l’ignorance. Il faut revenir à une forme respectueuse de disputatio en quête de vérité. L’islam repose sur des erreurs historiques et doctrinales à propos de Jésus, des prophètes, de la Trinité et de la Providence qu’il ne faut pas hésiter à exposer. Cependant, devant la laïcité agressive de nos pays occidentaux, le fait que des hommes croient en un Dieu unique dans une révélation avec des exigences spirituelles de vérité et une dimension publique de leur foi est un reproche vivant lancé à notre déchristianisation. L’islam est un aiguillon pour notre mollesse spirituelle.  Read More →
delete
Le diocèse de Clermont avait prêté une chapelle aux musulmans depuis 30 ans
Voici ce que l’on découvre sur le site du diocèse de Clermont : A l’occasion d’une cérémonie à la grande Mosquée de Clermont-Ferrand, la communauté musulmane a restitué les clés de la chapelle située rue Sainte Claire, face à l’église St Eutrope, qui avait été mise à leur disposition pour leur culte depuis 1977 par Mgr Dardel et la congrégation des Sœurs de Saint-Joseph. Ce vendredi 13 mai, les participants ont salué « quarante ans de dialogue fraternel et d’estime mutuelle ». Les musulmans ont exprimé leur gratitude pour leur avoir permis d’avoir un lieu de culte en ville, n’ayant pas à l’époque les moyens d’en financer un. Depuis, la grande mosquée de Clermont a été construite rue du Docteur Nivet et a été ouverte aux fidèles début 2010. L’imam Hocine Mahdjoub et Karim Djermani ont souligné « l’apport précieux et généreux de la communauté chrétienne au dialogue interreligieux, suite au concile Vatican II. Cet acte fraternel a permis la reconnaissance officielle du culte musulman en Auvergne ». Un hommage a aussi été rendu par la voix de l’imam au père René Mazenod, délégué au dialogue interreligieux, disparu brutalement il y a quelques années, « qui a su, sa vie durant, s’assurer l’estime et l’amitié des musulmans ». La cérémonie s’est déroulée en présence de Mgr Hippolyte Simon, du père François Fonlupt, nouvel évêque de Rodez, qui avait pris la suite du père René Mazenod, du pasteur Alain Massini, du rabbin Emmanuel Valency et des autorités civiles, Brice Hortefeux, député européen, Louis Giscard d’Estaing, député-maire, la représentante du préfet, et Annie Geoffroy, présidente de l’association propriétaire de l’ancienne chapelle. La chapelle va-t-elle être réouverte au culte catholique ? Va-t-elle être re-consacrée au seul vrai Dieu ? Y a-t-il d’autres chapelles qui sont actuellement utilisées par les musulmans en France ? En voyant cela,... 
delete
Immigration et dialogue avec l’islam : les belles intentions du Père Roucou
La déclaration finale diffusée par le Père Christophe Roucou, responsable du Service national pour les Relations avec l’Islam (SRI), de la Conférence des évêques de France, au terme d’une rencontre à Tunis, vaut son pesant d’irénisme. Pendant 3 jours, s’est tenue à Tunis une rencontre d’évêques venus de France, d’Espagne et du Maghreb sur l’accueil des migrants et le dialogue islamo-chrétien. Concernant les migrants illégaux, la déclaration rapporte que : les évêques constatent que l’Europe cherche surtout à mettre en œuvre une protection drastique qui ne va pas toujours dans le sens de la justice, et devient souvent source d’exclusion et de discrimination. [...] Ces personnes [les immigrés]sont remarquables, dans leur détresse, par la force humaine et spirituelle qui les pousse à continuer leur transhumance qui hélas se transforme souvent en calvaire. [...] Sur cette délicate question des Migrations, deux attitudes ont du mal à se rejoindre : celle de nombreux politiques qui veulent assurer d’abord et parfois exclusivement la sécurité et la protection de leurs citoyens, malheureusement souvent pour des raisons électoralistes et celle des disciples de l’Evangile, qui, au risque d’être taxés de naïveté, veulent envers et contre tout servir d’abord les personnes et les défendre dans leur dignité, y compris si elles sont clandestines et sans papiers. Ces deux attitudes pourraient se conjuguer si l’argent qui sert à protéger les frontières servait à développer au moins l’indépendance alimentaire des pays d’où partent les migrants et si des moyens étaient mis en ouvre pour assurer une vie digne à tous les citoyens. Il y a plusieurs confusions flagrantes dans ce texte : d’abord la réduction du « disciple de l’Evangile » à un espèce de militant immigrationniste, réclamant plus de moyen pour « accueillir »... 
