delete
Une femme prêtre dans le diocèse de Nice ?
Comme on le sait, il est de plus en plus difficile de nommer des aumôniers prêtres dans les établissements hospitaliers. Des laïcs, hommes et femmes, dont un certain nombre de religieuses, remplissent désormais ce rôle, consistant essentiellement pour eux à visiter les malades qui, par eux-mêmes ou par leurs familles, demandent les services de l’aumônerie catholique, et à faire avec eux quelques prières. Ces aumôniers laïcs leur apportent aussi la communion s’ils le désirent. Souvent ils animent les cérémonies d’obsèques qui se déroulent dans la salle polyvalente ou dans la chapelle ajointe à la morgue de l’hôpital. Parfois cependant, mais c’est de moins en moins souvent possible, un prêtre désigné par l’évêque « couvre » un ensemble d’établissements hospitaliers, et est appelé par ces aumôniers laïcs lorsqu’un malade demande par exemple à se confesser ou à recevoir le sacrement des malades. Car dans les hôpitaux, tout naturellement, de nombreux grands malades sont disposés à recevoir le sacrement propre qui correspond à leur état, et qu’on nommait jadis l’extrême-onction, conféré par l’onction d’huile sainte dite « Huile des malades », consacrée par l’évêque le Jeudi Saint. Ce sacrement est destiné à fortifier l’âme de celui qui le reçoit, en remettant ses péchés s’il en reste à expier (Jc 5, 15). Sans aucun doute possible, la doctrine de l’Église enseigne que seul le prêtre peut administrer ce sacrement de miséricorde : « Le ministre de ce sacrement est le prêtre », enseigne le concile de Florence ; « Si quelqu’un dit que le ministre propre de l’extrême-onction n’est pas le prêtre seul, qu’il soit anathème », ajoute le concile de Trente. Or aujourd’hui, un certain nombre d’aumôniers laïques s’arrogent le droit de le conférer. De manière totalement invalide, bien sûr. En langage canonique, on dit qu’ils « attentent » le sacrement. Ici et là,... 
delete
Réformer le processus de nomination épiscopale en France
Constatant le changement dans la continuité dans les nominations épiscopales, Denis Crouan propose de réformer le système (quasiment verrouillé) de nomination des évêques : pourquoi ne pas remettre en cause la « terna » et son mode de fonctionnement? Pourquoi laisser perdurer un système dans lequel ceux qui devraient donner un avis autorisé sur tel candidat à l’épiscopat ne font que se plier au consensus mou qui règne au sein de la conférence épiscopale (consensus dénoncé par Mgr Gaidon) pour donner des noms de prêtres insignifiants que le nonce sera chargé de transmettre à Rome? Chacun peut voir que là où oeuvre un évêque qui tranche sur ses confrères, qui est convaincu et engagé à fond dans la réforme des vieilles habitudes et structures héritées de 68, les bienfaits ne tardent pas à voir le jour: retour de la liturgie, du catéchisme, des vocations sacerdotales et religieuses (lesquelles n’ont jamais cessé d’exister mais ont été étouffées par le système que nous dénonçons)… C’est la meilleure preuve que nous devons intervenir pour obtenir de tels pasteurs. Auprès de qui? Mais du Pape, auquel nous devons demander de nous donner des évêques capables de dénoncer l’erreur et d’encourager le bien… toujours avec grande patience et avec le souci d’instruire.  Read More →
delete
L’autorité épiscopale : jusqu’où ?
Les sixièmes Entretiens de Valpré, qui se tiendront le lundi 4 octobre près de Lyon, porteront sur le thème : « Autorité, obéissance. Jusqu’où ?« . Un thème qui intéresse Perepiscopus… Ils réuniront, autour du cardinal Philippe Barbarin, plusieurs centaines de décideurs et spécialistes du monde l’entreprise. Pierre de Charentenay, jésuite, rédacteur en chef de la revue Etudes évoque l’autorité dans l’Eglise : [Dans l'Eglise] la hiérarchie est fondée sur un argument théologique fort. Depuis l’Evangile est donné à quelques-uns un pouvoir d’autorité de lier et délier : «Tu es Pierre, et sur cette pierre, je bâtirai mon Eglise...» (Matthieu 16, 18-19). Mais cette capacité est au service de la communauté. Elle n’est en aucun cas au service des désirs d’un responsable sur son peuple ; ce qui n’est pas toujours appliqué aujourd’hui. Or on ne peut pas séparer l’autorité de l’Eglise de sa justification qui doit être d’abord ce service, à l’image du Pasteur qui mène son troupeau. Il faut savoir que beaucoup d’Eglises nous envient la papauté. Le pape est une figure d’unité très forte. Son autorité est nécessaire pour l’unité de l’Eglise. C’est même un avantage considérable, un point extrêmement positif qui explique l’effort très sensible de Benoît XVI vis à vis de la réintégration des quatre évêques intégristes car il ne veut pas qu’un nouveau schisme s’installe. [...] L’obéissance dans l’Eglise n’est pas un rapport de dépendance à l’autorité mais une obéissance responsable, intelligente, ouverte à l’Esprit. Et l’Esprit Saint n’est pas simplement dans la tête des responsables ! Il parle à l’ensemble de la communauté. Le concile Vatican II a rappelé que les laïcs ont non seulement leur place dans l’Eglise,...