Posté par Maximilien Bernard dans Rôle des laïcs le 06/05/11
Une femme prêtre dans le diocèse de Nice ?
Comme on le sait, il est de plus en plus difficile de nommer des aumôniers prêtres dans les établissements hospitaliers. Des laïcs, hommes et femmes, dont un certain nombre de religieuses, remplissent désormais ce rôle, consistant essentiellement pour eux à visiter les malades qui, par eux-mêmes ou par leurs familles, demandent les services de l’aumônerie catholique, et à faire avec eux quelques prières. Ces aumôniers laïcs leur apportent aussi la communion s’ils le désirent. Souvent ils animent les cérémonies d’obsèques qui se déroulent dans la salle polyvalente ou dans la chapelle ajointe à la morgue de l’hôpital.
Parfois cependant, mais c’est de moins en moins souvent possible, un prêtre désigné par l’évêque « couvre » un ensemble d’établissements hospitaliers, et est appelé par ces aumôniers laïcs lorsqu’un malade demande par exemple à se confesser ou à recevoir le sacrement des malades.
Car dans les hôpitaux, tout naturellement, de nombreux grands malades sont disposés à recevoir le sacrement propre qui correspond à leur état, et qu’on nommait jadis l’extrême-onction, conféré par l’onction d’huile sainte dite « Huile des malades », consacrée par l’évêque le Jeudi Saint. Ce sacrement est destiné à fortifier l’âme de celui qui le reçoit, en remettant ses péchés s’il en reste à expier (Jc 5, 15). Sans aucun doute possible, la doctrine de l’Église enseigne que seul le prêtre peut administrer ce sacrement de miséricorde : « Le ministre de ce sacrement est le prêtre », enseigne le concile de Florence ; « Si quelqu’un dit que le ministre propre de l’extrême-onction n’est pas le prêtre seul, qu’il soit anathème », ajoute le concile de Trente.
Or aujourd’hui, un certain nombre d’aumôniers laïques s’arrogent le droit de le conférer. De manière totalement invalide, bien sûr. En langage canonique, on dit qu’ils « attentent » le sacrement.
Ici et là,...