delete
Le Cardinal Vingt-Trois reconnaît au gouvernement le droit de poser des conditions à l’immigration
Le cardinal André Vingt-Trois a estimé dimanche sur BFM-TV : Nous, nous essayons de vivre une attitude fraternelle et accueillante à l’égard de tous nos frères, le gouvernement et en l’occurence le ministre de l’Intérieur a la charge de l’ordre public et d’un certain équilibre de la société. Que dans cette responsabilité, il veuille poser des conditions, c’est tout a fait légitime, ce qui est en cause, c’est les arguments qui peuvent être mis en avant, et en autre l’argument de la délinquance (…) ou des arguments de protection économique (…) si c’est cet argumentaire là qu’on met en oeuvre, ce n’est pas simplement une décision administrative de l’ordre public, c’est un choix de société, il est normal que des options aussi fondamentales que celle-ci soient débattues démocratiquement en particulier au sein des parlements. Interrogé sur les déclaration du ministre de l’Intérieur Claude Guéant sur « l’accroissement du nombre » de musulmans en France « et un certain nombre de comportements qui posent problème« , le cardinal a répondu: je n’ai pas à me poser des problèmes sur l’accroissement du nombre de musulmans, l’accroissement du nombre des musulmans est lié à des facteurs de migrations de population. nous voyons bien qu’il y a des groupes minoritaires dans la religion musulmane en France qui veulent utiliser ces points de friction pour obtenir une identité médiatique, il ne faut pas les identifier à la religion musulmane. Et pourquoi donc ? Ces groupes qui prient dans la rue sont aussi musulmans que les autres. Ils sont sans doute de meilleurs musulmans que les autres… A propos des processions chrétiennes dans l’espace public, le cardinal a ajouté : on demande les autorisations nécessaires, on les obtient, et quand la procession est... 
delete
Il est essentiel de pouvoir rendre un culte public à Dieu
Dans ce même entretien à Famille chrétienne, Mgr Ravel déclare : Je m’applique à mettre en œuvre ce que dit saint Paul : le royaume de Dieu n’est pas question de nourriture ou de boisson, mais d’un culte vis-à-vis du Seigneur – et ce culte est inséparablement personnel et public. Pour le catholique, il est essentiel de pouvoir rendre un culte public à son Dieu. Le culte personnel au fond du cœur, encore plus essentiel, ne concerne pas l’État. Et le culte catholique a comme spécificité d’avoir besoin d’un autel consacré pour célébrer la messe, et d’un tabernacle pour conserver les saintes espèces. Et voilà pourquoi nous demandons des lieux de culte spécifiques, affectés à ce seul usage. Et quand proposition nous est faite d’avoir des lieux de culte « interreligieux », nous répondons que cela ne nous est pas possible. Le cas s’est produit dans l’assistance publique des hôpitaux de Paris. Deuxième priorité : le culte catholique a besoin de personnes qui lui soient entièrement consacrées et dédiées. Si on nous supprime nos revenus – ce qui a été le cas deux fois en un siècle par l’aliénation totale des biens ecclésiastiques – est-ce qu’il ne revient pas à l’État de soutenir les servants du culte, au-delà de la générosité des simples fidèles ? Ainsi dans l’armée il ne revient pas aux seuls militaires catholiques de payer leurs aumôniers. Troisièmement, nous avons besoin de temps spécifique – le dimanche – pour vivre correctement notre catholicité. Et enfin, le pouvoir politique doit nous permettre de vivre des célébrations qui soient intégralement catholiques.  Read More →
delete
L’Interreligieux est une idole
Mgr Luc Ravel, évêque aux Armées, répond à Famille chrétienne : Je redoute une laïcité ouverte qui se constitue non pas dans un dialogue entre les religions et l’État, mais entre l’État et une nébuleuse qu’on appelle l’Interreligieux. Avec un I majuscule parce que c’est une idole. Comprenez-moi : il est utile d’apprendre à connaître, estimer et respecter tout ce qu’il y a de bon et de beau chez l’autre, ainsi que l’a rappelé Benoît XVI en usant de la formule de saint Thomas d’Aquin, « toute vérité, de quelque bouche qu’elle sorte, vient de l’Esprit Saint ». Mais affirmer que les religions doivent dialoguer, aujourd’hui, c’est enfoncer une porte ouverte. Ce que je dénonce, c’est une approche interreligieuse fausse, qui veut prendre de manière