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Les Eglises d’Orient nous enseignent la fidélité dans l’adversité
Toujours dans son entretien à La Croix, le Cardinal Vingt-Trois ajoute : A votre avis, qu’est-ce que les Eglises latines peuvent apprendre des Eglises orientales ? D’abord, que la fidélité n’est pas donnée. Elle se construit. Ces Eglises ont construit leur fidélité dans des conditions d’adversité. Elles n’ont pas été fidèles au Christ par hasard, en raison de leur lieu de naissance. C’est bien différent de certains aspects routiniers et moutonniers des chrétiens d’Occident. Lorsque les Orientaux parlent de martyre, ils pensent à leurs martyrs. Ils n’ont ni renoncé, ni désespéré. C’est leur manière d’exprimer le prix de la foi, de la fidélité au Christ. Ils existent, ils vivent une communion dans la diversité liturgique, pastorale, politique. Ils se reconnaissent dans la primauté du pape. Pour nous latins, c’est une expérience de la diversité vécue dans la sérénité.  Read More →
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Le Cal Honoré et l’oecuménisme du Cal Newman
Le cardinal Jean Honoré, archevêque émérite de Tours, est l’un des grands spécialistes de John Henry Newman, qui sera béatifié ce week-end. Il est interrogé dans Famille chrétienne. Extraits : « Le fondement même de l’anglicanisme, c’est la tolérance, ce qu’on appelle la comprehensivness. À mesure qu’il pénétrait l’Évangile, les Pères de l’Église, mais aussi les théologiens du XVIe siècle désireux de maintenir la tradition catholique au sein de l’anglicanisme, Newman ne pouvait pas se satisfaire du statut ambigu de la religion anglicane. Celle-ci est faite de tradition catholique et pénétrée de ce qu’on appelle le libre-examen, c’est-à-dire la liberté pour chacun de choisir sa religion : la prière, la liturgie, les sacrements et surtout la doctrine. Newman a toujours été perplexe devant cette sorte de liberté qui permettait de juger et de choisir l’héritage spirituel du Christ. À partir de là, il a cherché quelle était l’Église qui répondait à ce besoin absolu de vérité et il est allé jusqu’au bout en choisissant l’Église catholique. Finalement, c’est son cheminement intellectuel et son honnêteté spirituelle qui l’ont conduit de l’Église anglicane à l’Église catholique ? Exactement. L’honnêteté et la recherche intégrale de ce que le Christ a voulu. Vous prétendez que Newman n’a pas été le précurseur de l’œcuménisme, mais qu’il en a été le prophète… Oui, il est prophète en ce sens qu’il a posé les conditions du dialogue œcuménique : la vérité des convictions personnelles, l’ouverture à l’autre, et la capacité d’écoute. Il ne croit pas à la conversion en bloc. La conversion, à ses yeux, est une chose trop mystérieuse, trop personnelle, trop exigeante pour être soumise à la contrainte. Je suis en train de lire la correspondance de Newman, qui comprend trente-deux volumes. Ce qui est extraordinaire, c’est le nombre de personnes qui...