compacte et indifférenciée les religions ensemble, sous couverture du phénomène religieux, sans regarder chaque religion dans sa spécificité concrète. Il y a aujourd’hui une tendance très forte en ce sens. Pour chaque catastrophe ou chaque événement un peu marquant de la vie publique, les religions sont sommées de manifester qu’elles sont d’accord et sont indistinctement source de paix et d’harmonie. De même, je reçois régulièrement des requêtes du commandement pour célébrer des « célébrations œcuméniques » ou des « offices interreligieux ». Ces demandes montrent bien la confusion qui règne. En effet, je ne célèbre pas une liturgie catholique de la même manière que je m’exprime dans une cérémonie patriotique. De la même manière, je suis interpellé par des gens qui me reprochent de célébrer la messe en me disant qu’il n’y en a que pour les catholiques, qu’il aurait fallu inviter le rabbin et l’imam et que je ne suis pas assez œcuménique !  Read More →
delete
Islam « en » France : Mgr Simon se trompe lourdement
Jean-François Chemain répond à la tribune de Mgr Hippolyte Simon, qui soutient l’idée que l’islam puisse trouver par lui-même une place analogue à l’Église catholique “en” France dans le cadre de la laïcité républicaine. Pour l’historien Jean-François Chemain, l’archevêque de Clermont se trompe lourdement : la loi de 1905 est inapplicable à l’islam : Mgr Simon regarde l’islam à travers les lunettes de l’histoire catholique, qui ne sont pas appropriées, tant les histoires des deux religions ne sont pas comparables, ni les fruits qu’elles en ont tiré. L’histoire du catholicisme est une lutte millénaire pour l’autonomie de l’ordre religieux par rapport à l’ordre temporel. Cette exigence d’autonomie est tirée du message évangélique lui-même (« Rendez à césar… », « Mon Royaume n’est pas de ce monde »…). Elle  s’est illustrée par le combat pontifical mené contre les prétentions de nombreux chefs d’État “chrétiens” à être chefs de l’Église chez eux. Dans certains cas, cela a été jusqu’au schisme (Angleterre), dans d’autres jusqu’à la violence (expédition de Charles Quint en 1527, nomination d’anti-papes…). En France on a eu le gallicanisme, variante très atténuée de l’anglicanisme (qui n’est jamais allé jusqu’au schisme !). L’organisation révolutionnaire de la religion, puis le Concordat de 1801, sont dans la lignée du gallicanisme. Cette histoire conflictuelle est celle d’une institution, l’Eglise, qui a imposé la laïcité (et non pas le contraire, comme on le prétend toujours) à des Etats qui ont fini par l’accepter, parce qu’ils sont de culture chrétienne. L’histoire de l’islam n’est pas transposable. Il s’est dès l’origine voulu politique, loi de Dieu à imposer sur terre pour y instaurer un... 
delete
La photo du jour
Mgr Christophe Dufour, évêque d'Aix, à la mosquée d'Istres le 15 mars  Read More →
delete
Journée nationale de Pax Christi autour de la liberté religieuse
Pax Christi – France, Section française (sic) de Pax Christi International existe en France depuis 1945 et est reconnu comme Organisation Non Gouvernementale (ONG) consultative auprès des institutions internationales de l’ONU et de l’Union Européenne. Ce mouvement entend apporter à ses membres une spiritualité de la paix, une formation, des analyses, des méthodes et des objectifs d’action et développer une culture de paix. Pax Christi-France est présidé par Mgr Marc Stenger, évêque de Troyes. « La liberté religieuse, chemin vers la paix« , tel est le thème de la prochaine journée nationale de Pax Christi France qui se tiendra à Paris le 19 mars de 10h à 18h. En cette solennité de Saint-Joseph (ou des accords d’Evian, c’est selon…), sont invités à parler Mgr Georges Gilson, le Père François Bousquet, l’imam bordelais Tareq Oubrou et le Père Christophe Roucou, du Service des Relations avec l’Islam. Ce qui est très étonnant avec ce type de manifestation, c’est de les appeler à chaque fois « liberté religieuse », alors que systématiquement, il s’agit de l’islam. Car, au fond, c’est l’islam qui pose problème. Ce n’est pas le « vivre-ensemble », la tolérance ou je ne sais quoi, mais bien la liberté des chrétiens en pays d’islam. Mal poser le problème c’est courir le risque de ne pas le résoudre  Read More →
delete
Faisons-nous partie de « l’Eglise de France » ou de « l’Eglise en France » ?
Mgr Hippolyte Simon, archevêque de Clermont et vice-président de la Conférence épiscopale, a écrit un article publié dans La Croix du 14 mars 2011 à propos du débat de l’UMP sur la laïcité et l’islam. Extraits : A la suite de l’annonce, par le Président de la République, d’un débat consacré à la laïcité, une expression revient souvent : il faudrait aménager un « Islam de France » et refuser un « Islam en France ». Je n’ai aucune compétence, et évidemment encore moins d’autorité pour parler de l’Islam. Mais je voudrais apporter ici une petite contribution à la réflexion en posant la question d’un point de vue catholique : faisons-nous partie de « l’Eglise de France » ou de « l’Eglise en France » ? La première formule a pour elle toutes les apparences de la simplicité, et presque de l’évidence. Puisque nous sommes des citoyens français, nous formons l’Eglise de France. Et les catholiques allemands sont l’Eglise d’Allemagne, les catholiques italiens l’Eglise d’Italie, etc. Mais sous ces apparences trop simples se cache une erreur… En effet, pour nous catholiques, il n’existe pas « d’Eglises nationales », il n’y a que l’Eglise catholique, présente dans tous les pays du monde, dans la diversité de ses diocèses. C’est pourquoi il n’est pas juste de parler de l’Eglise de France, même si cette expression est courante dans les médias. [...] la loi de 1905 établit, en son article 2, que « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. » Mais il ne faut pas oublier l’article 1, qui stipule : « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes... ». A tous ceux qui disent que la religion ne relève que de « la sphère privée », il convient de faire observer ce premier article de la loi de 1905.... 
delete
Pour Mgr Dubost, les musulmans doivent s’adapter aux lois
Mgr Michel Dubost, évêque d’Evry, a été interrogé lundi concernant le débat sur la laïcité : Les musulmans ont, comme les catholiques, le droit de vivre leur foi comme ils l’entendent, tant que c’est dans le cadre des lois de la République et en particulier on doit leur donner les moyens de pratiquer leur foi. [...] il faut que les musulmans de ce pays acceptent aussi qu’il y ait une séparation et qu’on ne puisse pas revendiquer un certain nombre de choses [...] et je pense par exemple à la séparation des sexes dans les piscines. La seule manière pour une démocratie d’avancer, c’est de vivre la démocratie et de faire d’appliquer la loi pour tous de la même manière, même si cette même manière doit être différenciée selon les gens.  Read More →
delete
Le cardinal Barbarin prononce la chahâda, la profession de foi de l’Islam
A l’occasion d’une conférence prononcée dans la cathédrale de Versailles le 4 janvier 2011, l’archevêque de Lyon, le cardinal Philippe Barbarin, a avoué avoir appris par cœur la chahâda pour la réciter au chevet des musulmans mourants. La chahâda est le premier des cinq piliers de l’Islam. C’est la profession de foi qui permet de reconnaître un musulman : «Il n’est pas d’autre dieu qu’Allah et Mahomet est son prophète». C’est un peu l’équivalent du baptême : il suffit de la prononcer pour être considéré comme un musulman. Et selon la charia, vous ne pouvez plus la renier, sinon vous êtes un apostat. Et dans l’islam, l’apostat mérite la mort. Le cardinal indique qu’intérieurement, il conserve ses convictions catholiques. Mais il laisse entendre qu’il pourrait prodiguer une aide religieuse provenant de l’Islam. Le credo chrétien commence par ces mots : « Je crois en un seul Dieu » et les musulmans déclarent : « Pas d’autre dieu que Dieu ». La formule de la chahada est un rejet de la Sainte Trinité. L’islam est la seule religion au monde dont la profession de foi commence par une négation. Et ce qu’elle nie, c’est la Trinité, le Dieu des chrétiens. Elle dit en réalité : « Pas d’autre divinité qu’Allah. » Les traductions du Coran admises par l’Arabie saoudite ne traduisent jamais le nom d’Allah (alors que ce mot veut pourtant simplement dire « le dieu »), précisément pour montrer qu’Allah ne doit pas être confondu avec le Dieu trinitaire des chrétiens, comme l’explicite le Coran. Si vraiment le musulman est mourant, s’attend-t-il à ce que le catholique l’assistant sache par cœur la chahâda ? De véritables prières à Notre Seigneur et de simples paroles le confiant à la miséricorde d’un Dieu amour ne sont-elles pas des moyens beaucoup plus efficaces ? Ajoutons que les musulmans devenus... 
delete
L’Armée française face à l’islam
Mgr Ravel, évêque du diocèse aux armées, est interrogé par La Nouvelle République à propos du rapport d’un aumônier militaire, très critique à l’égard de la hiérarchie militaire, en raison de son attitude islamophile en Afghanistan : Ce rapport est le ressenti du prêtre, mais j’ai demandé à l’autorité militaire d’enquêter sur la réalité de certains faits qui, soit découlent de directives – et c’est inquiétant -, soit sont de mauvaises interprétations de consignes, et cela mérite d’être corrigé. L’aumônier n’avait pas à être sanctionné, il ne l’a pas été. Et ce n’est pas lui qui a mis son rapport sur Internet ! [...] Ce qui se passe à l’autre bout du monde ne peut pas nous laisser indifférents. Notre intervention en Afghanistan est, en soi, légitime, mais à condition que cela aide à faire mûrir un État stable, libre et respectant les droits de l’homme tant dans ses institutions que dans ses pratiques sociales. La difficulté est, cependant, pour nos soldats, d’avoir le comportement juste : respecter la culture et la religion afghanes sans pour autant se mettre en position d’apostasie, ce qui ne nous ferait pas grandir aux yeux des musulmans. Je peux vous affirmer que la présence de nos aumôniers en Afghanistan est perçue comme un signe positif par bon nombre d’Afghans qui ont plus de respect pour des croyants que pour des gens sans Dieu. [...] Le contexte religieux de nos opérations militaires est nouveau. Après la mort des idéologies totalitaires, s’est réveillé un souci identitaire des religions qui tourne parfois à l’intégrisme, notamment hindou et islamiste. C’est très préoccupant. Nous ne pouvons donc pas faire l’impasse sur ce nouveau contexte religieux et notre société civile française, qui conçoit la laïcité comme une séparation de ce qui est religieux, doit reprendre sa réflexion... 
delete
L’évêque de Nice interdit aux catholiques de participer à un apéro
Samedi, un groupe identitaire niçois voulait organiser un apéro « porchetta-rosé« . La mairie s’oppose à ce rassemblement car le lieu choisi se trouve être la rue où les musulmans s’installent régulièrement sans complexe pour prier. Le but, évidemment provocateur, est d’interpeller l’opinion publique et les politiques sur cet état de fait anormal. Même en Algérie, les prières musulmanes dans la rue sont interdites. Il faut donc souligner que la première provocation vient des musulmans et que ce groupe identitaire réagit à l’incurie des autorités publiques. Car, comme l’AFP l’écrit, il semble que ce quartier de Nice soit devenu un quartier musulman. L’évêque de Nice, Mgr Sankalé, s’est fendu d’un communiqué : Le groupe d’ultra-droite identitaire Nissa Rebela se propose d’organiser un « apéro porchetta rosé » (Nice Matin, 2 mars 2011) au jour dédié à la prière par les croyants musulmans. Quel que soit le jour finalement retenu, il y a là certes un risque manifeste de trouble à l’ordre public, dans un quartier particulièrement sensible de notre ville quant à la recherche d’un exercice harmonieux du Culte musulman. Mais c’est d’abord selon la doctrine de l’Église catholique que nous condamnons sans appel cette honteuse initiative. D’une part, en effet, l’Église recherche « l’unité de tout le genre humain » (Concile Vatican II, Lumen gentium, § 1) et considère tous les facteurs de division comme opposés au projet de Dieu pour l’humanité. D’autre part, elle « réprouve donc, en tant que contraire à l’esprit du Christ, toute discrimination ou vexation opérée envers des hommes en raison de leur race, de leur couleur ou de leur religion » (Concile Vatican II, Nostra Ætate, § 5). Précisons que, en la matière, ce sont non seulement les Musulmans mais aussi les Juifs qui sont ici sujets à discrimination et vexation. Aussi,... 
delete
Les musulmans ne savent pas ce que jeûne signifie
N’en déplaise à Mgr Dubost, évêque d’Evry, qui écrit, à l’approche du Carême : Le jeûne… Et, dans notre diocèse, comment ne pas regarder les musulmans qui savent ce que jeûne veut dire… Et qui marquent ainsi, dans leur chair la place que Dieu doit occuper dans la vie ? Il est dommage pour un évêque catholique d’écrire n’importe quoi : le ramadan est sans aucun doute la période durant laquelle les musulmans mangent le plus ! Et oui : s’ils s’abstiennent de manger et de boire durant toute la journée (ce qui n’est pas forcément facile, surtout l’été, quand les jours sont longs), il n’y a plus de limite lorsque la nuit est venue. Et d’ailleurs, ils en profitent allègrement pour festoyer abondamment, provoquant par là un véritable « ramdam » ou « ramadan » ! Bien au contraire, le jeûne du Carême est un exercice de 40 jours. Le chrétien ne mange pas rien, mais il se prive volontairement du superflu, voire plus, notamment le mercredi des Cendres et le Vendredi Saint. Il faut rappeler, contrairement à une idée en vogue, y compris parmi nos évêques, que le carême n’est pas le ramadan des chrétiens !  Read More →

« Précédent